ROYAUME
Di
HI
Les habitants du Tchi-tou sont de la même race que ceux du
Fou-nan. Il faut plus de cent jours de navigation dans la mer du
midi pour arriver à leur pays. A l'endroit où leur capitale est bâtie,
le sol est cxtrêmement rouge; de là le nom de Zchi-tou'. Ce
royaume confine à l'est celui de Po-lo-la* ; à l’ouest il touche au
royaume de Po-lo-so*; à son midi, est le royaume de Ko-/o-tan4;
au nord il est borné par la grande mer. Ses frontières s'étendent
sur plusicurs milliers de /i°.
ch.
‘IR Ke NI IR ke À (59 ae H
—— 5 Abel Rémusat, dans ses Vouveaux
È Tchi-tou signifie terre
mélanges asiatiques, et récemment M. de
Rosny dans son Mémoire sur les peuples
orientaux connus des anciens Chinoïs. ont cru pouvoir identifier 7chi-tou avec le Siam, qui a porté aussi le nom de Siuen-to et que plusieurs orientalistes ont cru reconnaître encore dans l'ancien Lin-J-, dont la notice a été donnée plus haut. Les frontières du Siam ct des autres royaumes de
ces régions méridionales ont subi de telles
Le nom de famille du roi de Tchi-tou est Kiu-tanf et son nom personnel est Li-fou-to-st*. On ne sait pas à quelle époque remonte l’histoire des ancètres de ce prince. On raconte seulement que son père ayant abandonné le trône pour se faire religieux, lui a transmis la royauté dont il est en possession depuis seize ans$. Ce roi Li-fou-to-si a trois femmes, qui toutes sont des filles des royaumes voisins. Il habite Seng-tchi°, ville munie de trois enceintes, dont les portes sont séparées l'une de l’autre par une distance d'environ cent pas. Sur chacune de ces portes, enguirlandées de clochettes d'or ciselé, on a peint des boddisattvas et des immortels qui planent dans les airs. Les abords sont occupés par quelques dizaines de femmes, élégamment parées, les unes faisant de la musique et les autres tenant à la main des fleurs d’or. Quatre autres femmes, coiffées et habillées comme les kin-kang-
li-sse !* qu'on voit sur les côtés des tours de Bouddha, se mon-
variations qu'il est possible parfois de concilier des identifications différentes, à quelques siècles d'intervalle. On verra cependant, au courant de la notice sur le Tchitou, que dix jours de navigation séparaient ce pays du royaume de Lin-y co-existant au VIIme siècle de notre ère.
BÈ
Aa
8 Ces renseignements remontent très probablement à l’an 609, époque d'une ambassade chinoise au pays de Tchi-tou
qui sera relatée plus loin.
9 fé NE On peut prononcer aussi
Seng-hi. Le mot ville s'entend évidemment ici de la ville roy-ale, c'est-à-dire de l'ensemble des habitations formant la résidence du Roi. A Pé-king la ville impériale, où réside l'Empereur, est de même entourée d'une enceinte qui la sépare entièrement des agglomérations privées.
10 W. Williams explique ainsi l’expression Æ Hi) 7] + kin-kangli-sse : « The diamond warrior, or he who
grasps the diamond club (vabira).»
trent à l'extérieur et à l'intérieur des portes principales. Celles de l'extérieur sont armées en guerre ; celles de l'intérieur ont en main des chasse-mouches de crin blanc (symbole d'immortalité). Aux parois latérales de la voie sont suspendus de légers filets sur lesquels on dispose symétriquement des fleurs, de manière à former de brillants décors!!.
