WI
ti HE FA A Voir ci-dessus, note
46, p.98. Ici, le texte indiquerait bien que
ment bouche (entree, embouchure) du grand rivage, mais il est difficile de déciles soldats de Afa-y-ouen avaient pris sim- der s'il s'agissait de l'embouchure d'un plement le nom de Ma auquel les indi- fleuve Ta-pou ou de toute autre localité uènes ajontèrent le complément lieou-jin, ainsi nommée.
dans le sens d'émigrés. 13 Littéralement : Le tils d'un man-
12 36 H =” Le Tao-li-ki devait étre, comme l'indique son titre, un livre
traitant des routes et des distances. k
7 Y Ta-pou-keou signific littérale-
darin du titre de kong-tsao, dont le nom de famille était ia Kiu etqui, desonnom personnel, s'appelait sw Lien.Deguignes,
dans son Histoire des Huns, lui donne le
verneur chinois de ce pays et [lui-même en devint le roi. Ses descendants héritèrent du trône qu'il avait fondé ; au temps de la dynastie des Ou", ils envoyèrent des ambassadeurs à la Cour, et rendirent la visite d'hommage. Ensuite, l’un d'eux étant mort sans enfant mâle eut pour successeur le fils d'une fille qu'il avait laissée, lequel se nommait Fan-hiong . Fan-hiong, en mourant, transmit à son tour la royauté à son fils (Fan)-y !.
Ce pays a des montagnes qui renferment des mines d’or, dont le minerài est de couleur rouge. L'or qui s'engendre dans ces mines produit, pendant la nuit, des feux qui ressemblent à ceux des vers luisants. On recueille au Lin-y des écailles de tortue, des coquillages qui servent de monnaie, le parfum appelé tchin-choui! et la fleur du &i-peî!*. Les fleurs de l’abre ki-peï fournissent, à leur maturité, des filaments aussi fins et aussi blancs que le duvet de l’oie. On les file et on en fait de très belles étoffes, qui peuvent se teindre de toutes les couleurs !?. Le parfum fchin-(chouî; se tire
nom de famille de Tsao, par une erreur qui consiste à avoir pris pour un nom d'homme le caractère HH tsao qui fait partie du titre de ses fonctions. — Gaubil fixe l'avènement de Kiu-lien à l'an 263.
14 Dynastie qui régna de l'an 222 à l'an 280.
16 Nea Di e LE .
CU, 48: Le fait d'interrompre la chronologie des rois de Lin-J- pour vinter-
caler un tableau. qui suit, des mœurs du
royaume ct des productions du pays indique, sclon la méthode de Afa-touan-lin, que ce tab'eau est emprunté à des documents comtemporains du roi Fan-y, c'esta-dire appartenant au commencement du IVe siècle de notre ère.
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sé H
1 On lit dans la Description du roy aume de Siam, par La Loubère : « Entre
les cotonniers qu'ils (les Siamois' ont en
d'un bois que les indigènes fendent, entassent et laissent pourrir a l'humidité pendant de longues années, jusqu'à ce qu'il ne reste plus d'intact que le cœur et les nœuds. On plonge ces débris dans l'eau ; ceux qui simmergent donnent le parfum qu'on nomme tchin-hiang ; ceux qui surnagent donnent celui qu'on appelle fchanhiang *. On trouve encore au Lin-y l'animal sing-sing?', et de l'ambre en abondance. Le #w/-ya dit que les lèvres du siug-sing sont le mets le plus délicat.
A l'égard de l’ambre, on assure qu'il provient de la résine du pin. Cette résine, après mille ans de séjour dans la terre, produiras des racines de squine, lesquelles racines se changeraient en ambre. après une nouvelle période de mille ans. D'autres pensent que la résine se transforme en ambre directement. La présence de l’ambre dans la terre se manifeste par l’aridité du sol sur une assez grande étendue. On creuse quelquetois jusqu’à la profondeur de huit ou
neuf pieds pour découvrir une concrétion de la grosseur d'un bois-
abondance, on vante beaucoup celui qui
se nomme Capoc. Il produit une espèce
de ouate si fine qu'on ne peut la filer, et qui leur tient lieu de duvet. » Il me paraît que ce nom de Capoc est le même que celui de ki-peï, orthographié à la chinoise, mais letexteduOuen-hien-tong-kao atteste en maints endroits que le duvet de la
fleur du Ki-peî se filait et se tissait.
