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MALADIES DE LA MEMBRANE PÉRI-RADICULA1RE

des corps étrangers septiques quelconques : elle est circonscrite ou diffuse.

L’affection est très sérieuse et donne lieu à des symptômes alarmants tels que de la fièvre, des frissons et de l’œdème ; l’attouchement le plus léger occasionne de vives douleurs.

6. L’abcès apical consiste en une petite tumeur molle, rouge ou jaunâtre attenant à la pointe de la racine.

L’incision montre qu’il ne s’agit que d’une petite poche mince, remplie de pus: pour moi, il n’est pas certain qu’il ne s’agisse pas là simplement d’un granulome suppuré de la racine.

Ces abcès sont le plus souvent consécutifs à la gangrène de la pulpe. En dehors de la pointe de la racine et de son entourage immédiat, leur siège de prédilection est encore la surface de partage entre deux racines, dans les dents polyradiculaires (abcès inter-radiculaire ) (planche XL,

La périodontite toxique se manifeste surtout dans l’intoxication hydrargyrique ou phosphorique ainsique dans l’intoxication par l’arsenic ; dans ce cas, le périoste est enflammé et se mortifie sur une étendue plus ou moins grande ; il peut même se produire de la nécrose osseuse partielle, comme le montre la fig. 1, de la planche XLIV, d’où nécessité de bien obturer les pansements arsénieux.

IL Périodontite chronique

1. La périodontite apicale chronique est causée par des pulpites chroniques ; elle consiste en un épaississement du périoste dans le fond de l’alvéole.

2. Dans la périodontite chronique diffuse, aggravation de la forme précédente, le périoste est fortement hypertrophié et peut prendre un aspect aussi accusé que le représente la fig. 2 de la planche XL.

3. Dans la périodontite chronique purulenteie périoste se détruit complètement après un temps assez long de suppuration. Ces dents ne provoquent que peu de douleurs ; la gencive ne leur adhère que mollement et laisse sourdre du pus à la moindre pression (planche XXXIX, fig. 6).

4. La périodontite granulomateuse chronique. Les granulomes de la racine, parmi lesquels on peut d’ailleurs compter toutes les hyperplasies de la racine, consistent.

PÉRIODONTITES

comme leur nom l’indique, en un tissu de granulations ; ce tissu peut contenir une quantité plus ou moins grande de cellules épithéliales, aussi varie-t-il beaucoup de consistance. Comme ces petites tumeurs ont une tendance à devenir kystiques, et qu’elles nécessitent alors une intervention chirurgicale, je les ai décrites dans le chapitre consacré aux kystes radiculaires, page 126.

5. La nécrose apicale et la nécrose totale (pl. XL, fig. 3 et 4) ne sont plus, à proprement parler, des périodontites mais une complication de ces dernières. Il s’agit d’une mortification des cellules du cément à la suite de périodontite suppurée prolongée ou de modifications séniles. On reconnaît cette affection sur des dents extraites à la coloration des racines allant du gris clair au noir. Dans le stade de début, la surface est encore lisse ; elle devient rugueuse par la suite, soit à cause d’un processus de résorption, soit par érosions dues à la suppuration.

Les dents qui possèdent des nécroses radiculaires sont difficiles à guérir, l’organisme considérant alorsle cément mortifié comme un corps étranger et cherchantàl’éliminer.

Complications des périodontites.

Les périodontites étant causées par une irritation septique, elles durent autant que persiste la cause, et ne guérissent point spontanément. Les symptômes subjectifs peuvent cependant s’amender, mais cela signifieseulement que l’affection aiguë passe à l’état chronique.

Assez souvent on peut constater une hypertrophie de l’os voisin, ce qui démontre la part que prend au processus morbide la moelle osseuse et le tissu osseux luimême. En plus de ce symptôme purement local, il y a du gonflement des parties molles avoisinantes, telles que les lèvres ét les joues ; dans certains cas, il peut même survenir des manifestations œdémateuses d’un degré tel que la vie du malade peut être mise en danger. Les gan-

f lions péri-maxillaires, ceux du cou et de la joue sont orinairement enflammés.

Planche XLI, fig. il — Fistule.

Fig. 2. — Pyorrhée alvéolaire. La gencive est. décollée et on peut voir du pus dans la poche ainsi formée ; à la racine adhèrent des concrétions foncées et l’os voisin est en voie de destruction. '

Fig.l.

lith. Anst si? Reichhold. Münrhen.

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