KO-LO-CHE-FEN
en à Li ste È 7)
El
Ce royaume est situé très avant dans la mer du midi. Il est voisin de celui de T'o-ho-lo!'. Il peut mettre sur pied vingt mille soldats. La cinquième des années hiïen-king (560), son roi, nommé Pou-youe-kia-mo*, envoya des ambassadeurs à la cour des Tang et offrit le tribut.
' Voir ci-dessus, page 527, note 12; 2 ES EX {M PE
et page 529, note 20.
Ga
ATSUME GUSA. 10. ët 333
ci I
Le royaume de Tchen-tching est situé au sud-ouest de la Chine, à l’est, il est baigné par la mer; à l’ouest, il touche au Yun-nan ; le Tchin-la est à son midi, et ses frontières du nord bordent le Hoan-tcheou!. Il faut cinq jours de navigation sur mer, dans la direction du midi, pour aller de ce royaume à celui de San-fo-tsi*, et trente jours de marche par terre, dans la même direction, pour arriver au royaume de Pin-to-lo, tributaire du Tchen-tching. Dans la direction de l’est, le Tchen-tching est séparé du royaume de Ma-y* par un voyage de deux jours, et du royaume de Pou-touan par un voyage de sept jours. Dans la direction du
nord, on peut se rendre du ‘fchen-tching à Kouang-tcheou en
! NÉ Di Le dictionnaire de Kang- ment celle-ci.
CO hi nous apprend que le tcheou de Hoan 3 E Ma KE faisait partie du kiun de Siang (Siang- 4 Jk LD
, ++ Li kiun) dont il a été parlé ci-dessus, page 5 SH ff 417, note 2. | 6 Canton.
3 Voir la notice qui suit immédiate-
quinze jours et, dans la direction du nord-est, atteindre les ports du Tche-kiang® en un mois, si l’on navigue avec un bon vent. Enfin, dans la direction du nord-ouest, on compte deux jours par eau ou quinze jours par terre pour se rendre à Kiao-tcheou®.
De l’est à l’ouest, la largeur du Tchen-tching est de 700 li; du nord au sud, sa longueur est évaluée à 3,000 li. La province qui comprend la partie méridionale de ce royaume est appelée Chi-pi-tcheou®; celle qui comprend la partie occidentale est appelée Chang-youen-tcheou !° ; celle qui forme la région du nord porte le nom de Ou-li-tcheou'!. Ce royaume n'a pas de places fortes, mais il renferme plus de cent villes dont la population varie de trois cents à sept cents familles. Un certain nombre de ces villes sont érigées, comme à la Chine, en chefs-lieux de circonscriptions administratives.
Le pays produit les parfums fchan et tchin !*, des noix d’arec, de l’ébène et d’autres bois précieux, des plantes avec lesquelles on fabrique de la vannerie très fine et d'excellentes cordes, de la cire jaune, du coton ki-pei!?, des étoffes à fleurs, des tissus de laine très fine, de la toile de pe-tie!, de belles nattes, de l’or, de l'argent, du
7 A l'extrême nord de cette province loin qu'il y avait en outre une circonscripest le port célèbre de Ning-po. tion territoriale ou province de l'est, qui
8 Ci-dessus, page 308, note 12. renfermait le capitale.
i 4; ò . - 9 Pii it Ji 12 Voir ci-dessus, page 421, note 20. »
10 | ‘É Jh !3 Voir l'Index. Et ) li . ,
11 355 Le texte ne men- Le Pei-ouen-yun-fou dit qu'un cer-
tionne ici que les trois provinces du midi, tain fruit fournit des fibres végétales
de l'ouest et du nord; mais on verra plus avec lesquelles on tisse l'étoffe appelée
fer, du cuivre alliagé d’étain, etc. On n’y récolte pas de blé, mais du riz, des dolics, du millet, du sésame. Aux fonctionnaires publics on accorde pour semence une mesure de dix boisseaux, qui leur produit cent mesures de dix boisseaux !. Les arbres fruitiers sont le bananier, le nénuphar, la canne à sucre et le cocotier. Point d’ànes, mais beaucoup de paons, de bœufs, de buffles, de rhinocéros et, de plus, une sorte de bœuf sauvage, appelé chan-nieou !°, qu'il est d'usage d'offrir en sacrifice aux esprits. Quand un de ces animaux est pris et conduit au sacrificateur, celui-ci, avant de l'immoler, prononce des paroles qui veulent dire: «Que la transmigration s'opère à l'instant !. »
L'homme qui prend un rhinocéros ou un éléphant sauvage ne manque jamais de l'otfrir au Roi. L'éléphant est le moyen de transport du plus grand nombre, parmi les gens de la classe élevée ; il en est qui se font porter dans une sorte de panier mou, en grosse toile ; d'autres qui achètent des chevaux à Kiao-tcheou. On mange
pe-tie (mentionnée déjà plusieurs fois", ce qui fait penser immédiatement à la toile de mippis des iles Philippines et archipels voisins. Cependant le caractère H pe blanc), qui entre dans la compost:
tion du mot pe-tie, semble mal convenir pour le nom d'une étoffe à teinte cuivrée qu'on ne parvient pas à blanchir.
15 J'avoue que, pour moi, cette phrase demeure obscure. Peut-étre les champs
des mandarins etaient-ils cultivés par cor-
vée. D'autre part, il est dfficile de concilier la mention que l'or fait ici d'une allocation fixe avec un autre passage où il est dit, plus loin. que les fonctionnaires de l'Etat n'avaient aucun traitement déterminé.
16 ii SL (bœufs de montagne).
7 Le texte donne ici, tout à la fois, les
paroles secramentelles et leur explication :