‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 135 sur 175 · CE, NET · texte numérisé non relu

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1 Usages empruntés aux mœurs et #4 K Hai

aux traditions chinoises. Ù FE, EM Ji » Si [1 = 1K #7

Au temps des Song du nord, dans la douzième année youenkia (435), le Roi, nommé Sse-/i-po-ta-ngo-to-lo-pa-mo *, envoya des ambassadeurs à la Cour, avec des lettres pour l'Empereur dans lesquelles il s'exprimait à peu près ainsi: « Salut à l'auguste empereur de l'Empire des Song, au Fils du Ciel heureusement doué, qui enscigne et convertit, qui sème la sagesse et la paix, qui subjugue tous les mauvais esprits par la puissance de ses vertus et dont l'heureuse influence s'étend, comme une rosée bienfaisante, sur tous les êtres vivants?”. »

Les relations de ce pays avec l'Empire demeurèrent ensuite intcrrompues jusqu'au règne de la grande dynastie des Song, époque à laquelle le roi Mo-/o-tcha?8 envoya un premier ambassadeur nommé 7o-fchan?*, assisté de plusieurs autres personnages nommés Pou-ya-li®, Li-to-no%, Kia-tching *, etc., qui parurent à la cour de l'empereur Taï-tsong dans la douzième lune de la troisième année chun-hoa (992). Ce To-tchan disait : « A la Chine, il existe un vrai maitre. C'est pourquoi nous lui rendons hommage et nous apportons le tribut.» Le tribut offert consistait

en ivoire, perles fines, lingots d'or, broderies, soieries variées,

ci Ft Lu 1 RE Hi) lé SE sementevidentes. Il a mis k pour K

EX JE et BI pour JE.

27 J'ai cru devoir traduire un peu libre- » F5 Er 5 ment ce passage écrit en style bouddhi- 29 PE | E que, dont chaque mot exigerait un com- 30 cdi di QUE mentaire si l'on voulait suivre la version 4 A PE 3|}

littérale. Ajoutons que le graveur du texte 32 (15 TE

chinois a commis deux erreurs, heureu-

tissus de coton de couleurs brillantes, partums. bois de sandal, écailles de tortues, noix d’arec, sabres avec poignées en corne de rhinocéros, nattes finement travaillées, perroquets blancs et enfin une petite tour bouddhique en bois de sandal incrusté de pierres précicuses. Les envoyés du Roi offrirent, en outre, divers ouvrages en écuille, du camphre, des clous de girofle **, etc.

Cette ambassade avait abordé à 7'ing-haï, du Ming-tchevu"', après une traversée de soixante jours. Avis de son arrivée avait été transmis aussitôt par l'inspecteur des douanes Tchang-sou-sien, qui annonçait que le costume des étrangers nouvellement débarqués ressemblait à celui des habitants de Po-sse*, et qui donnait aussi les détails suivants fournis par un interprète: « Un grand négaciant chinois des provinces méridionales, nommé Mao-hio, qui, sur un vaisseau appelé /e maitre de l'or*, se rendait souvent au Che-po (ou Tou-po) pour y commercer, avait inspiré aux hommes de ce pays la pensée de visiter l'Empire et d’ottrir le tribut. Leur roi se nommait Hia-tchi-ma-lo-ye*; il avait de nombreux otliciers de tout rang. La Reine se nommait Lokien cha-po. le. Roi se disait Po-ho*, dans leur langage, et

reine Po-ho pini-cha". Leur royaume était souvent en guerre

SM La turme de cette phrase donne à si ® + Cette expression com supposer Qu'il s'agit ici de petits présents porte l'idee de celui qui possède des ri-

atouts individuellement par les envoves à chesses inépuisables,

wi PC 2 = des personnes de la Cour. e LOT Bi HS à 4 LI % i sa @ Sa s \ > ) A Cest à dire dans l'île de Fokeva - DE: }j Fed sE À] vue. à Pentice du port de Nes pu > $ à

