LI-TONG
leur fissent aimer et respecter l’autorité impériale. A l’égard des chefs indigènes, il serait bon, je crois, de récompenser ceux qui se conduiraient bien en les créant gouverneurs chinois de leur propre territoire, mais de chàtier avec une extréme rigueur ceux qui essaieraient de commettre encore des déprédations et des rapts. Quant aux Chinois de nos provinces qui se sont réfugiés au Li-tong, il me paraîtrait à propos de les rappeler dans leur patrie, en leur accordant remise entière des impôts arriérés qu'ils peuvent devoir au trésor *.» Toutes ces propositions furent agréées par l’Empereur. |
La sixième année kien-tao (1170), le chef Ouang-yong-hieou*? viola les frontières, mais se retira promptement et sans combat, sur les représentations des autorités chinoises de Ouan-ngan.
La neuvième de ces mêmes années (1173), des rebelles sortis du Lo-tchang-hien®* firent irruption dans les contrées du littoral, pillant et brûlant les habitations des sujets de l’Empire. Le gouverneur de Kiong?” les battit, les refoula et écrivit ensuite à la Cour : « Les chefs indigènes Quang-yong-tsun®8, Quang-tching-fo*? et Tchin-yen®, ont rendu les lieux fortifiés dont ils s'étaient emparés ; ils ont donné des marques de soumission qui méritent d’être
2 On voit par ce passage, et par quel- par le haut commissaire Fan-chi-hou. | 25 F ques autres identiques, qu'un grand nom- F À
. .. % 33 Hé bre de Chinois pauvres des pays voisins se A El HS (hien de Lo-tchang.)
de la frontière allaient s'étabiir chez les 17 Ci-dessus, note 23.
barbares, pour se soustraire à de lourds » + ES . +
impôts, et sans doute aussi aux concus-
sions des mandarins, dénoncées plus haut si Digi Bh à
encouragées. On pourrait maintenant les charger eux-mémes de garder les frontières, en leur conférant à cet effet des titres de fonctionnaires chinois *!. Je propose aussi de récompenser le commandant des forces impériales Hoang-ouen-kiang, pour la valeur qu'il a déployée et les succès constants qu'il a obtenus; de transférer à Lo-tchang * le poste militaire de T'ching-maï* et, enfin, de favoriser le retour des nombreux fugitifs de nos provinces depuis longtemps établis chez les barbares, en publiant qu'il leur est fait remise entière de toute dette envers le trésor *. » L’Empereur approuva ces propositions.
La première année chun-hi (1174), l'Empereur signa un décret qui rendait héréditaires les fonctions dont Ouang-ji-tsun ®* et plusieurs autres chefs indigènes avaient été investis 6. Ce décret fut motivé par un rapport du gouverneur de Kiong, attestant que depuis les années siouen-ho (1119-1125), ces chefs et leurs auteurs n'avaient cessé de payer régulièrement le tribut et d'employer toute leur influence à conjurer les troubles ou à les calmer.
La huitième des mêmes années (1181), à la sixième lune, le gouverneur de Kiong entretenant la Cour d’une femme de la
St C'est-à-dire en les nommant gouverneurs chinois de leur propre territoire, conformément à la politique habituelle.
32 Ci-dessus, note 24.
ca WI IRE . , i g Ville qui n'a pas changé de nom et qui est à 60 li à l'ouest de
Kiong-tcheou-fou.
34 Voir, ci-dessus, la note 24.