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Es, dynastie qui régna de l'an 265 a l'an 420.
98 pae ÿ iti actuellement territoire de Song, dans le Ho-nan; latitude 34,10, longitude 109,48.
69 [a rivière i & Lo prend sa source dans le Chen-si et traverse la partie N.-O.
du Ho-nan pour se jeter dans le Yangtse-kiang, au N.-E. de Ho-nau-fou.
7 Désert et désolé au point de vue ch nois, par suite de l'émigration des popu-
lations chinoises.
La huitième année faï-tchang, du règne de l'ao-ou, des Quei
(424), le roi des Man-y appelé Mei-ngan"!, accompagné d’une
foule de chefs de sa nation dont le nombre s'élevait à plusieurs mille,
vint à la capitale faire une visite d'hommage et offrit de laisser son
fils en otage, après avoir juré fidélité à l’empire des Quei. L'Empe-
reur lui conféra un titre de haute dignité, afin de l’encourager et de
l'affermir dans les sentiments d'amitié qu'il témoignait “.
Au milieu des années yen-hing, des Quei (471-475), le chet
souverain des Man-y de Tai-yang'* nommé Hoan-tan*' étendait,
au nord, sa domination jusqu’au Hoang-ho ‘, et ne possédait pas
moins de 80,000 villages. Il rechercha l'appui de l'empereur Hiao-
12 Après avoir été divisée en trois royaumes, la Chine était alors partagée en deux empires, celui du Midi, où règnaient les Song, considérés comme les souverains légitimes, et celui du Nord, gouverné par la dynastie tartare des Quei, dont la cour était aux extrémes limites septentrionales du Chan-si actuel, Le Hoang-ho servait sur plusieurs points de frontières aux deux empires, et les régions occupées par les Man-y se trouvaient dans la partie de la Chine soumise, fictivement du moins, à l’absolue domination des Song. On comprend dès lors aisément que les Man-)-
aient recherchi l'appui de l'empereur des
ve (ou bien :
Oueï pour sauvegarder leur indépendance.
comme aussi que l'empereur des Quei leur ai fait un accueil trés-encourageant.
73 be .
DO Le commentaire du 7'ongkien-kang-mou, où mention est faite plusieurs fois des Man-y de Tai-vang, dit
, . 2 l'id qu’on ne peut rien affirmer quant à l'iden fication du nom de Taï-yang. On sait seulement qu'une montagne de ce nom existe à 240 li à l’ouest de la ville déparmentale de Fong-tcheou.
rt +
Ti 2:
FH sia 73 Le texte ditlitt. « depuis le (77041g)o Vi HE ze ho, dans le Nord. jusqu'à {HI #E: Aang- Atang ct je). au midi. » Il
mia été impossible jusqu'ici d'éclaireir la
Queri, qui recut avec honneur ses envoyés et qui lui décerna les
titres de Chef dont la puissance contient le midi, gouverneur du
King-tcheou, roi de Siang-yang '*. Hoan-tan se disait fils du célèbre
rebelle Hoan-hiuen'' et racontait que son père ayant voulu le tuer,
valeur exacte de ces deux caractères Kiang ye, et par conséquent de faire entrer dans ma traduction la phrase qui les renferme. Nous savons du reste que les Panhou-tchong ne dépassaient pas, vers le sud, les limites des provinces actuelles du Kouei-tcheou et du Z/ou-nan. Le fait important consigne ici est celui de leur marche progressive vers le nord. Le Tongkien-kang-mou confirme lcs assertions de Ma-touan-lin à cet égard, sans être toutefois aussi explicite quant à l'indication de la zone extrême jusqu'à laquelle ils avaient pénétré. Il dit, en parlant des Man-v de Tai-yang : « Les Man-y de l'empire des Song étaient maître des régions situées au nord de la rivière Mien, » laquelle rivière coule au midi du Hoang-ho dans le Hou-pe.
"AE F8 99 A A A Bal TE DE +. Siang-yang. ville
du Hou-pe actuel, à 400 li au-dessus du
Kiang, était vraisemblablement la résidence de Hoan-tan. Le Aing-tcheou, qui s'étendait au sud de Siang-yang et au
nord du lac T'ong-ting. fut dès la haute
antiquité un pays occupé par les Man, puisqu'on rencontre ces deux vers dans une ode du Chi-king,composée au IX° siècle avant notre ère (Part. II, livre III, ode 4):
da RA k F8 € À 5 À Regionis Kinc, rudes et imperiti Max, vos magno regno bellum indicitis. — En donnant au roi de Siang-y-ang le titre de gouverneur du Aing-tcheou, l'empereur des Quei acceptait la suzeraineté d’une vaste étendue de territoire, que l'empire de Song était censé posséder en réalité. Ceroyaume de Siang-y ang, dont on ne trouve aucune indication dans nos tableaux de la Chine ancienne, dépassait en étendue les plus grands états feudataires de la dynastie des
Tcheou.
TT Hoan-hiucn fut un gouverneur de province qui, sous le règne de Ngan-ti, des Tcin, se fit proclamer Empereur et lutta victorieusement, pendant plus d'un an, contre les généraux demeurés fidèles
au souverain légitime.
10 PEUPI.ES MÉRIDIONALX.
il s'était réfugié chez les barbares, qui l'avaient choisi pour les commander. Les chefs des Man-y appelés Tien-y-tsong 8, Loui-po-sse?? et beaucoup d’autres suivirent l'exemple donné par Hoan-tan, en se déclarant vassaux de la cour des Quei.
La troisième année king-ming, des Ouei (502), il y eut un soulèvement des Man-y de Zou-y ang ® de la tribu Pe-yen“!', et l'année suivante la tribu des Fan-sou ®, du King-tcheou oriental 83, prirent les armes à leur tour. Ces soulèvements furent comprimés.
Au commencement des années yong-ping (508-511), dix mille sept cents familles des barbares de Taï-yang soumis à Hoan-chohing*, fils et successeur de Hoan-tan*, demandèrent à former seize départements et cinquante districts, en s'incorporant à l'Em-
pire, ce qui leur fut accordé.
7 — ges ZI. & Voir ci-dessus note 74.
79 Bi # Ce passage important où. pour la
première fois, il est fait mention de l'incor
poration des Man-y à l'Empire, présente
quelque obscurité en ce que le texte ne
Ed hd
tàBHE
Su TE dit ED
dit pas clairement si c'est dans l'Empire
. 2 , 83 L'ancienne province de 3A] M
King-tcheou se divisait en King-tcheou
du nord ou dans l'Empire du midi que les Man-y de Taï-yang voulurent acquérir
oriental et Xing-tcheou occidental. Le les droits de cité : mais les paragraphes qui
King-tcheou oriental occupait une grande partie du Hou-pe actuel : le King-tcheou occidental s'étendait jusque dans le Sse-
tchouen actuel.