2 IT 7, Tchin-choui signifie litté-
ralement : + qui s'immerge dans l'eau, ct ss
iTÙ TW tchin-hiang : parfum qui s'immerge. Ces deux termes sont synonymes.
KE wr tchan-hiang, au contraire, signific parfum qui forme un pont, c'est-à-dire qui surnage. La construction de la phrase parait indiquer que cette seconde sorte était de seconde qualite.
21 Voir ci-dessus, page 178 ct suiv,
seau, au centre de laquelle l'’ambre est renfermé. Au moment où il reçoit le premier contact de l’air, il n'a guère plus de consistance que la gomme du pêcher, mais il s'affermit bientôt et durcit peu à peu. Les autres productions du Lin-y ressemblent à celles du Kiao-tchi.
Les habitants construisent les murs de leurs maisons avec des briques cuites, revétues d’une couche de chaux. Les maisons sont toutes surmontées d'une plate-forme ou terrasse, appelée kan lan *. Les ouvertures sont généralement placées du côté du nord; quelquefois du côté de l’est ou de l’ouest, sans règle fixe.
Deux grands dignitaires appelés si-krun-po-ti"* et sa-po-tt-ko°*, occupent à la Cour le premier rang. Sous leurs ordres sont placées trois classes de mandarins nommées /un-to-sing *, ko-lun-tchi-tt *" et y-ti-kia-lan".
La hiérarehie des fonctionnaires qui administrent les provinces comprend plus de deux cents classes différentes. Les principaux de ces fonctionnaires se nomment fo-/0** et ngo-lun*"; on peut les comparer à nos vice-rois ou gouverneurs.
Pour écrire, les habitants de ce royaume emploient des feuilles
d'arbre qui tiennent lieu de papier; en guise de nattes, ils se ser-
22 t Fi. On a vu déjà, plusieurs chi PE De Hi HA fois, la même expression employée dans n i 24 UH: | le même sens, en parlant des habitations 2 HU i x ‘Ti construites par les anciens peuples indi- “TT It N bri gènes de la Chine méridionale. 28 IE HE WE DI fà
vent des feuilles du cocotier’. Hommes et femmes n'ont d'autre cos-
tume qu'un lè de toile de ki-peï enroulé autour du corps. Ils se per-
cent les orcilles, afin d'y suspendre de petits anneaux. Les gens dis-
tingués chaussent des souliers de cuirs ; ceux du commun marchent
nus-pieds. Ce sont là des usages qui règnent également dans le Fou-
nan“! et dans tous les royaumes situés au delà du Lin-y. Le Roi
porte un bonnet de forme élevée **, orné de fleurs d’or et garni d'une
houppe de soie. Quand il sort, il monte sur un éléphant ; il est pré-
cédé de conques et de tambours, abrité sous un parasol de ki-peï et
“EA AM. li A 6 NE On pourrait traduire à
priori: « Pour écrire, avec des feuilles d'arbre on fabrique ‘littér: on fait) du papier; et pour étendre (par terre), avec des feuilles de cocotier on fabrique (litt. : on tait) des nattes. » Mais il parait évident que les feuilles de cocotier servent de nattes naturellement, sans être travaillées.
d'où il suit. en vertu du parallélisme des expressions, que le caractère hf ouei doit étre pris ici dans son sens habituel de être, Jaire érellement.c'est-à-dire servir de, tenir lieu de. Ceux qui penseront. avec Deguiunes et Klaproth, que Lin-y est l'ancien nom du pays de Siam remarqueront. du reste. ce pasage de la description du Siam
par La Loubère : « Les Siamois écrivent
aussi avec un style ou un poinçon sur les feuilles d'une sorte d'arbre qui a beaucoup de ressemblance avec le palmier, et qui se nomme fan. Ces feuilles, qu'ils appellent barlan, se coupent en carré long et fort étroit. C'est sur cette espèce de tablettes qu'on écrit les prières que les talapoins
chantent dans leurs temples» (Histoire
générale des voyages, édit. de Didot. t.
IX, p. 305.
