‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 103 sur 175 · LI-TONG · texte numérisé non relu

LI-TONG

qui tient lieu de corde. Les territoires de Tan!!, Yai!? et Quanngan'* occupent (avec ceux de Kiong!') toute l’étendue des côtes de Li-tong. Les indigènes qui demeurent sur ces territoires et qui reconnaissent l'autorité de la Chine sont appelés Cho-li!5, ceux qui, retirés au fond des montagnes, conservent leur indépendance et ne paient pas d'impôts sont appelés Seng-li!$. Les Seng-li ne sortent de leurs retraites que pour conclure parfois quelques marchés avec les Chinois.

Sous le règne de la dynastie des Song, au commencement des années fchi-ho (1154-1155), les fonctionnaires chinois préposés aux frontières rendirent à des indigènes appelés Fou-hou!? dix esclaves qui leur appartenaient et qui étaient tombés entre leurs mains. Une autre fois ces Fou-hou violèrent les frontières et, après avoir enlevé cinquante-six Chinois, au nombre desquels étaient deux mandarins des territoires de Kiong et de Yaï!'#, nommés Mo-yong-yun-tse et Tchi-tchang, ramenèrent bientôt ces captifs

" {É Ville et circonscription territoriale qui n'ont pas changé de nom (latitude 19°, longitude 107°).

i re & Actuellement Ouan-tcheou (latitude 18°, longitude 108°).

14 Ci-dessus, note 1. Nom du gouvernement général et aussi d'une division territoriale,

hi AL RI Littéralement: Li cuits.

Nous avons cu déjà l'occasion de dire que

les Chinois donnaient le nom de A Cho (littér. : cuits) aux barbares soumis ct plus ou moins façonnés à la civilisation chinoise, tandis qu'ils nommaient Æ Seng (littér. : crus, ceux qui conservaient intacts leurs mœurs et leur indépendance.

16 H Li . .

* Voir la note précédente.

15% uni Le contexte ne permet pas de préciser si Fou-hou est un nom d'hommes ou un nom de tribu.

18 Ci-dessus, notes 1 et 12.

en témoignant beaucoup de repentir. Cependant Mo-yong-yun-tse mourut des fatigues qu'il avait éprouvées et de sévères remontrances leur furent adressées à cet égard.

La trentième année chao-hing (1161), des avis transmis par le gouvernement du Kouang-si apprirent qu’un chef des indigènes du Li-tong, nommé Quang-ouen-moen'*, ayant fait alliance avec Ouang-iching-ouen* et autres chefs des montagnes occidentales, avait emporté d'assaut le bourg fortifié de 7ing-nan?! et commettait de grandes déprédations sur le territoire chinois. Des troupes furent envoyées qui pénétrèrent simultanément par différents chemins chez les barbares, incendièrent toutes leurs habitations et prirent vivants plusieurs chefs rebelles, dont l’un se nommait Quang-yong-pin??.

L'Empereur voulut qu'on usât de clémence. Il ordonna de bien traiter ces prisonniers et de les renvoyer dans leurs montagnes.

La seconde des années kien-tao (1166), le haut commissaire impérial du Kouang-si écrivit à la Cour pour demander l’autori- | sation d'aller visiter le gouvernement de Kiong?5. « Je voudrais, » disait-il, « encourager moi-même les commandants et les soldats des trois cantonnements à surveiller attentivement les frontières dont la garde leur est confiée. Je voudrais aussi les exhorter à donner aux barbares des exemples de modération et de justice, qui

” + x if” 23 On a vu plus haut que l’île de Haï-

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