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che à celui de Tchu-kiang". Le nom de famille du Roi est Z'sa'; son nom personnel est 7'chi-fo-sse-na*. Dès le temps de son aïeul, le pays était devenu puissant. Tchi-to-sse-na attaqua le Fou-nan et le soumit à son autorité. A sa mort, son fils Y-che-na-sien-tai* lui a succédé. Ce prince fait sa résidence dans la ville de Y-che-na!, qui compte plus de vingt mille familles. Au milieu de la ville est une grande salle où le Roi donne audience et tient sa cour. Le royaume renferme encore trente villes, peuplées chacune de plusieurs milliers de familles, et toutes régies par un gouverneur ; les titres des fonctionnaires de l’état sont les mêmes que dans le Lin-y.
Tous les trois jours, le Roi se rend solennellement à la salle d'audience et s’assied sur un lit fait des cinq espèces de bois de senteur !! et orné des sept choses précieuses !*. Au-dessus du lit s’élève un pavillon tendu de magnifiques étoffes, dont les colonnes sont en
k ; L Li | (Royaume du fleuve Tchu, ou Fleuve Rouge).
À) E AA HR ZE 1 ° i & HI. Le rapprochement
du nom de cette ville et du nom personnel attribué au roi fils de Tchi-tosse-na, montre clairement que Y-che-nasien-taî devait étre non pas un nom propre, mais une dénomination telle que:
Prince de Y-che-na.
1! Nous avons vu précédemment que l'expression 11 Tr (les cinq parfums) se prend, quand il s’agit de meubles, dans le sens que nous lui donnons ici.
3 L'or, l'argent, l'émeraude, le cristal de roche, les rubis, l'ambre (ou le corail, ou le diamant) et l'agate. — L'expression t ii tsi-pao (les sept choses précieuses) est du reste un terme reçu pour signifier toute sorte de pierreries et de
métaux précieux.
bois veiné et les parois en ivoire parsemé de fleurs d'or. L'ensemble de ce lit et de ce pavillon forme en quelque sorte un petit palais, au fond duquel est suspendu, comme au Tchi-tou, un disque à rayons d'or en forme de flammes. Un brùle-parfums d’or, que deux hommes entretiennent, est placé en avant. Le Roi porte une ceinture de coton #kï-peï, rouge d'aurore, qui lui tombe jusqu'aux pieds. Il couvre sa tête d’un bonnet chargé d'or et de pierreries, avec des pendants de perles. A ses pieds sont des sandales de cuir et quelquefois d'ivoire ; à ses oreilles, des pendants d'or. Sa robe est toujours faite d’une étoffe blanche très fine appelée pe-tie "i. Quand il se montre la tête nue, on n’apercoit pas de pierres précieuses dans ses cheveux. Le costume des grands officiers est presque semblable à celui du Roi. Ces grands officiers, ou ministres, sont au nombre de cinq. Le premier a le titre de kou-loyeou'. Les titres des quatre autres, .dans l'ordre du rang qu'ils occupent, sont ceux de siang-kao-ping ‘5, po-ho-to-ling!, chemo-ling * et jan-lo-leou!*. Le nombre des officiers inférieurs est très considérable.
Ceux qui paraissent devant le Roi touchent trois fois la terre de leur front, au bas des marches du trône. Si le Roi les appelle et leur ordonne de monter les degrés, alors ils s’agenouillent en tenant leurs mains croisées sur leurs épaules. Ils vont ensuite s’as-
seoir en cercle autour du Roi, pour délibérer sur les affaires du
16 HE Gli a ‘H Voir, ci-dessus, la notice sur le 5 1 na
| Tchi-tou, i 17e 1) £ 3 | À 1 Hi ‘8 A RE 5 Mi ZX PS KE
royaume. Quand la séance est finie, ils s'agenouillent de nouveau, se prosternent et se retirent. Plus de mille gardes revétus de cuirasses et armés de lances sont rangés au pied des marches du trône, dans les salles du palais, aux portes et aux péristyles.
Ce royaume a d'étroites alliances avec les deux royaumes de l'san-pan* et de T'chu-kiang. Ils est souvent en guerre avec ceux de Lin-y et de To-ouan*'. L'usage des habitants est de toujours marcher cuirassés et en armes, de telle sorte que la moindre querelle entraîne des combats sanglants.