# Voir la notice qui suit immédiatement celle-ci.
32 littéralement: un bonnet de la torme du honnet appelé tchong-fou, coiffure de cérémonie dont la figure est re-
présentée dansle San-tsai-tou-hoei, section
du costume. livre I. folio 1%.
entouré de serviteurs qui déploient des drapeaux de la même étoffe: Il n'existe aucun code de lois pénales. On fait écraser les criminels sous les pieds d’un éléphant, ou bien encore ou les conduit dans une montagne isolée appelée Po-lao-chan *, où ils sont condamnés à mourir de faim. Les hommes des plus hautes familles sont appelés Po-lo-men *. Les noces s'accomplissent toujours à la huitième lune. Ce sont les filles qui demandent les garcons en mariage, par la raison qu'elles sont considérées comme étant d'une nature inférieure. Il n'est pas interdit aux personnes qui portent le même nom de famille de se marier entre elles *.
Ces étrangers sont d'un caractère belliqueux et cruel. Ils ont pour armes l'arc et la flèche, des sabres, des lances et des arbalètes en bois de bambou. Les instruments de musique dont ils font usage ressemblent beaucoup à ceux que nous avons nous-mêmes : la cithare, le violon à cinq cordes, la flûte, etc. Ils se servent aussi de conques et de tambours pour avertir le peuple“. Ils ont les veux profonds, le nez droit et saillant, les cheveux noirs et frisés. Les femmes nouent leurs cheveux au sommet de la tête, en forme de marteau. Le climat est chaud toute l'année ; jamais de gelée ni de neige.
Les funérailles du Roi ont lieu sept jours après sa mort ; celles des grands mandarins au bout de trois jours et celles des gens du peu-
ple le lendemain du décès. Quelle que soit la condition du mort.
ibek 15) A 5 ih Le caractère LL une ile appelée Po-lao
a VE tl chan (montagne) avant aussi parfois le sens ie AE Brahmanes.
de ile. on pourrait traduire également: # Contrairement aux lois de la Chine.
son corps est soigneusement enveloppé, porté sur le bord de la mer ou d'un fleuve, au bruit du tambour, avec accompagnement de danses, et ensuite livré aux flammes sur un bûcher que dressent les assistants. Les ossements épargnés par le feu sont enfermés dans un vase d'or et jetés dans la mer, quand c’est le corps du roi qu'on a brûlé. Les restes des mandarins sont enfermés dans un vase d'argent et jetés dans les flots à l’embouchure du fleuve; pour les morts qui n'ont joui d'aucune distinction, on se contente d’un vase de terre que recoivent les eaux fluviales. Les parents de l’un et de l’autre sexe suivent le convoi et coupent leurs cheveux, avant de s'éloigner du rivage; c'est la seule marque d’un deuil trèscourt. On voit cependant quelques femmes qui gardent le deuil toute leur vie sous une autre forme, en laissant flotter leurs cheveux épars après qu'ils ont repoussé. Ce sont des veuves qui ont renoncé à jamais de se remarier.
Tous les habitants de ce royaume sont bouddhistes. Leur écriture est la même que celle de l'Inde. Un de leurs rois a fait fondre une statue d'or et d'argent représentant Bouddha, laquelle statue n'a pas moins de dix embrasses de tour".
A l’époque de la dynastie des ‘l'cin, sous le règne de l'empereur Ou-ti, dans les années ta-kang 280-289), le roi (Fan-y) offrit encore le tribut. Ce roi mourut dans la deuxième année kien-
kang, du règne de l’empereur Tching-ti (336). Il eut pour succes-
#6 Quand passele cortége roval.et dans Voyage autour du monde, décrit une stacertaines autres cérémonies. tue de Bouddha qu'il vit au Siam et qui
#7 [le comte de Beauvoir. dans son n’oftre pas de moindres dimensions.
seur l'esclave appelé Ouen **, que jadis il avait envoyé jusqu à Lo-
vang”* afin de nouer des relations commerciales avec la Chine, qui avait rapporté de son voyage l'art de bâtir des palais, de fabri-
quer des armes, de construire des chars de guerre et qu'il avait
comblé de faveurs à son retour, en lui confiant le commandement
de ses armées. Cet esclave Ouen commenca par calomnier et rendre
odieux à leur père les fils du roi Fan-y; il les forca de quitter
la Cour et, quand Fan-y mourut, il s'empara traitreusement du
tronc. Il avait trente à quarante nulle soldats, avec lesquels il atta-
qua les royaumes voisins. Sous le règne de l'empereur Mou-ti, dans
‘M Ji % Je traduis le caractère IX nou (esclave au lieu d'en faire un nom propre, par respect pour la version des missionnaires de Pé-king, adoptée par Deguignes, cte. Il est à remarquer cepen-
et .