Les édifices du palais n'ont qu'un étage. Toutes les portes sont sur la même ligne et tournées du côté du nord. Le trône, élevé sur une estrade à trois marches, est également tourné vers le nord. Le Roi s’y montre revêtu d’une robe dont la couleur est celle du soleil levant. Son bonnet est orné de fleurs d'or et de pendants de pierres précieuses. Quatre jeunes filles se tiennent debout à ses côtés. Ses gardes sont au nombre de plus de cent. Derrière le trône est une sorte de grande niche faite de cinq espèces de bois odoriférants incrustés d’or et d'argent et au fond de laquelle est suspendu un disque à rayons d'or en forme de flammes !?. De chaque côté de l’estrade royale, sont placés deux
grands miroirs métalliques ; devant chacun de ces miroirs un vase
1 Pour la traduction de toute la dernière partie de ce paragraphe, qui présente de grandes difficultés et dont le texte offre plusieurs variantes dans les diffé rentes éditions des œuvres de Ma-touanlin, j'ai suivi les explications d'une glose que M. Yang-ouen-hoei a bien voulu me communiquer,
3 Placé derrière la tête du souverain,
ce disque lui formait une auréole pareille à celle que l’on donne aux images de Bouddha. Le P. Kirscher nous montre ce genre d'auréole dans une représen tation de l’Empereur du Mogol (China illustrata, Amstelodami 1667; planche en regard de la page 78). On verra plus loin que le même usage existait au
Tchin-la.
TEHI- FOU. 469
d'or, et devant chaque vase un brùle-parfums également en or. Au bas de l’estrade est un bœuf d'or couché, abrité par un dais qu'accompagnent de très riches éventails. Quelques centaines de brahmanes ! assis sur deux rangs vis à vis les uns des autres, à droite et à gauche de l’estrade, assistent à l'audience royale.
Les hauts dignitaires, chargés de gérer ensemble les affaires du royaume, se composent d'un premier ministre du titre de sato-kia-lo"i, de deux fonctionnaires du titre de to-na-ta! et de trois autres assistants du titre de kia-li-mi-kia 5, La répression des crimes est confiée particulièrement à un grand magistrat du titre de kiu-/o-mo-ti!". Enfin, chaque ville est placée sous l’autorité de deux mandarins principaux, appelés na-ya-kia'$ et po-ti ".
Les habitants du Tchi-tou se percent les oreilles et se coupent les cheveux. Ils ne fléchissent pas le genou pour saluer. Ils se frottent le corps avec des huiles parfumées. Le culte de Fo est plus ardent chez eux que partout ailleurs. Les femmes des brahmanes nouent leurs cheveux derrière la nuque. Les hommes et les femmes portent indifféremment des vêtements rouges, bleus, ou de toute autre couleur. Les gens riches s’habillent aussi richement qu'ils le veulent ; une chaîne d'or est le seul ornement dont il soit défendu de se parer, s’il n’a pas été donné par le Roi.
Pour les mariages, on choisit d'abord un jour heureux. Les cinq jours qui précèdent la date fixée sont employés à se réjouir
JE KE oh SE 2 “Hé Di cn I DI 3
o EAN fr
Br GE a F RI
ct à boire. Au sixième jour, le père met la main de sa fille dans celle de son gendre et le septième jour le mariage est consommé. La noce terminée, on prend congé les uns des autres et les nouveaux époux vont vivre à part, à moins que le marié n'ait encore son père, auquel cas il demeure avec lui.
Ceux qui perdent leur père, leur mère ou leurs frères se rasent la tête et prennent des vêtements blancs. Ils construisent au-dessus de l’eau une case de bambou, qu'on remplit de menu bois et dans laquelle on place le cadavre. On arbore des drapeaux, on brûle des parfums, on souffle dans des conques et l’on bat du tambour, tandis que le feu est mis au bûcher et que les flammes le consument. A la fin, le tout disparaît dans l’eau. Cette cérémonie ne varie jamais. Rien ne distingue les funérailles d’un haut fonctionnaire de celles d’un homme du commun. Pour le Roi seulement, on prend soin d'opérer la crémation de manière à recueillir les cendres, qui sont enfermées dans un vase d’or et dont un monument funèbre recoit le dépôt.
