LA
tien*' vinrent aussi rendre la visite d'hommage, apportant des présents de même nature et, de plus, des poisons pour les pointes de flèches. Ils jurèrent de toujours respecter les frontières et, durant plusieurs années, envoyèrent régulièrement le tribut. La Cour, de son côté, ne cessa de les récompenser et de les encourager, en conférant un titre honorifique à Mong-han-tching et en lui faisant de grandes libéralités ; mais tout cela ne dura qu'un temps, ensuite les incursions reprirent leur cours.
La neuvième des années fa-tchong-siang-fou (1017), les terri- toires du Y-tcheou et du Yong-tcheou??, voisins des frontières, ayant été plusieurs fois dévastés, l'Empereur soupconna le gouverneur du Y-tcheou, nommé Tong-youen, d'avoir mal entretenu les relations amicales précédemment établies; il destitua ce gouverneur et continua de traiter les barbares avec douceur. Bientôt pourtant, il dut reconnaître que sa mansuétude était loin d’obtenir de bons résultats. Alors il chargea Tsao-ke-ming de conduire une expédition contre les Fou-choui-man et de les châtier sévèrement. Tsao-ke-ming les battit, en tua un grand nombre et les pressa de telle sorte que leur chef souverain Mong-tching-koueï* vint au camp chinois, dans l’attitude d’un suppliant, pour demander merci. Ce chef rendit tous les prisonniers qu'il avait faits, restitua tout le bétail que les siens avaient enlevé et, posant sur le traité qui fut conclu son doigt trempé dans le sang d'une victime offerte en sacrifice, jura de ne jamais faillir désormais à ses devoirs de sujet