V. — Imperforation de l'anus, concomitant avec une atrésie
Cas d'HAMMER, laboratoire d'anatomie pathologique, 1936. Stockolm. Acta Pediatrica, 12 avril 1937.
Le diagnostic est une imperforation de l’anus. On opère pour établir un anus artificiel.
En raison de l’impossibilité d'alimenter par la bouche (le lait revient par le nez et la bouche), on essaie deux fois par jour, 400 cm° de Na CI et de sérum glucosé sous la peau. Pendant un des essais tenté pour alimenter l’enfant, une toux intense se produisit et l’enfant prit une syncope ; la respiration ne revint que quelques minutes après. L'enfant vécut six jours.
Autopsie. — L’œsophage s'arrête à 5 centimètres au-dessous de la partie supérieure de l’épiglotte, dans une poche dilatée, qui se continue par un mince ligament jusqu’à la bifurcation. Venant du cardia, la partie basse de l’œsophage peut être suivie sur 2 centimètres et se continue par une membrane dans laquelle se trouve un petit canal qui se termine dans dla trachée. Les deux nerfs vagues forment un plexus autour du ligament. Persistance du trou de Botal.
VI. — Association de malformations, surajoutées à une absence congénitale d'œsophage
PINARD, 1873 (Bulletin de la Société d’'Anatomie, tome VIIL p. 682, 2° série).
Un enfant, parmi de nombreux vices de conformation, présentait une imperforation du pharynx et une fistule trachéo-æœsophagienne qui constituait des cas non moins graves que ceux qui existaient d'autre part : Pseudencé-
Ji —
phalie, bec-de-lièvre double, mains et pieds bots, ectrodactylie de la main gauche et polydactylie du pied droit, absence des organes génitaux externes et internes et d’orifice anal.