‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 10 sur 175 · DD VA · texte numérisé non relu

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i TL 7 La rivière Youen-choui,

à ATSUME GUSA 3:77 17.

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rebelles s'étaient emparés du pays de Lin-youen *#, L'Empereur

envoya contre eux Ma-youen avec une armée nombreuse. Ce

général les repoussa dans leurs montagnes, leur coupa les vivres

et les avait réduit à demander la paix, lorsqu'il tomba malade et

mourut. Ce fut Tsong-kiun qui remplaca Ma-youen et qui acheva

son œuvre de pacification ??.

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ici JL actuellement territoire des

districts de Yowen-kiang et de Longkiang au sud-ouest du lac Tong-ting.

5 Le Tong-kien--kang-mou (Histoire generale de la Chine) donne sur les opérations de cette campagne des détails qui me paraissent intéressants à reproduire.

Je cite la version du P. de Mailla :

« Ma-youen partit avec quarante ou cinquante miile hommes. Son expédition fut d’abord heurcuse. En arrivant au Ouling, il apprit que les rebelles étaient du côté de Lin-kiang, où il les trouva qui l'attendaient en disposition de le bien recevoir. Ce général les fit charger ; mais eux qui n'avaient fait mine de tenir ferme que pour l'attirer dans leurs montagnes.

làchèrent pied et se retirèrent après une faible résistance. Ma-youen ne voulut pas les poursuivre ni exposer ses troupes dans

un pays inconnu et de difficile accès: il

fit camper son armée à Hia-tsiun. en attendant qu'il eut trouvé des guides pour aller à l'ennemi. On lui enseigna deux chemins, l'un par la montagne Onu-teouchan (à trente li à l'est de Chin-tcheoufou), étroit et dangereux à cause des eaux.

l'autre par Tchong ‘à 240 li à l'ouest de Tse-li-hien), assez ouvert mais cependant difficile à pénétrer, à cause que les rebelles en étaient les maîtres et que d'ailleurs il était presque impossible d'y transporter des vivres.

Ma-vouen préféra le chemin de Quteou--chan ; il fit attaquer un poste dans les gorges de ces montagnes gardé par les rebelles, qu’il nc put jamais forcer. Les chaleurs excessives occasionnèrent dans son armée des fièvres qui lui emportèrent beaucoup de monde ; lui-méme en fut attaqué et se trouva hors d'état d'agir.

Keng-chou, l'un des officiers généraux

De nouvelles rebellions, marquées par le pillage et la dévastation

des territoires exposés aux incursions des Man-y, eurent lieu du

vivant des empereurs Tchang-ti, Ho-ti, Ngan-ti et Chun-ti (de l'an

76 à l’an 145). Elles furent réprimées par les garnisons des pro-

vinces envahies.

Au commencement des années yong-ho (136-141),le gouverneur

du Ou-ling avait écrit à l'Empereur que la soumission des Man-y

était complète et qu'on pourrait désormais les assimiler aux Chi-

de cette armée, fit savoir l'état déplorable où elle réduite. L'Empereur fit partir sur le champ Leang-fong pour relever Mayouen, qu'il trouva mort à son arrivée. Les officiers ayant tenu conseil sur ce que l'armée était diminuée de moitié et qu'une grande partie de l’autre était encore malade et hors d'état de se battre, plusieurs étaient d'avis, dans une conjonction aussi fàcheuse, de supposer un ordre de l'Em-

pereur apporté par Leang-fong, qui ac-

cordait une amnistie générale aux rebclles s'ils se soumettaient ; mais les autres officiers et Leang-fong lui-même baissèrent les yeux et gardèrent le silence, parceque suivant les lois, cette supposition d'ordre était un crime digne de mort. Cependant Tsong-kiun, les voyant interdits, leur dit que si l'Empereur connaissait leur situa-

tion critique. il ne manquerait pas de don-

ner cet ordre, et qu'en tout cas il prenait sur lui seul l'évènement. Après cette assurance, il envoya annoncer cette amnistic aux rebelles, qui la reçurent avec joie ; et comme leur chef faisait quelque difficulté de l'accepter, ils lui coupèrent la tête qu'ils apportèrent au camp impérial. Ils se disputèrent ensuite pour retourner chacun chez eux. Ainsi le calme fut rétabli dans ces contrées. et les troupes de l'Empereur furent ravies de sortir d'un pays où elies avaient tant souffert.—Tsong-kiun,en arrivant à la Cour, se mit en posture de criminel et présenta à l'Empereur un placet.

