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beaucoup de. viande de buffle et de chèvre. Les costumes des habitants ressemblent à ceux des T'a-chi'#. On ne voit pas de vétements de soie. L’habillement consiste en une longue jupe formée d'un lè de l'étoffe appelée pe-tie-pou ", qu on enroule autour de la taille, et en une sorte de tunique à manches étroites qui se met pardessus. Les cheveux sont noués au sommet de la tête, mais de façon à laisser flotter leur extrémité derrière le cou.
Les paiements du commerce se font en petits lingots d'or et d'argent, car il n'existe pas de monnaies. Souvent aussi, le vendeur accepte des étoffes de coton en échange de ce qu’on lui achète. La musique du pays se compose de flûtes et de tambours de différente grandeur. Les hommes exécutent entre eux des danses assez bien réglées. Le Roi enveloppe ses cheveux et porte un bonnet à fleurs d’or enrichi de pierreries. Il a les bras nus; ses pieds sont chaussés simplement de sandales de cuir. Les femmes nouent leurs cheveux comme les hommes, sans peigne et sans aiguille de tête. Leur manière de s'habiller et de saluer ne diffère pas non plus de celle des hommes.
Le Roi donne ses audiences chaque jour, à midi, assis à la manière des bonzes. Ceux qui se présentent devant lui font le salut mou-pei *°, qui consiste à s’incliner profondément, mais une fois seulement, en tenant les mains croisées sur la poitrine. Ils ne fléchissent pas les genoux. Ils répètent le même salut quand l’audience est finie; rien de plus. Le Roi visite quelquefois ses éléphants,
# Voir ci-dessus, article Ho-ling, dessus, note 14).
note 16. » HR H
19 C'est-à-dire : toile de pe-tie (voir ci-
quelquefois aussi il s’absente pour aller à la pêche. Ses parties de chasse et de pêche durent plusieurs jours. S'il ne va pas loin, il se fait porter dans le panier mou (dont il a été parlé plus haut) ; s'il s'agit d'un long trajet, il monte sur un éléphant ou dans un palanquin très simple qui n'a que quatre porteurs. Près de lui marche un officier, qui tient un plat rempli de noix d'arec. Sa garde le suit, formée de plus de mille soldats bien armés de lances, de sabres, de boucliers, d’arcs et de flèches. A quelque distance qu'ils se trouvent, tous ceux qui l’apercoivent font le salut mou-peï. Il est des jours où le Roi sort deux fois de son palais. Ce prince donne le signal de la moisson en coupant lui-même une poignée de riz, dès que le grain est mûr. Ses officiers et ses femmes accomplissent, après lui, la même cérémonie. Il ne craint pas de confier à ses frères les fonctions de vice-roi et de second roi; il nomme. en outre, huit mandarins chargés de la haute administration du royaume ; deux pour chacune des quatre divisions territoriales de lorient, de l'occident, du midi et du nord ?!. Ces hauts mandarins ne reçoivent aucun traitement fixe ; le peuple qu'ils administrent est tenu de leur fournir ce qu'il leur faut?. Sous leurs ordres sont placés environ cinquante fonctionnaires plus ou moins importants, qui portent les titres de lang-tchong **, youen-ouai*, sieou-tsaï**, etc., qui administrent toutes les branches du service public et qui percoivent les divers impôts. Douze comptables ont la gestion du trésor public. L'armée compte deux cents officiers. À tous est
3! Voir, ci-dessus, la note 11. 24
[es | Hi 22 Voir, ci-dessus, la note 15. 2 73 À
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appliqué le principe de remplacer les appointements par des subventions en nature. On leur donne du riz, du poisson, des tortues. Ils ont aussi des exemptions d'impôts. Quant aux simples soldats, qui sont au nombre de dix mille, chacun d’eux reçoit par an vingt boisseaux de riz pour vivre, et de cinq à sept pièces d’étoffe pour ses vêtements d'hiver et d'été. Le Roi est le seul homme de son royaume qui couche dans un lit. Les plus grands seigneurs se contentent d'une natte posée par terre, sur laquelle ils s’étendent pendant la nuit.
Au premier jour du premier mois de l’année, l’usage est de promener un éléphant autour de sa maison et ensuite de le chasser au-delà des murailles. On appelle cette cérémonie chasser le mal”. A la quatrième lune, on fait des promenades en bateau *’. Le sols-