Hiver comme été, il règne une humidité constante?’ ; des pluies abondantes ne cessent de tomber. Le beau temps est très rare. Les semailles n’ont point d'époque fixe. Le sol est favorable pour le riz, le millet, les dolics blancs et le sésame noir. Les autres produits du pays sont les mêmes que ceux du Kiao-tchi. Les ha-
> Littér.: «L'hiver et l'été constam- porte la plus ancienne édition. Il m’a paru ment sont humides. » La dernière édition que la version primitive se lisait mieux du Ouen-hien-tong-kao a substitué ici le avec la phrase qui vient immédiatement caractère ÿ Li ouen (chaud, chaleur) au après celle-ci.
caractère pe: ta ‘humide, humidité) que
bitants du Tchi-tou fabriquent un vin d'un goût très agréable avec la canne à sucre et avec la racine d’une courge appelée {se-koua*. La couleur de ce vin est d'un jaune tirant sur le rouge ; la saveur en est parfumée. Le cocotier leur fournit encore une sorte de vin**?.
Dès qu'il fut monté sur le trône, l'empereur Yang:ti (des Soui) chercha des hommes intelligents et hardis pour visiter les pays lointains et pour nouer des relations avec eux. La troisième année fa-mi (606), deux mandarins nommés Tchang-tsun et Ouang-kiun-tching ayant offert de se rendre au Tchi-tou, l'Empereur accueillit très favorablement leur demande et les chargea de porter au roi de ce pays des présents consistant en toute sorte d'objets variés au nombre de plus de cinq mille. A la dixième lune, les deux envoyés s'embarquèrent avec leur suite dans le port de Nan-haï* et, rencontrant un bon vent, après vingt jours et vingt nuits de navigation ils arrivèrent à Tsiao-chi-chan*. Ils gouvernèrent de là vers le sud-est et mouillèrent à l’île de Ling-kia-po-pa-to**, dont la côte occidentale regarde le Lin-y et sur les hauteurs de laquelle il existe un temple. Continuant leur route dans la direction du midi et après avoir passé devant Sse-fse-chi*f, ils rencontrèrent un grand nombre d'îles et d’îlots très rapprochés les uns des autres. Ils naviguèrent
encore deux ou trois jours et alors ils apercurent, de loin, à l'ouest,
21 HE JR Courge violette. res brülées. ih chan (montagne) ayant 22 M, de Rosnva interprété: «avec le souvent aussi le sens de fle, on doit enlait de la noix de coco, etc.,» ce qui pa- tendre ici, sans doute, l’île ou les îles de
raît très plausible. Tsiao-chi.
2 C'est-à-dire le port de Canton. di I (D 5 À 24 - . A — ° 24 FE fi dl Montagnes des pier 26 Hi) T fa,
les montagnes du royaume de Lang-ya-sieou*". Enfin, contournant au midi l'île de Ki-/ong**, ils atteignirent les rivages du Tchi-tou.
