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ANATOMIE PATHOLOGIQUE DE LA PULPE

son équilibre. Ces troubles de l’équilibre sanguin se manifestent également dans les inflammations des autres organes, mais ils sont plus ou moins compensés par la circulation collatérale. Le manque absolu d’anastomoses, pourtant nécessaires à ces vaisseaux étroits, inclus dans des canalicules rigides, explique suffisamment ce remarquable manque de résistance de la pulpe.

En dehors des rares cas de tumeurs, il se produit dans la pulpe des dégénérescences, du type de celles que l’anatomie pathologique qualifie de troubles nutritifs régressifs. J’ai représenté :

1) Planche XXVIII, une coupe longitudinale d'une pulpe chroniquementenflammée colorée à l’hématoxylineéosine, sur laquelle on peut observer une nécrose circonscrite. Le tissu pulpaire est par places infiltré de petites cellules ; les vaisseauxsanguins sont dilatés et leur lumière est en partie obstruée par des coagula. Les parties nécrosées sont de consistance molle et rappellent, parleur apparence ferme, les foyers caséifiés des végétations tuberculeuses du tissu cellulaire. Il s’est formé là un foyer de caséification qui aurait envahi toute la pulpe si l’on n’était intervenu par une amputation.

2) La planche XXIX montre une pulpe chroniquement enflammée, avec dilatation vasculaire énorme, grâce à laquelle on aperçoit une foule de vaisseaux ordinairement invisibles coupés en traversée qui donne l’impression de vaisseaux néoformés. Au voisinage de ces vaisseaux, les, tissus sont notablement infiltrés. Le fait qu’on rencontre des vaisseaux dilatés en des régions normales de la pulpe peut être considéré comme une preuve du retentissement des troubles circulatoires locaux sur la circulation générale de la pulpe.

3) La planche XXX nous présente un abcès consécutif à une pulpite purulente totale. La cavité proprement dite de l’abcès, qui contient encore quelques corpuscules du. pus, ne possède pas de limites précises et se continue avec la cavité résultant de la disparition d’une grande partie de la pulpe; la destruction se propage de même le long des parois.

4) La planche XXXI montre sous un fort grossissement une coupe fixée au formol picrique et colorée à l’hématoxyline éosine. Le tissu pulpaire est normal ; il est simplement parsemé de cellules jaunâtres avec noyaux pariétaux.

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Il s'agit de dégénérescence graisseuse, les cellules étant semblables à celle que l’on trouve dans le cœur dansles cas de dégénérescence graisseuse de cet organe. La préparation provenait d’un individu jeune, la pulpe n’était pas enflammée mais fut extraite pour d’autres raisons. Ce fut donc par hasard que l’on fit cette coupe.

5) La planche XXXII montre un bel exemple à’atrophie réticulaire produite par dégénérescence hydrophiqUe du tissu pulpaire. On voit encore par places les membranes dilatées et à cellules remplies de liquide et dont les noyaux sont rejetés vers la paroi. Plusieurs de ces cellules se fusionnent ensemble, formant des vacuoles. Cette dégénérescence hydropique est étendue au-dessus de la partie radiculaire et communique à la pulpe un aspect mousseux. La pulpe de la couronne, non figurée ici, était enflammée.

6) J’ai reproduit dans la planche XXXIII deux grosses concrétions calcaires, ayant refoulé presque toute la pulpe. Ces corpuscules calcaires ovales et imbriqués comme des

Planche XXVIII. — Pulpite aiguë partielle. — a, tissu pulpaire normal ; b, vaisseau sanguin dilaté ; c, vaisseau rempli de coagula ; d, infiltration de petites cellules ; e, foyer circonscrit de nécrose. — Coupe longitudinale, hématoxyline, éosine.

Planche XXIX. — Pulpite chronique — a, tissu pulpaire normal ; b, vaisseau sanguin dilaté ; c, infiltrations de leucocytes. Coupe longitudinale, hématoxyline, éosine.

Planche XXX. — Abcès de la pulpe — a, pulpe normale ; b, couche d’odontoblastes ; c, cavité de l'abcès. Coupe longitudinale, Carmin.

Planche XXXI. — Dégénérescence graisseuse ; a, pulpe normale ; b, vaisseau sanguin coupé en travers rempli de corpuscules rouges ; c, cellules graisseuses avec noyaux reportés à la périphérie. — Coupe longitudinale ; fort grossissement; formol picrique ; hématoxyline, éosine.

Planche XXXII. — Atrophie réticulaire résultant d’une dégénérescence hydropique des éléments delà pulpe: a , pulpe normale ; b, couche d’odontoblastes ; c, cellules en état de dégénérescence hydropique possédant encore quelques noyaux pariétaux.

Tab.2S.

l'ab.30-

Tab.âJ.

Tab.32.

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