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PAN-CHUN-MAN. 59 appelé Yang-kiu-fan ranconnait ct dépouillait les voyageurs. On l’appelait Yang-kiu-pa. Quzi-ou se rendit maitre du Han-tchong. Le grand-père de Li-te,auquel obéissaient cinq cents familles, se réunit à lui, ensuite ils occupèrent le Lio-yang septentrional et donnèrent à ce pays le nom de Pa-ti. Sous le règne de l'empereur Heoutchou, des Han du royaume de Chou, la onzième année kienhing (233), il y eut un soulèvement des barbares du Feou-ling qui fut réprimé par le général Teng-tchi**.
Profitant des troubles qui agitèrent la Chine sous la dynastic des Tcin orientaux (317-419),les Man-y du pays de Mien®' remontèrent vers le nord et peu à peu occupèrent les vallées et les montagnes situées au midi du Lo-houen**. Un siècle plus tard, les Song instituèrent dans le King-tcheou?, sous le nom de Nan-man-hiaoouei*?. un surintendant général des barbares de Pa-tong, Y-ling et Yun-ngan*®, et dans le Yong-tcheou, sous le nom de Ning-man-
23 Feou-ling est actuellement Feou- de Ho-nan-fou.
— Le "ii À AS
28 Une note, intercaléc dans le texte,
tcheou, du Sse-tchouen oriental. Les faits mentionnés plus haut, dans ce paragraphe, :
ont été rapportés déjà d'une manière
moins succinte à l'art. Lin-kiun-tchong, ci-dessus, pages 51 et suivantes.
34 Le dictionnaire de Kang-hi dit que
l'ancien pays de jy Mien est le département actuel de Han-yang, du Hou-pe. Il trait son nom de la rivière Mien. (Voir ci-dessus, page 14, note 75.
Le D) 25 1 . .
PÆ vi actuellement territoire de
Song,dans le Ho-nan, au dessus de la ville
dit que le Aing-tcheou porta plus tard
tard le nom de kiun de IT LA Kiang- I te -
ling. I, EU Pa-tong [A DE Yaa .
ling et zx LF Yun-ngan figurent
dans le dictionnaire de Ed. Biot. Yun-
ngan se nomme maintenant Yun-yang.
Ces territoires représentent la partie sud-
ouest du Z/0u-pe actuel.
hiao-ouei?®, un surintendant des barbares des territoires de Siangyang* et de Nan-yang*!'. Les Man-y tributaires de l'Empire donnaient par famille une petite portion des grains qu'ils récoltaient, sans être assujettis à aucune autre charge. Le gouvernement des Song *? écrasant les populations chinoises d'impôts excessifs et vexatoires, les gens pauvres émigrèrent chez les Man-y, qui ne payaient que des taxes légères, ainsi qu'on vient de le dire, et dont les plus puissants savaient même s'affranchir de toute contribution. Ces transfuges, réunis à la population indigène, formèrent bientòt une dangereuse agglomération de plusieurs centaines de mille hommes, mélange de races et de nationalités diverses, toujours préts à piller et à ranconner les populations chinoises des contrées limitrophes trop faibles pour leur résister.
Sous le règne de l’empereur Ouen-ti, au milieu des années Youen-kia (424-453), les mandarins des territoires de Tien-men (aujourd'hui kiun de F° ou-yang* | et de Leou-tchong*, ayant voulu charger à leur tour d'impôts exorbitants les Yao* placés sous leur dépendance, provoquèrent une prise d'armes des chefs Tien-hiangkieou$ et autres, qui pillèrent la ville de Leou-tchong et ravagèrent
tout le pays. Lieou-tao-tchan, investi dans ces circonstances des
O) + 29 SI (st) FL KT. 33 Actuellement Chi-men (Hou-nan). 80 Partie nord-ouest du Hou-pe actuel # Actuellement Tse-li (Hou-nan). (voir le dict. de Ed. Biot). 35 Le mot Yao est un terme générique.
3! Partie sud-ouest du Æo-nan actuel Voir ci-dessus, p. 31, note 214, et p. 35. (voir le dict. de Ed. Biot). sì H n) DK Il a été parlé plus 32 C'est-à-dire des Song du nord, qui haut de la famille Tien page 17 et suiv.
régnèrent de l'an 420 à l'an 478.
fonctions de gouverneur général, sut inspirer aux barbares une confiance qu'il n'avait accordée à aucun de ses prédécesseurs; son administration sage et bienveillante les fit sortir de leurs retraites montagneuses et reparaître dans les campagnes ; beaucoup d’entre eux s établirent paisiblement sur les rives du fleuve Mien®; mais à la mort de ce gouverneur intégre de nouvelles exactions amenèrent de nouvelles révoltes, et tels furent les troubles causés par les barbares des quatre kiun, de Pa-tong, Kien-ping, Y-tou et Tienmen, que sur cent habitants chinois de ces contrées, à peine il y "en eut un qui n’abandonnàt pas ses champs et son foyer?*.
Au temps de l'empereur Hiao-ou, dans les années fa-ming (457-464), il y eut une insurrection générale des barbares Si-yang®?. [aujourd’hui kiun de Y-yang*°.]Il fallut réunir les garnisons de toutes les provinces voisines pour en arréter les progrès. Sous le règne des empercurs Ming-ti (465-472) et Chun-ti (477-478), ces mêmes barbares se rendirent si redoutables, qu'il fut impossible de les contenir. Ils battirent les généraux envoyés pour les soumettre et saccagèrent le King-tcheou au point d’en faire un véritable désert. |
La dynastie des Tsi n'eut pas de moindres luttes à soutenir.
ST Ci-dessus page 14, note 75. les troisprovinces actuelles du Sse-tchouen, 38 Pa-tong et Tien-men sont cités plus du Hou-pe et du Hou-nan, au point cenhaut. Y-fou est le même paysquia été dési- tral de leurs frontières respectives. gné précédemment sous le nom de Y-ling Ù [ue] ba. (note 28). Pour Aien-ping, voir le dict. #0 + DE actuellement le pays de de Ed. Biot au mot Wou-chan, page 273. Kouang-tcheou (Ho-nan).
Cet ensemble de territoires s'étendait sur
Du vivant de l'empereur Kao-ti (479-482), les barbares de Yeou-ki,
du Ou-ling , sous la conduite de leur chef Tien-sse-piao *, et du
vivant de l'empereur Ou-ti, dans la première année yong-ming
(483), les barbares de Kien-yang!* et de Siang-tchouen** qui obéis-
saient aux chefs Tien-teou-kiu \, Tchin-chouang Ÿ et Li-ta 7 enva-
hirent les territoires de l'Empire, pillant les villes et dévastant les
campagnes. On eut beaucoup de peine à les refouler dans leurs
limites 8.
Plus tard, ce furent les Man-y du Yong? et du Sse ÿ? qui firent
es