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avec celui de San-fo-tsi!!. Dans les montagnes de leur pays on voyait beaucoup de singes qui, loin de se montrer sauva ges, accouraient dès qu'on sifflait pour les faire venir. On leur jetait des fruits et alors apparaissaient tout d’abord deux grands singes, que les indigènes appelaient le roi et la reine des singes. Ils étaient suivis de la troupe de leurs sujets. Ceux-ci, se tenant à l’écart, attendaient que leurs majestés fussent rassasiées avant d’oser toucher à ce qui restait. »

Sur Île navire qui avait amené les ambassadeurs, il y avait une femme, nommée Mei-fchu!*°. Elle nouait ses cheveux au so nmet de la tête, sans aucun oruement. Elle était vêtue d’une robe courte en étoffe légère. La couleur de son visage était d'un noir tirant sur le bleu. Son langage n'était pas intelligible. Elle saluait à la manière des bonzes, en joignant les mains, inclinant le corps et pliant les genoux. Elle avait un jeune enfant, qui portait au cou une agrafe d’or ayant la forme d'un nénuphar et, au poignet, un ruban de soie forte également retenu par un fermoir d'or. Cet enfant se nommait Ngo-lou:.

Dès que To-tchan et ses compagnons arrivèrent à la Cour l'Empereur ordonna de les traiter avec beaucoup de distinction et quand ils se préparèrent, après un long séjour, à regagner leur patrie, 1l leur fit distribuer largement de belles soieries brochées d'or, de bons chevaux et aussi des armes, selon qu'ils le désiraient.

Ces étrangers racontèrent qu'il existait près de leur pays un

28 + 4! La notice sur ce pays, dont il a été 42 Je FX fait mention plusieurs fois déjà, viendra 43 [0] 1g On prononce cgalement

plus loin. Ouo-lou, ou O-lou.

royaume appelé le Royaume des Po-lo-men'', où l'on possédait un art magique qui permettait de découvrir les sentiments secrets de tous les hommes, de telle sorte qu'on ne pouvait rien machiner pour l’attaquer ou pour lui nuire, sans qu'il ne sùt à l'avance ce qui se préparait contre lui. Un autre royaume des mêmes parages est celui de Mo-y', dont on vit venir des marchands à Kouang- Icheou'*, dans la septième année faï-ping-hing-koue (982), avec de très précieuses marchandises.

La troisième année ta-kouan (1109), des envoyés du Che-po ‘ou Tou-po) parurent encore à la Cour. L'Empereur ordonna de leur accorder le même rang et le même traitement qu’à ceux du Kiao-lchi.

La troisième année kien-yen (1130), l'Empereur conféra au souverain de ce pays un grand nombre de titres honorifiques ‘?, en lui reconnaissant le titre de Roi et en le constituant vassal direct de l'Empire. Il honora aussi de divers titres honorifiques un petit souverain des contrées méridionales appelé Si-li-ti-tcha-

DE Re FA MU Royaume des JA Gt RE HE HA AI A Brabmane. AMARE HE “EX RE WE RE T #6 Canton. V4 FI F À 1 HH F 7 Les titres conférés au roi de Tou-po F J'ai eu l'occasion d'exposer préccétaient ceux de TE ja tn EE demment que les titres honorifiques con- HA IH a A A El sa az; fn férés par la chancellerie chinoise étaient dc a È UL A FE > À Xx pour la plupart intraduisibles. Je donne hag F£ nl 2° (pa È; ee HH toutefois ce passage pour le cas où quelque

CHE- Po OÙ TOU- PO. 503

lang-kou-ye-ko'8, qu'il voulut attacher à TEmpire. Chaque fois que ces princes envoyaient d: nouvelles ambassades, on leur con-

cédait de nouveaux honneurs.

sinologue serait désireux de l'analyser. “4 Ke Hi Ft 4° [e] liti] 4} ni]

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