‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 109 sur 175 · LI-TONG · texte numérisé non relu

LI-TONG

titte de Y-}11%. Le nom de son mari était inconnu. On lui transmettait les édits impériaux qu elles se chargeait de promulguer. Sa fille, du même nom qu'elle, lui succéda. A l’égard des trois autres kiun®" ce ne sont, à vrai dire, que de petits cantonnements qu'on ne saurait pas même comparer au moindre hien du Kiang-si ou du Tche-kiang. De temps en temps, les barbares s'emparent du prétoire et s’arrogent le droit de rendre des jugements. Il faut parlementer avec eux pour obtenir qu'ils veuillent bien se retirer. Les mandarins de ces régions perdues, redoutant également le mécontentement de la Cour et celui des indigènes, n'osent se plaindre et tâchent d’arranger à l'amiable toutes les difficultés.

a La première année chun-hi (1174), à la dixième lune, le chef des Seng-li de l’antre de Tchi-chan®, nommé Quang-tchongki, amenant avec lui les indigènes de dix autres tribus au nombre de plus de dix-huit cents, vint trouver le gouverneur de Kiong en témoignant le désir de s'incorporer à l'Empire. Quatre- vingts petits chefs, à la tête desquels en était un qui se nommait Quangtchong-ouen"', l'’accompagnèrent et manifestèrent les mêmes sentiments, Le gouverneur leur fit un excellent accueil. Ils se rendirent

au temple de Hien-yng"* et jurèrent solennellement ?* de ne com-

6 Voir ci-dessus, note 45. n £ if X

6 Tan, Yai et Quan-ngan. Voir ci- 7 Sa RE JF Le nom de ce temple dessus les notes 11, 12, 13. paraît indiquer un temple bouddhique. 8 Canton, district. 73 L'expression que je rends ici par

09 ss L . 4 2 . .

ni] LU C'est-à-dire de la mon- solennellement indique une cérémonie qui tagne Tchi. consistait à verser sur une pierre et à

n° E (UL HH méler ensemble quelques gouttes du sang

mettre à l'avenir aucun acte de rebellion ni de violence. On leur offrit un grand festin et l'on profita de cette réunion pour faire peindre leurs portraits ainsi que tous les détails de leurs costumes, d'après les ordres de la Cour. Les uns avaient la tête nue et les cheveux noués avec un ruban de soie pourpre; d'autres avaient la tête enveloppée d’un morceau de soie de couleurs variées, d’autres enfin étaient coiffés d’un petit chapeau à larges bords chargés de broderies. Tous portaient dans leurs cheveux deux petits peignes d'argent à dents fines; quelques-uns étaient parés de plumes de faisan. Leur vêtement consistait en une robe courte, d'une étoffe à fleurs, sous laquelle flottait une robe longue ornée d'une bordure à couleurs vives. Leurs pieds étaient nus. Ce costume était, d'ailleurs, celui dont ils usaient pour les grandes cérémonies. Un seul d’entre eux, leur roi, était chaussé de souliers de chanvre et revêtu d’une robe de soie bleue brochée de rouge, avec ceinture richement ornée. Il disait que cette robe avait été donnée à l’un de ses ancêtres dans les années siouen-lo (1119-1120), à l'occasion d’une visite d'hommage qu'il avait faite et en même temps qu'un

titre honorifique lui avait été concédé. »

de chacun des assistants. Tous mettaient première et unique fois à l’un des chefs ensuite un peu de ce sang sur leurs lèvres du Li-tong et rien, dans le texte, ne préavant de prononcer le serment. cise auquel d'entre eux il devait être

T4 Le titre de roi est ici donné pour la appliqué.

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