‹ Atlas manuel des maladies externes de l'oeilChapitre 25 sur 79 · Déformations et déviations palpébrales · texte numérisé non relu

Déformations et déviations palpébrales

Parmi les anomalies congénitales des paupières, il nous faut signaler la ptose congénitale , c’est-à-dire la chute des paupières supérieures par paralysie ou développement insuffisant du releveur. La paralysie acquise survient généralement d’un seul côté, en particulier souvent à un faible degré, à la suite d’une paralysie unilatérale du grand sympathique , qui rétrécit la pupille du même côté et se manifeste souvent aussi par une réplétion inégale des vaisseaux de chaque moitié du visage. La ptose est alors produite par la paralysie du muscle lisse de Müller, qui élève la paupière en s’unissant au releveur. palpébral. Si la ptose reconnaît aussi pour cause la paralysie de l’oculo-moteur (et par suite du releveur palpébral), elle est plus accentuée, et la pupille du même côté est ordinairement plus dilatée.

Une autre variété d’anomalies congénitales des paupières est l’épicanthus (PL III et IX), repli cutané arqué qui entoure l’angle interne de l’œil et le recouvre en partie. Ce repli est habituel dans la race mongole et chez beaucoup de nouveau-nés de la race caucasique : chez ces derniers il disparaît par le développement du dos du nez, en sorte que ce n’est que chez les adultes

Planche VIII. — Blépharochalasis.

Le sujet, âgé de trente et un ans, est un jeune homme d’ailleurs très bien portant, sans sucre ni albumine dans ses urines, et se plaignant depuis onze ans de son affection oculaire, qui le défigure, surtout à cause de la rougeur de l’enflure palpébrale. On voit sur la peau rougie les veines dilatées. Comme dans Je cas suivant (PI. IX), il y a un épicanthus, de sorte que le sillon cutané de la paupière supérieure se cache derrière l’épicanthus, plus nettement du côté droit que du côté gauche. Le traitement opératoire donna un très bon résultat. L'excision comprit seulement une étroite bande de peau et d’orbiculaire, puis le bord inférieur de la plaie fut solidement uni par huit points de suture au bord supérieur du tarse.

Tab.

Page 1