dans lequel il s'accusait d'avoir supposé un ordre pour engager les rebelles à quitterles armes. L'Empereur, loin de lui en fairc un crime. lui donna pour récompense unc somme considérable en or et beaucoup de

soieries. »

nois, en leur faisant payer les mêmes impôts. Tous les membres du conseil privé approuvèrent cet avis. Le seul ministre Ling-yu-hiu prit la parole pour le combattre. « Les saints rois de l’antiquité, dit-il, n'essayèrent jamais d’assujettir à nos mœurs les nations barbares. Leur nature sauvage est difficile à gouverner. On doit se borner à les contenir ou à les fiatter tour à tour. Quand leurs chefs se montrent soumis, quand ils recherchent la protection de l'Empire, on leur fait bon accueil et on les traite bien ; s’éloignent-ils, on les abandonne, sans chercher à les retenir. Le tribut qu'il convient de leur imposer a été déterminé exactement dès l'antiquité, avec beaucoup de sagesse. Si l'on veut changer aujourd’hui ces règlements respectés depuis tant de siècles, on ne manquera pas de provoquer des rebellions qui coûteront plus cher à l'Etat que ne vaudront en réalité les nouveaux impôts à percevoir. » L'Empereur n'écouta point ces remontrances, mais l'évènement justifia les prévisions du ministre Ling-yu-hiu.

Au commencement de l'hiver qui suivit, les Man-y des contrées de Fong et de Leouf! refusèrent de payer tout autre tribut que celui des quantités de toile stipulées dans les anciens traités, massacrèrent les fonctionnaires chinois des campagnes et donnèrent, parmi la race des Pan-hou, le signal d'une insurrection générale.

Depuis cette époque, et notamment sous le règne des empereurs Hoan-ti et Ling-ti 167-190), les soulèvements de ces barbares se renouvellent sans cesse. Ils pillent et dévastent les terres de l'Empire situées dans leur voisinage. Les garnisons provinciales parviennent cependant toujours à les refouler.

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" si au N.-E, ctpres du lac T'ons-ting

A la première année fchang-ou (221, trois maîtres se disputant l'Empire, et les armées de Chou étant aux prises avec celles de Ou dans le pays de Pa-tong®, les Man-y du Ou-ling mirent à profit des circonstances qui leur étaient si favorables; ils s'appelèrent et se répondirent comme un écho. Ceux du Ou-ki [aujourd'hui cercle de Kien-tchong %] descendirent dans les plaines où ils bâtirent des villages, d'autres pénétrèrent dans les régions montagneuses de Y-tou®, Tien-men*, Pa-tong, Kien-ping*, au-dessus du Grand- Fleuve, en s'y retranchant fortement. Les troubles qui désolèrent l'Empire sous la dynastie des Tcin ‘? favorisèrent encore le mouvement d’invasion des barbares méridionaux. Leurs tribus, remontant vers le nord, s'emparèrent peu à peu de toutes lés montagnes et de toutes les vallées situées au midi de Lo-hoen 88. Les rives de la rivière Lo ®, jadis si riches et si peuplées ne furent plus qu'un

pays desert et désolé 72.

5 On était à l'époque dite des trois royaumes, qui fut une époque de grandes guerres civiles. Le royaume de Chou occupait le Ssc-tchouen, tandis que le Hou- Han appartenait au royaume de Ou. Le

PES gie Sn pays de Lis 2 Pa-tong est à la limite actuelle de ces deux provinces, près de

la ville de Alouei-tcheou.

6; K PH actucllement À FA]

Clhi-inen.

2h. RI | actuellement A Li Ou-

chan aux confins du Sse-tchouen oriental,

a l'est de AQuei-tcheou.

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