‹ Atlas manuel des maladies externes de l'oeil [electronic resource]Chapitre 57 sur 78 · II. — Blessures de l'iris · texte numérisé non relu

II. — Blessures de l'iris

A la suite de violents traumatismes sur l'œil, on observe de temps à autre des blessures perforantes. Nous signalerons les fentes du bord pupillaire, les fissures du sphincter, qui donnent non seulement à la pupille une forme irrégulière, mais de plus la paralysent totalement ou partiellement : il s'ensuit une mydriase traumatique, qui du reste peut survenir par le simple écrasement des nerfs iriens. L'iris peut encore se détacher sur une étendue variable de son insertion ciliaire, ce qu'on appelle iridodialyse. On remarque alors à la périphérie de la chambre antérieure une brèche noire, de la forme d'un croissant, et le bord pupillaire dans la partie qui l'avoisine n'est pas rond, maisrectiligne et privé de réaction. Il peut aussise produire, surtout dans lesruptures sclérales, une suppression totale ou partielle de l'iris: c'est Viridéré-

mie ou Yaniridie traumatiques. Dans ces cas, l'iris peut (Pl. XXXIV, b) être aussi renversé en arrière. Dans toutes ces blessures iriennes, [des corps étrangers], un épanchement de sang dans la chambre antérieure et le déplacement du cristallin sont des éventualités possibles.

[L1iris peut en effet être entièrement arraché et expulsé, tout en laissant, comme dans un de nos cas, un cristallin transparent, une acuité égale à 1/4, et pas d'éblouissement. A. T.]

IIÏ. — Tumeurs de l'iris et du corps ciliaire.

Les kystes iriens sont bénins, d'une manière générale, malgré les difficultés de leur extraction : ils sont ordinairement le résultat d'une blessure pénétrante de la chambre antérieure. Ils peuvent entraîner la cécité par un processus glaucomateux, et doivent être enlevés au moment opportun.

[On ne les confondra, ni avec le cristallin déplacé, ni avec un parasite de la chambre antérieure. A. T.]

Le sarcome, essentiellement malin, atteint de temps à autre l'iris et le corps ciliaire : il est généralement pigmenté, gris brunâtre, brun ou même noir. Il se développe quelquefois dans l'iris aux dépens des taches pigmentées qui y existent depuis longtemps, et finit par former un nodule assez volumineux (Pl. XXX, a), qui, si on l'abandonne à lui-même, prolifère bientôt au dehors. Le sarcome du corps ciliaire peut se développer pendant longtemps sans être remarqué, jusqu'au moment où il apparaît à la périphérie de la chambre antérieure. Seuls les petits sarcomes iriens peuvent être extirpés isolément ; à cause du danger qu'ils constituent pour la vie, l'énucléation du globe est indispensable pour de plus gros sarcomes ou pour ceux qui se développent dans le corps ciliaire .

Nous avons déjà parlé avec l'iritis des néoplasies tuberculeuses (p. 217).

[On peut voir aussi des lépromes et des lymphomes, enfin des angiomes de l'iris. A. T.]

Page 1