Le roi de Tchi-tou envoya le brahmane Xïeou-mo-lo**, avec trente barques, à la rencontre de la mission chinoise. On sonna de la conque, on battit du tambour en signe de joie. On apporta une chaîne d'or pour amarrer le vaisseau qui avait amené les envoyés de l'Empereur et l'on offrit à ceux-ci deux flacons d'or en forme de croissant contenant de l'huile parfumée, ainsi que huit écuelles d'or, des eaux de senteur et quatre pièces d'étoffe blanche, le tout pour servir à leurs ablutions. Le même jour, à deux heures, le Na-ya-kia vint chercher les ambassadeurs avec deux éléphants harnachés et des parasols en plumes de paon. Il apportait un grand plat d'or orné de fleurs d'or, destiné à recevoir les lettres de l'Empereur. Des hommes et des femmes, au nombre de cent, faisaient retentir l'air du bruit des conques et des tambours. Deux brahmanes guidèrent le cortège jusqu'au palais du Roi. Tchang-tsun remit alors les lettres impériales, qui furent portées dans la salle d'audience, où le Roi siégeait sur une estrade. Au bas de cette estrade tous les grands de son entourage étaient assis. Quand la lecture des lettres impériales fut terminée, on introduisit Tchang-tsun et les siens. qui s'assirent à leur tour. Une musique indienne se fit entendre. Ensuite, Tchang-tsun et les siens étant retournés dans la demeurc qui leur avait été assignée, le Roi chargea plusieurs brahmanes du soin de pourvoir à tout ce qui leur était
nécessaire ; de plus, il leur envoya des mets choisis, disposés sur
2 Voir ci- pani p. 455. 2) AE par SE 28 SE fa SIN hi
des plateaux de feuillage. A cette occasion, le grand supérieur dit à Tchang-tsun : « Maintenant, nous sommes les sujets du grand Royaume. Nous ne sommes plus (des hommes) du (petit) royaume de Tchi-tou *. »
Quelques jours plus tard, Tchang-tsun et sa suite furent invités à un banquet royal. Des gardes leur furent donnés pour escorte ; on leur rendit les mêmes honneurs qu'ils avaient recus précédemment. Deux lits! avaient été placés devant le Roi. Sur chacun des ces lits on servit un grand plateau de feuillage, d’une dimension de quinze pieds carrés environ, chargé de plus de cent
espèces de mets : du riz teinté de quatre couleurs différentes, jaune,
ARA MEI a à 3: IR a Le second membre de cette phrase ne laisse pas d'être un peu énigmatique. Pour lui donner un sens, il m'a fallu sous-entendre les mots que j'ai mis entre parenthèses. Peut-être cachet-il quelque autre pensée que je ne saisis pas. M. de Rosny, qui l'a interprété comme moi, ajoute que dans le traité de géographie historique intitulé Ual 4 YA ] + = À Tong-si-yang-kao, où le même propos est rapporté, les paroles du grand
supérieur mentionnées ici sont suivies de
cette autre phrase complémentaire : TE + a. & AL EAN fi FA SO) Ce X «Je sou-
ATSUME GUSA. G. XI
haite que ces mets soient mangés en pensant au grand Royaume ; » autrement:
«Ces mets vous sont offerts en témoignage de notre sympathie pour votre pays. »
Cette restitution paraît d'autant plus plausible que sans elle on s’expliquerait difficilement, un peu plus haut, le rôle du caractère A yn, à cause de..... à l'occasion de..... (à cette occasion le grand supérieur dit, etc.)
tà, Fk Ce caractère, qui signifie proprement un bois de lit, désigne également un grand siège plat, un lit
de repos sur lequel on se tient à demi
couché.
blanc, violet et rouge; des viandes de bœuf, de mouton, de porc ; des poissons, des tortues, des crustacés. Le Roi fit signe à Tchangtsun de prendre place sur l’un de ces lits. Tous les autres convives s'assirent sur des nattes étendues par terre. Chacun but dans une coupe d'or. Des femmes exécutaicent, par intervalles, des morceaux de musique.
Après avoir gratifié les ambassadeurs de très riches présents, le Roi décida que le Na-ya-kia® les accompagnerait dans leur retour à la Chine, afin d'offrir en tribut divers produits du Tchitou: du camphre, des bonnets ornés d’hybiscus d'or, etc. Le Roi avait fait fondre en or des représentations de feuilles de t0-lo ** dont toutes les fibres étaient délicatement imitées et sur lesquelles on écrivit les lettres adressées à l'Empereur. Ces lettres furent enfermées dans une boîte d'or.
Au bruit des conques et des tambours et avec le même cérémonial qu'à leur arrivée, Tchang-tsun et ses compagnons furent
reconduits jusqu’au lieu de leur embarquement par les brahmanes,
32 Il a été dit plus haut que chaque ville du royaume de Tchi-tou était placée sous l'autorité de deux mandarins principaux, dont l'un avaitle titre de Na-y-a-kia.
