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FOU-CHOUI-MAN. 387
soumis. L'armée chinoise se retira, laissant derrière elle un pays terrifié. L'Empereur décréta que le tcheou de Fou-choui porterait à l'avenir le nom de Ngan-hoa* et le hien de Fou-choui celui de Kouei-jin®; il changea aussi le nom du ten de King-choui en celui de Tchang-ning*$. Mong-tching-kouei se montra fidèle à ses engagements. Il offrit régulièrement le tribut tous les deux ans et ne causa plus de troubles.
La première année pao-youen (1038), sous un nouveau chef, les barbares Fou-choui-man commirent de nouvelles déprédations aux frontières du Y-tcheou et du Yong-tcheou. Il fallut un an pour les réduire. Durant les années king-li (1041-1048) et kia-yeou (1056-1063), ils firent la visite d'hommage comme par le passé. Plus tard, ils prirent l'habitude de venir chaque mois à Y-tcheou, apportant de larges planches qu'ils échangeaient contre des produits chinois. Quatre fois par an, le gouverneur du Y-tcheou leur distribuait des grains, au nom de l'Empereur, et, tous les trois ans, il leur était permis d'offrir en tribut des armes de leur fabrication. La remise de ce tribut se faisait dans le bourg fortifié de Sse-li??, Le grand chef en recevait l'équivalent, représenté par des présents de diverses sortes, et souvent aussi un titre honorifique lui était conféré à cette occasion.
Au commencement des années hi-ning (1068-1077), le gouverneur du Y-tcheou, nommé Tsien-sse-meng, ayant exercé des actes d'arbitraire et de spoliation, le chef indigène ZLo-chi-
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nien*8 se révolta, viola les frontières et massacra ce gouverneur, ainsi que plusieurs autres mandarins chinois. Les troupes impériales repoussèrent les barbares, mais s’abstinrent de pénétrer sur leur territoire. L'année suivante, Lo-chi-nien fit sa soumission avec les chefs qui avaient trempé dans sa révolte. Tous furent investis de titres plus ou moins importants ??.
La troisième année fsong-ning (1105), on eut encore des incursions à réprimer.
La seconde année fa-kouan (1108), les indigènes de trois tcheou et d'un fchin, au nombre de soixante et un mille, demandèrent à entrer dans la zone des tributaires placés sous le protectorat direct de l'Empire. L'Empereur donna l'ordre au gouverneur du Yong-tcheou, nommé Tching-ling, de se transporter dans les régions limitrophes, de répandre des paroles bienveillantes et de favoriser ce mouvement. Tching-ling et plusieurs mandarins furent récompensés à l’occasion de cette mission.
La onzième année chao-hing (1133), le chef Mong-tsiouenkien®° ravagea les villages chinois voisins de ses frontières. Il fut châtié et rentra dans le devoir.
La vingt-neuvième de ces mêmes années (1160), des titres
23 to da setta 3 Dans ce paragraphe, et dans quelques-uns de ceux qui suivent,'l'auteur donne des résumés tellement succincts qu'il est parfois difficile de lier entre eux les faits mentionnés, d'une manière com-
plète et suivie. Ce qui parait ressortir le
plus clairement, c'est la politique constante du gouvernement chinois, à l’époque des Song, de maintenir à tout prix la paix aux frontières sans conquérir les régions occupées par les barbares indé-
pendants.