‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 105 sur 175 · LI-TONG · texte numérisé non relu

LI-TONG

famille Ouang* qui régnait sur les indigènes, écrivait ceci : « Elle gouverne trente-six antres. Elle dit que ses ancétres, originaires des régions de l’intérieur où nous n’avons jamais pénétré*, ont réuni sous leur autorité ces trente-six antres, depuis l'époque des années hoang-yeou (1049-1053), et toujours ont soigneusement gardé les défilés qui mettent leurs montagnes en communication avec notre territoire. Elle rappelle que ses ancétres de trois générations ont recu des titres de la Cour, en récompense de leurs bons offices, et que sa propre mère, nommée MHoang?”, à laquelle elle a succédé, contribua beaucoup pour sa part, dans les années chao-hing (1131-1162), à contenir et à pacifier les barbares. »

La septième des années kien-tao (1171), cette dame Hoang, qui vivait et régnait encore, étant âgée et n'ayant pas d'héritier mâle, avait désiré transmettre son pouvoir à sa fille appelée Ouang# et avait demandé pour elle l'investiture, que l’Empereur avait aussitôt accordée. Dans le même temps, un de ses neveux, qui était de la famille Hoang*', avait été pourvu d'un titre de mandarin chinois et chargé de la garde d’un tchaï*?.

La neuvième année kia-ting (1216), l'investiture fut accordée encore à deux femmes des familles Ouang‘ et Ou, auxquelles

37 + 4 Ci-dessus, note 39.

3 Litt. : Originaires des régions de 42 Voir ci-dessus, p. 257. note 140. Hoa-ouai (voir ci-dessus, p. 16, note 94). 43 Ci-dessus, note 37.

on donna le titre de Y-jin'°. Elles régnaient sur les indigènes du Li-tong par hérédité.

On lit dans l’ouvrage de Fan-chi-hou intitulé Koueï-haï-yuheng-tchi*% : « Le pays de Li, qui forme quatre kiun dans la mer du midi, est une île habitée par des barbares de la race des Man". Il est situé vis à vis des côtes du Loui-tcheou; quand on s'embarque à Siu-ouen, on peut s'y rendre en une demi-journée de navigation #8. La montagne appelée Li-mou-chan'® s'élève au milieu de l'île, et les indigènes des régions situées au pied de ses quatre versants sont appelés Li-Jin . On donne le nom de Seng-li aux barbares de l’intérieur qui sont gouvernés par leurs chefs, et le nom de Cho-li à ceux qui peuplent les territoires du littoral placés sous la domination directe du gouvernement chinois‘!. La montagne Li-mou est d’une très-grande élévation; elle est toujours couronnée de brouillards et de nuages. Les indigènes eux-mêmes la connaissent peu. Quand le temps est beau depuis plusieurs jours et le ciel parfaitement pur, sa cime apparaît comme une ombre bleuâtre qui semble flotter dans le vide. Du Li-mou-chan et des autres montagnes qui l'entourent, partent les rivières qui arrosent les quatre kiun. Les demeures des Cho-li sont toutes établies dans des lieux retirés et de difficile accès; celles des Seng-li sont cachées dans des retraites plus profondes encore et véritablement impéné-

as Le À < . .

EL Titre que portent, à la 48 Ci-dessus, note 2. Siu-ouen est un

Chine, les femmes des mandarins du cin- port du Loui-tcheou.

quième rang. 49 Ci-dessus, note 3.

46 Voir ci-dessus, p. 35, note 223. 50 Ci-dessus, note 10. 1 Ri

ii Voir ci-dessus, p. 5, note 16. 51 Ci-dessus, notes 15 et 16.

Page 1