dant que ce Ja SM Nou-ouen l'esclave +4 + Ouen est appelé aussi SL k Fan:
atren, portant ainsi le nom de LL Fan qu etait celui de la famille rovale du Lin que ses descendants portèrent tous de meme le nom de Fam, et que ce fut seulement trois siècles plus tard. comme on de verra ci après, que la famille Fan, suivant Ma-towan-lin et les autres histo- Liens, vessa de régner. IL n'est donc pas imposublé de supposer que le roi Far: ait
tant de lexclare Onen son RS d'adoption.
de telle sorte qu'il ait été consideré comme son descendant direct: mais il ne me paraitrait pas impossible non plus d'admettre deux autres hypothèses, l'une que UT Nou fut simplement la première svllabe du petit nom de Vou-ouen; l’autre que Fan-ouen, fils d'une concubine du roi F'an-1, préféré par le roi à ses frères légitimes, ait recu ce surnom de Von (esclave) par allusion à la condition de sa mère.
sans être nullement lui-même de condition servile. L'histoire des peuples orientaux offrent beaucoup d'exemples ana logues.
# Ancienne capitale de la Chine. si-
tuce dans la province actuelle du He-nan.
la troisième année yong-ho (347), il envahit le Ji-nan*° [le kiun actuel de ce nomlet proposa au gouverneur chinois du Kiao-tcheou, nommé ‘l'chu-fan, de fixer les limites de ses territoires et de ceux de l’Empire à Hong-chan!, c'est-à-dire à l'extrémité septentrionale de la province dont il venait de s'emparer. C'était au marché de Hong-chan qu 'arrivaient depuis longtemps les marchandises précieuses importées pour faire des échanges par les vaisseaux des royaumes lointains. La cupidité des fonctionnaires chinois du Kiaotcheou et du Ji-nan, qui exercaient sur ces marchandises des prélèvernents de vingt à trente pour cent, soulevait un concert de plaintes et, d'autre part, le Lin-y qui ne possédait qu'une faible étendue de terres labourables ambitionnait beaucoup les fertiles plaines du Ji-nan. L'esclave Ouen s'empara encore du Kieoutchin*? (le kiun actuel de ce nom! et chargea le peuple d’impòts si excessifs qu’à peine il laissait aux habitants dix à vingt pour cent de leurs récoltes. Il mourut, sur ces entrefaites, et fut remplacé par son fils (Fan)-fo', que le gouverneur chinois du Kicou-tchin, nommé Kouan-soui, expulsa du Ji-nan et forca de rentrer dans les anciennes limites du Lin-y. Kouan-soui, poursuivant l'ennemi, avait pénétré fort avant dans le Lin-y. On était alors à la cinquième
#0 Voir les Tableaux historiques de piusieurs fois déjà de cette ville et de son l'Asie de Klaproth pour la situation de marché dans les notices sur les anciennes cette province, dont la capitale était au populations de la Chine méridionale. nord-est du Tong-king actuel et dont les 42 L'une des provinces du ÆAïao-tchi. limites ont énormément varie. Voir ci-dessus, page 308.
“1 F# ili A Vest de la ville actuelle 13 {ili
de Nan-ning-fou. Il a été fait mention
lune. Il tit dresser un gnomon. Le soleil se trouva au nord du gnomon, et l'ombre fut au midi du gnomon. L'ombre avait neuf {sun et un fen de longueur, en partant du midi de l'ombre du nord. Cette observation explique comment les habitants de ce pays ouvrent les portes de leurs maisons du côté du nord pour qu'elles soient tournées du côté du soleil fi.
Fan-fo demanda la paix, mais il ne tarda pas à envahir de nouveau les territoires du Ji-nan et du kiun de Kieou-te jfrontière actuelle du Ngan-nan et du Ji-nan]. Un grand nombre de soldats périrent dans ces guerres perpétuelles et le Kiao-tcheou fut définitivement amoindri.
Un arrière-petit-fils de (Fan)-fo, nommé (Fan)-ouen-tr 5, occupa le trône de Lin-y et fut tué par Yang-ken-chun!, prince du Fou-nan'. Fan-tchou-nong'*, qui était alors ministre dirigeant du Lin-y, calma les troubles dont cet événement fut suivi et
placa la courome sur sa propre tête. Il laissa le pouvoir à son fils