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sérieux et surtout le fait de ne pas méconnaître la présence d’une membrane obstruant l’œsophage, car ce cas seul est d’un bon pronostic.
111, — Absence de la partie moyenne de l'œsophage avec fistule du segment inférieur (cas le plus fréquent)
PÉRIER Ch., dans un article sur les anomalies de l’æœsophage à la Société de Chirurgie du 3 décembre 1873 rapporte cette observation.
Chez un enfant à lerme qui vomissail ce qu’il prenail, le cathétérisme montra une oblitération de l’œsophage siégeant à 12 centimètres du bord gingival supérieur. L’enfant mourut le septième jour.
Autopsie : œsophage est terminé en cul-de-sac à 4 centimètres au-dessous du larynx, à 2 centimètres au-dessus de la bifurcation de la trachée. Là, le conduit semblait se continuer à la façon d’un ligament, et traversait le diaphragme pour s’aboucher dans lestomac. Le bout inférieur était perméable et s’ouvrait dans la trachée vers sa bifureation.
Le Docteur HAMMER, de Stockolm, du laboratoire d’anatomie pathologique, publie sept cas dans Acta Pediatrica, 12 avril 1937.
Il s’agit d’un nouveau-né qui devient cyanosé en buvant et qui ensuite vomit toute sa nourriture avec beaucoup de mucus.
A la radiographie, l'estomac paraît nettement dilaté par l’air, la partie supérieure de l’œsophage se termine juste au-dessus de la bifurcation, il vécut douze jours.
Autopsie : L’œsophage se termine à 3 centimètres audessus de Îla bifurcation. On ne voit pas de ligament, et la partie basse de l’œsophage communique avec la trachée par une fistule de 6 millimètres de long.
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Cette observation montre que, contrairement aux cas habituels, il existe des cas où l’on ne trouve pas de corde fibreuse reliant les deux portions de l’œsophage.
POPoFF : (Dorpat). — Atrésie de l’æœsophage et communication de la moitié inférieure avec la trachée. Po chirourguil chesky. Archiv. veliaminova, tome XXVIIE, N° 5, p. 552-567, et Journal de Chirurgie, 1912, page 340.
POPOFF rapporte un cas de cette anomalie relativement fréquente (son cas serait le soixante-el-unième décrit), cas intéressant parce qu’il fit Pobjet d’une, intervention chirurgicale.
Il s’agit d’un nouveau-né âgé de 5 jours qu’on apporta à l'hôpital parce qu’il lui était impossible d’avaler ; mis au sein, il suce avidement, mais au bout de quelques gorgées, il rejette tout le lait qu’il a sucé. Ce rejet s’accompagne de cyanose, d’asphyxie et de troubles respiratoires. Par ailleurs, l’enfant semble absolument normal ; une sonde de Nelaton est arrêlée à 8 centimètres des arcades dentaires.
Immédiatement, sans narcose, ZEEGE VON MANTENFFEL pratique une gastrostomie par le procédé de Witzel, l’estomac et lPintestin sont distendus par l'air. Grâce à cette fistule, on nourrit l’enfant, mais à chaque fois qu’on a injecté du lait dans Pestomac, on voit apparaître au niveau de la bouche et du nez une écume blanchâtre et des globules de lait ; il existe de la dyspnée et une cyanose marquée. L'enfant vécut encore deux jours, puis il suecomba à la fois à l’inanition et à une pneumonie par aspiration.
L’aulopsie montra que l’œsophage se terminait en cul-
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de-sac. En introduisant une sonde de bas en haut par le cardia, on voit que le bout inférieur va s'ouvrir dans la trachée par un orifice de 3 X 5 m/m., situé sur la paroi latérale droite, à 12 m/m. au-dessus de la bifurcation. Le cul-de-sac formé par le bout supérieur s’est abaissé el siège à 1 où 2 m/m. au-dessous de la communication trachéale, mais 1l est dévié à gauche.
Comme autre anomalie, il n’exislait qu’une occlusion incomplète du foramen ovale.
IV. — Absence de la partie moyenne avec fistule du segment supérieur
HircH (1921) New-York, — The journal of American Medical Association, 1921, vol. LXXVI, n° 22, p. 1431, 1453, rapporte une observation intéressante non seulement par la rareté. du cas, mais encore par un examen radiographique très difficile à constater.
Un garçon de 3 jours rend tout ce qu’il prend, sans phénomène d’asphyxie. Une sonde est arrêtée, à dix centimètres des gencives. À l’écran, la bouillie opaque, dessine une dilatation de l’œsophage, juste au-dessus de la crosse aortique. Puis bientôt, on voit l’arbre trachéo-bronchique, se dessiner en même temps que l’enfant est pris d’une violente toux. Il existait une communication de la trachée avec l’œsophage, au voisinage de la bifurcation. L'enfant succomba malgré une gastrostomie. Il existait aussi une absence du liers inférieur du radius droit.
HircH connaît 146 cas publiés et vérifiés, d’atrésie congénitale. 70 % dont le bout supérieur est aveugle et le segment inférieur s’ouvrant dans la trachée.