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SME ENEN ELIZA
PAN-PAN
ME
Fe
Ce royaume entra en relations avec la Chine au temps des
Leung!. Il occupe le nord d'une grande ile séparée du Lin-y par
une petite mer *. Il faut quarante jours de navigation pour s'y ren-
dre, en partant de Xïao-tcheou*.
UCest-ü-dire dans la première moitic du Vue siècle.
2 Je me suis conforme, pour cette traduction, à la ponctuation du texte chinois dé ma plus ancienne adition du Ouen-hientornato (les editions posterieures ne sont AS panctuces' i mats je dois remarquer que la ponctuation est souvent Futive et que, autant les règles de construction ondinaares, ti seratt plus naturel de traduire :
«Ue Tur duate.. est atue dans une grande ile. Nom mond est sure du Lin-v par
AURA IO terr
Le roi s'appelle Yang-li-tchi*;
# Canton.
HE Hi I roi n'existe = ki: Ce roi n'existait plus depuis long- temps à l'époque où vecut Ma-touan-lin, puisque les faits relatés ici nous reportent au Vlme siècle de notre ère; mais on sait que les verbes chinois de lu langue ecrite ont une forme invariable qui ne comporte point de temps.
J'ai eul occasion précalemment J'exposer les motits qui m'ont décidé è esmplover toujours ie present de l'indicatir. dans la traduction des nombreux iragments k=-
turiques dont ces notices SONT vompeosers
PAN- PAN. 463
son père se nommait Vang-/e-ou-lien®. La tradition ne va pas plus loin. Le peuple habite surtout les rivages de la mer. Ces barbares ne savent pas construire des murailles défensives; ils se contentent de dresser des palissades.
Le Roi se couche à moitié sur un lit doré qui à la forme d'un dragon. Les grands de son entourage se tiennent à genoux devant lui, le corps droit et les bras croisés de telle manière qu: les mains sont posées sur les épaules. A sa cour, on voit beaucoup de brahmanesf, venus de l'Inde pour mettre à profit sa munificence et très en faveur près de lui. Ses ministres ct ses principaux officiers portent les noms de po-/ang-so-lan', kouen-lun-ti-ye*, kouen-lun-po-haï", kouen lun-po-ti-so-kan !. Les indigènes prononcent indifféremment kowen-lun!'! ou kou-long!*, de sorte qu'on écrit aussi quelquefois kou-long au lieu de kouen-lun. l.es provinces sont gouvernées par des fonctionnaires du titre de no-yen , ce qui corres-
pond à peu près à nos fse-chi !' et à nos hien-ling !*.
LE + s£ " o . .
fragments presque tous empruntés à des 12 nr HE, Voir ci-dessus l’article
chroniques contemporaines des faits re- Fou-nan, p. 441. Dans la notice sur le Fou-
cueillis. nan, ce nom de Kouen-lun ou Kou-long 5 Di dpi À } ù a été cité comme étant un nom de famille 6 VE Gti PH très répandu. Ici. nous le voyons entrer : TI pil CA 44 dans la composition d'un titre de fonc- R Ë lé fi HI, tions. La vérité, dans cette confusion, est
» NE 6 PI #H Une note in- assez difficile à éclaircir. dique que #! doit se prononcer ici haï. 14 FI FILS TT, dt US CA iti 2 H ''Onacomparé les tse-chi à des préfets.
I ME US 15 A peu près des sous-préfets,
Les flèches en usage dans le royaume de Pan-pan ont des pointes faites d'une pierre très dure; les lances sont armées d'un fer aiguisé sur son double tranchant. Il existe dans ce pays dix couvents de bonzes et de bonzesses, qui étudient les livres sacrés du bouddhisme, mangent de la viande, mais ne boivent pas de vin. Il existe aussi un couvent de fao-sse !ñ. La règle de ces derniers religieux est plus rigoureuse ; ils s'abstiennent également de viande et de vin. Leurs livres sont ceux de Ngo-sieou-lo-0uang'*. Ils ne sont ni très estimés, ni très respectés. On donne vulgairement aux bonzes le nom de pi-kieou!* et aux fao-sse le nom de tan!?.
Durant les années Youen-kia (424-453), hiao-kien ‘454-456: ct {a-ming (457-464), sous la dynastie des Song, le roi de Pan-pan offrit régulièrement le tribut. Sous les Leang, la première des années ta-tong (527) et aussi la quatrième de ces mêmes années (530), il envoya des ambassadeurs qui offrirent entre autres objets, avec leurs lettres de créance, des dents de Bouddha, de petites tours peintes et divers parfums. Deux ans plus tard (532:, un nouvel ambassadeur apportait des images de tours peintes, des oiseaux che-li* du
royaume de Pou-ti*!, des feuilles de l'arbre pou-ti*, des par-
16 Sectateurs de la doctrine du tao, 22 7a Ht F4 Pou-ti-chou. — Pouenseignée par Lao-tse. ti, en sanscrit bodhi, signifie l'intelligence 17 pr té SE + (de Bouddha). Pou-ti-chou, en sanscrit [ES JE Fr bôdhidrouma, c'est l'arbre de l'intelli- 19 À gence, dont il est fait mention maintes
2" Voir la note 10 de la notice pré- fois dans l’Histore de la vie de Hiouencédente. tsang et de ses voyages dans l'Inde. Il se
EE 21 se. TR RI Voir la note qui suit. peut donc que les feuilles de l'arbre de
PAN- PAN
fums, etc. Enfin, sous les Soul, dans les années fa-nie (605-617),
on vit encore arriver une ambassade du Pan-pan à la Cour**.
l'intelligence offertes par les envoyés du Pan-pan ait été un présent d'une nature plus ou moins mystique. D'autre part, l'arbre pou-ti est, suivant Lobscheid, un arbre sur les feuilles duquel on peut peindre très finement, après qu'elles ont subi une certaine préparation, et Persoon identifie cet arbre avec le banhinia scandens.
En tout cas, et quelle que soit ici la mei!-
leure interprétation du mot pou-{i, il pa-
ATSUME GUSA 3. RI
raît évident qu'il existait un rapport d'étvmologie entre le nom de l'arbre pou-ti et celui du royaume de Pou-ti.
2 Sclon M. de Rosny, le pavs de Pan-par était situé au sud-est du golfe de Siam et à l'ouest du royaume de Lang ya-siu où Lang-ya-sieou. (Les peuples orientaux connus des anciens Chinois.
page 101 et carte IX.)
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