‹ Atlas manuel des maladies des dents et de la boucheChapitre 65 sur 99 · GUTTA-PERCHA · texte numérisé non relu

GUTTA-PERCHA

fragments, préalablenïént ramollis à la chaleur et on foule au moyen d’un fouloir arrondi jusqu’à ce que la cavité soit remplie. S’il y a excès on l’enlève avec une spatule chaufFée qui étend la masse vers les bords et rejette le trop plein. Plusieurs praticiens cherchent à obtenir une surface plus dense et plus unie par des badigeonnages avec un tampon imbibé de chloroforme ; je suis de l’avis de Miller qui estime que cela rend la surface rugueuse et plus facilement attaquable.

La gutta convient surtout aux obturations qui s’étendent au-dessous de la gencive. En ce cas, on comprime fortement dans la cavité la gutta chaufFée au préalable et on la laisse en place pendant deux à trois semaines. Elle exerce ainsi une pression constante sur les parties molles et comprime les vaisseaux; si on enlève alors cette obturation, on voit que les abords de la cavité ainsi qu’ellemême peuvent être plus facilement desséchés, ce qui permet d’exécuter avec succès une obturation à la gutta, même profondément sous la gencive.

Il serait très important, d’aprèsStorer How, denechauffer la gutta ni plus ni moins qu’il est nécessaire pour pouvoirlatravailler.il a construit dans ce but un petit appareil permettant de développer exactement des températures allant de 50 à 110° ; il emploie pour cela la stéatite qui abandonne lentement sa chaleur.

MALADIES DE LA PULPE

C’est tout particulièrement à Arkœvy que revient le mérite d’avoir étudié et classé les maladies de la pulpe (Diagnostic des affections dentaires). Il nous servira ae guide dans l’étude succincte que nous allons faire de ce sujet.

Les maladies de la pulpe sont en général secondaires à une carie; elles proviennent aussi, mais plus rarement, d’une infection sanguine ou d’un traumatisme (fracture d’une couronne ou blessure de la pulpe par un instrument dentaire par exemple).

On peut voir, par la formation de dentine secondaire, ainsi que je l’ai représenté sur la figure 141, combien

MALADIES DE LA PULPE

Fig. 141. — Formation de dentine secondaire; a , dentine;ô, émail; c, cavité pulpaire;rf, carie superficielle de l'émail; e, dentine secondaire.

MALADIES DE LA PULPE

une carie même superficielle influe sur la pulpe. Quoique certains auteurs considèrent la formation de dentine secondaire comme un phénomène physiologique, il n’est pas niable qu’elle ne résulte également, de phénomènes pathologiques et qu’elle ne soit par conséquent de nature pathologique. C’est ce qui m'engage à mentionner ici ce symptôme, sur lequel je ne reviendrai pas. Les lacunes cunéiformes et les abrasions peuvent également donner lieu à la formation de dentine secondaire, voire même à de la pulpite. La pulpite se déclare quand la dentine secondaire se développe lentement et n’oppose pas, une résistance suffisante. Les concrétions que l’on trouve assez fréquemment dans la pulpe de dents intactes ne donnent lieu qu’à très peu ,de symptômes; elles peuvent cependant provoquer parfois des troubles de circulation qui ne sont pas sans inconvénients pour la pulpe. L’atrophie précoce du maxillaire et la pyorrhée alvéolaire, en amenant la dénudation des racines, donnent lieu à des pulpites « ascendantes ». En dehors de ces infections résultant de causes locales, il en est encore dont l’étiologie remonte à des maladies générales (Troubles nerveux, goutte et rhumatisme, etc.).

Les symptômes subjectifs d’une pulpite se manifestent au début sous forme d’une sensibilité excessive aux changements de température ; ce sont particulièrement les boissons froides ou chaudes qui donnent lieu à des douleurs, de même les aliments acides ou sucrés, c’est-à-dire irritant chimiquement. De plus les irritations mécaniques (aliments durs pénétrant dans la cavité, attouchements avec la sonde), provoquent également des sensations douloureuses. Par contre la dent atteinte n’est en général pas sensible à la percussion, ce qui permet de différencier les inflammations de la pulpe ae celles du périoste.

Les souffrances qui, au début, ne duraientque quelques minutes, persistent à la longue pendant des heures et des jours. La douleur s’irradie dans les environs, prend la forme névralgique, et le malade ne peut plus comme au début la localiser sur une dent isolée, mais il la sent dans toutes les dents d’un maxillaire, quelquefois même dans celles de la mâchoire opposée.

Les formes décrites par Arkœvy et Rothmann, d’après leur classification histo-pathologique, sont :

MALADIES DE LA PULPE

4° L 'hyperémie de la pulpe.

2° La pulpite aiguë superficielle.

3° La pulpite aiguë partielle.

4° La pulpite aiguë totale.

5° La pulpite aiguë partielle purulente.

6° La pulpite aiguë traumatique.

7° La pulpite chronique parenchymateuse.

8° La pulpite chronique totale purulente.

9° La pulpite chronique hypertrophique gra-l nulomateuse. - f Formes

10“ La pulpite chronique hypertrophique sar-) chrocomateuse. ( niques.

Il» La pulpite gangréneuse. \

12° La pulpite idiopathique ou concrèmen-\ titielle. ^ /

Formes

aiguës.

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