Les fils de la Reine, femme légitime du Roi, sont seuls aptes à hériter du trône. Le jour où le nouveau roi est proclamé, on mutile tous ses frères. A l’un on ôte un doigt, à l’autre on coupe le nez. Ensuite on pourvoit à leur subsistance, chacun dans un endroit séparé, sans jamais les appeler à aucune charge.
Les hommes sont de petite stature et ils ont le teint noir; mais beaucoup de femmes ont le teint blanc. Tous roulent leurs cheveux et portent des pendants d’ureilles. Ils sont d'un tempérament vif et robuste. Leurs maisons et les meubles dont ils se servent ressemblent à ceux du Tchi-tou. Ils regardent la main droite comme pure et la main gauche comme impure. Ils font des ablutions chaque matin, se nettoient les dents avec de petits morceaux de bois de peuplier et ne manquent pas delire ou de réciter leurs prières. Ils renouvellent leurs ablutions avant de prendre leurs repas, font jouer leurs cure-dents en bois de peuplier aussitôt après et récitent
encore des prières. Dans leurs aliments, il entre beaucoup de
? — d ris .
20 Voir ci-dessus, la note 28 de la no- 21 | E #H On peut prononcer aussi
tice sur le F'ou-nan, To-hoan.
beurre, de lait caillé, de sucre en poudre, de riz et aussi de millet dont il font une sorte de gàteaux qui se mangent trempés dans des jus de viande, au commencement des repas??.
Celui qui désire se marier envoie tout d'abord des présents à la jeune fille qu'il recherche ; ensuite la famille de la jeune fille choisit elle-même un jour heureux pour faire conduire l'épouse au domicile de l'époux, sous la garde d’un entremetteur. Les familles du mari et de la femme passent huit jours sans sortir. Jour et nuit les lampes demeurent allumées. Quand la cérémonie des noces est terminée, l'époux reçoit une part des biens de ses parents et va s'établir dans une maison à lui. A la mort des parents, si les défants laissent de jeunes enfants qui ne soient pas encore mariés, ces enfants prennent possession du reste des biens; mais si tous les enfants sont déjà mariés et dotés, les biens que les parents avaient conservé pour eux-mêmes entrent dans le trésor public.
Les funérailles se font de cette manière : les enfants du défunt passent sept jours sans manger, se rasent la tête en signe de deuil et poussent de grands cris. La parenté s'assemble avec les bonzes et les bonzesses de Fo ou les religieux du fao, qui accompagnent le mort en chantant et en jouant de divers instruments de musique. Le corps est brûlé sur un bûcher formé de toute espèce de bois aromatiques ; les cendres sont recueillies dans une urne d'or ou d’argent qu'on jette dans des eaux profondes. Les pauvres font usage d'une urne de terre cuite, peinte de différentes couleurs.
3% Litt.: «a Quand viennent les heures Ensuite ils saisissent les gâteaux avec leurs des repas, d'abord ils prennent des jus de doigts et les mangent. »
viande qu'ils mélent avec ces gâteaux.
ll en est aussi qui se contentent de déposer le corps au milieu des montagnes, en laissant aux bétes sauvages le soin de le dévorer.
Le nord du Tchin-la est un pays de montagnes entrecoupées de vallées. Le midi renferme de grands marécages, avec un climat si chaud que jamais on ne voit ni neige ni gelée blanche ; le sol y engendre des exhalaisons pestilentielles et fourmille d'insectes venimeux. On cultive dans ce royaume du riz, du seigle, un peu de mil et du gros millet. Les fruits et les légumes sont à peu près les mêmes que ceux du Ji-nan et du Kiao-tchi. Parmi ceux qui diffèrent on remarque le po-lo-na-so**, arbre qui ne porte pas de fleurs; ses feuilles ressemblent à celles du figuier-caquo et ses fruits à la courge tong-koua* ; le ngan-lo?>, sa fleur et sa feuille ressemblent à celles du jujubier et ses fruits à la prune ; l'arbre pive*, la fleur est pareille à celle du cognassier, la feuille ressemble à celle de l’amandier, le fruit est comme celui du mûrier à papier ; l'arbre po-tien-lo *'; ses feuilles, ses fleurs et ses fruits ressemblent à ceux du jujubier, mais sont plus petits; enfin l’arbre y-kopi-to**, dont les fleurs ressemblent à celles du Zin-kin?? et dont les feuilles sont comme celles de l’orme, plus grandes et plus épaisses toutefois ; son fruit est semblable à la prune, mais atteint parfois la grosseur d'un ching *.
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Species of Pyrus which bears a small
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