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ET 6. PULPITE AIGUE, PARTIELLE, TOTALE OU TRAUMATIQUE

S’il arrive, par carie progressive ou par traumatisme, que la pulpe soit mise à nu (voir planche XXV, fig.6) en un

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point quelconque (carie perforante), les symptômes de l’inflammation ne tardent pas à éclater ; la rougeur est particulièrement visible et v. Metnitz a même observé une tuméfaction faisant hernie vers, la partie pei-forée.

Les douleurs dans la pulpite partielle sont plus ou moins fortes ; elles éclatent à intervalles rapprochés, et cela soit spontanément, soit par suite d’un contact (sonde ou aliments), ou de l’ingestion de boissons froides. Le malade indique exactement la dent douloureuse, car il n’y a pas encore d’irradiations. La percussion n’est pas douloureuse, le périoste n’étant pas enflammé.

Au bout de peu de temps, l’inflammation se généralise à toute la pulpe, donnant ainsi lieu à de la pulpite aiguë totale que l’on diagnostique d’après les symptômes subjectifs et objectifs suivants : les douleurs deviennent plus fréquentes et s’irradient de telle façon que le malade les localise dans tout le maxillaire, voir même dans le maxillaire opposé ; l’irrigation d’eau froide ou chaude donne lieu à de fortes douleurs, ainsi que tout attouchement de la pulpe, si léger soit-il. La plupart du temps, il y a périostite secondaire, aussi la dent est-elle douloureuse à la percussion et pendant la mastication.

Anatomopathologiquement la pulpi te partielle ÇP1. XXV, fig. 3) présente une rougeur dans la zone avoisinant la perforation. Par suite delà gêne de la circulation, les vaisseaux qui pénètrent dans le canal radiculaire s’élargissent également, ce qui cause aussi de la rougeur en cette ré-* gion ; le reste du tissu pulpaire semble provisoirement

Planche XXV, fig. l. — Prémolaire avec pulpe saine normale.

Fig. 2. — Molaire atteinte de pulpite aiguë superficielle sans ouverture de la cavité pulpaire, la pulpe est enflammée en regard d’une carie superficielle.

Fig. 3. — Incisive atteinte de pulpite aiguë partielle. La pulpe est enflammée d’une façon circonscrite autour de la perforation de la chambre pulpaire.

Fig. 4. — Molaire atteinte de pulpite aiguë totale, la pulpe entière est enflammée.

Fig. 5. — Prémolaire atteinte de pulpite partielle purulente. La pulpe coronaire est en partie suppurée eL présente une coloration jaune.

Fig. 6. — Molaire atteinte de pulpite traumatique; la pulpe a été mise à nu par fracture de la couronne, elle est enflammée.

Ta b. 2.1.

Fig.l. Fig. 2. Fïg.<3.

Fig. G.

Fig. 4-,

Fig. S.

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-normal. Lors de cette inflammation il y a diapédèse de globules blancs et rouges ; des masses de cellules mono et polynucléaires prennent de plus en plus la place des cellules pulpaires, des vaisseaux et des nerfs, infiltrant la pulpe jusqu’à former un abcès. Les vaisseaux sanguins sont dijatés ; en plusieurs endroits il y a de la stase et il peut même se former des foyers nécrotiques circonscrits (PL XXVIII). La pulpite aiguë totale (PL XXV, fig. 4) montre la même disposition, généralisée à la totalité de la pulpe.

Pour ce qui est du traitement, il faut envisager que la pulpe ne petit plus être sauvée; c’est pourquoi il faut la cautériser avec de l’acide arsénieux et l'extirper. Dans les dents à plusieurs racines, l’amputation de la pulpe de la couronne est indiquée.

5 ET 8 - PULPITE AIGUE PARTIELLE PURULENTE ET PULPITE CHRONIQUE PURULENTE TOTALE

(PL XXV, fig. S et pl, XXVI, fig. 4). I

La pulpite purulente peut se produire consécutivement à une pulpite aiguë partielle, c’est-à-dire en cas de dénudation de la pulpe. Elle amène rapidement des pertes de substances, d ! oùlenom de pulpite aiguë ulcéreuse qui lui conviendrait mieux. En pareil cas, la suppuration, au bout d’un certain temps, gagne la totalité de la pulpe et donne alors lieu à de la pulpite purulente totale chronique. La forme suppurative proprement dite se manifeste cependant surtout dans le cas de cavité pulpaire fermée et particulièrement dans le cas d’obturation métallique de grande dimension (voir pl. XXVII, fig. 2).

Par suite de la présence et de la pression du pus, ces dents présentent des douleurs totalement différentes de celles des affections non supputées. Les souffrances ne sont pas soudaines, mais débutent discrètement pouraugmenter peu à peu ; elles sont généralement sourdes, rongeantes ou présentent des battements. L’eau froide ne donne une sensation douloureuse qu’au début, plus tard l’eau chaude seule est encore douloureuse. L’ouverture de la cavité pulpaire, faite avec précaution, n’est pas douloureuse; elle donne lieu à un léger écoulement de pus; ce n’est que quelques secondes plus tard que les malades

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accusent de nouveau de la douleur au niveau de la dent.

Le traitement est le même que pour la pulpite partielle ou totale ; la seule différence consiste en ce qu’il faut débarrasser la surface de la pulpe du pus qu’elle contient avant d’introduire l’arsenic ; autrement la pulpe serait moins vite dévitalisée et l’action du médicament serait plus douloureuse. L’amputation de la pulpe ne convient guère à la pulpite suppurée totale.

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