Il paraît évident, toutefois, que celui dont il est parlé dans cette notice avait une situation exceptionnelle. M. de Rosny assure qu'il était le fils du Roi. Notre texte est muet à cet égard. En tout cas, le Na-
ja-kia de la ville capitale était le pre-
mier des dignitaires portant ce titre.
% On a vu déjà en plusieurs endroits.
que divers peuples méridionaux se servaient des feuilles du 37 fÉÉ to-lo (ilex latifolia), comme d'une substance tenant licu de papier. Pour écrire à l'Empereur, le roi de Tchi-tou aurait donc fait fabriquer, en or, une imitation des véritables feuilles emplovées dans la correspondance
ordinaire.
qui en avaient recu l'ordre du Roi. Comme ils prenaient la haute
mer, ils virent des poissons verts voltiger par troupe à la surface de l’eau. Après dix jours de route, ils se trouvèrent en vue des montagnes qui bordent la côte sud-est du pays de Lin-y. L'eau de la mer, en ces parages, est jaune et nauséabonde, phénomène que l'on attribuc aux excréments d’un grand poisson et qui fut observé un jour entier. Peu à peu ils rangèrent la terre, courant au nord, et arrivèrent ainsi dans un port du Kiao-tchi. Au printemps de l’année suivante”, à Hong-nong *, ils obtenaient une audience de l’Empereur, à qui le Na-ya-kia fut présenté. L'Empereur manifesta sa vive satisfaction en conférant à Tchang-tsun et à Ouang-kiun“ des mandarinats d'un ordre très élevé. Le Na-ya-kia et ceux de sa nation qui l'avaient accompagné reçurent aussi des distinctions honorifiques et des présents considérables, chacun proportionnel-
lement à son rang.
Si L'an 608, si l’on s'en rapporte à la dernière date précédemment indiquée.
L'an 610, selon M. de Rosny, qui a suivi un texte mentionnant la sivième année la-nie.
35 Ancienne ville du Chen-si, où Ja
Cour résida quelque temps.
#% Le texte porte littéralement que l'Empereur conféra le titre de tche-ki-lou hoeï (titre d'un mandarinat très élevé) à (RE
na Tchang-\tsun)et autre (du même ordre), expression qui me paraît ne pou voir s'appliquer qu'à Ouang-kiun, le se
cond ambassadeur.
l'A AAA AAA ARMA AAA AMARA KA AI
Le royaume de Tchin-la est situé au sud-ouest du royaume
de Lin-y*?. Originairement, il dépendit du Fou-nan*. En s embar-
quant sur les côtes du Ji-nan*, on y arrive en soixante jours. Au
midi, ce royaume confine avec celui de T'che-kiu; à l'ouest Il tou-
! Cette notice sur le pays de Tchinla (le Camboge) a été traduite par Abel Rémusat dans le tome I de ses Nouveaux mélanges asiatiques. Si j'ai cru pouvoir m'écarter, en quelques endroits, de la version donnée par mon savant devancier, cela tient, d'une part, à ce que j'ai eu entre les mains trois éditions différentes d'un texte dont il ne posséda qu'une seule, souvent fautive, et, d'autre part, à ce que la lecture de l'œuvre ethnographique de Matouan-lin en son entier m'a permis d'é-
claircir, par de nombreux rapproche-
ments, certaines expressions qui restent douteuses, qnand on les rencontre isolement pour la première fois.
3 Onlit dans la traduction de Rémusat:
« Au sud-est du Lin-y.n Le texte chinois est cependant très précis FX & pa PA. L'indication du sud-est est peut-être plus exacte, mais je crois devoir respecter la version du texte chinois.
3 Voir ci-dessus, p. 450.
* Litt.: En s'embarquant dans le
kiun ou province du Ji-nan.