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# Une note intercalaire en petits caractères dit que Ou-ling et Kien-yang faisaient partie du Ou-ki, dont il a été parlé plus haut (note 23, page 26), tandis que le Siang-tchouen comprenaitles régions appelées plus tard Tchang-cha et Heng-yang (ci-dessus p. 5, note 20, et p. 9 note 47), mentionnés précédemment parmi les territoires occupés par les Pan-hou-tchong.
La famille Tien, à laquelle devait appar-
tenir Tien-teou-kiu,a été citée également à
l'art. Pan-hou-tchong (ci-dessus, page 17.) On voit par ces détails, comme aussi par quelques rapprochements relevés dans les notes suivantes, qu'une constante solidarité d'instincts et d'action reliait entre elles les populations indigènes de la vieille Chine, et que les notices séparées consacrées par Ma-touan-iin à telle ou telle peuplade ont besoin d'être étudiées dans leur ensemble, pour bien saisir toutes les phases de leur histoire générale.
#9 Il s'agit du HE M Yong-tcheou, qui comprenait les territoires de Siangyang et de Nan-yang (ci-dessus notes 30 ct 31).
so FI] ou Ti) Hi Sse-tcheou, ac-
tuellement territoire de //0-nan-fou.
alliance avec les Quei pour envahir les provinces septentrionales de l'empire des Tsi*!, sous le commandement d’un chef. appelé Hoan-tien-seng *. Après six années de guerres incessantes, l'empereur (des Tsi) parvint à pacifier ses frontières, mais à la condition de conférer des titres chinois aux chefs barbares Tien-sse-lou*?, Tien-liu-ouang*\ et Tien-ho-tai >>, en leur confiant le gouvernement des territoires qu'ils occupaient dans la province de Yng-tcheou ff.
Vers le milieu des années fai-ho, de l’empereur ‘Hiao-ouen des Ouei (477-500), un chef des Man-y du Siang-yang, nommé Louipo-sse%, conduisant avec lui plus de mille familles, émigra vers le nord en demandant à s'établir dans le pays de 7aiî-ho-tchouen®8. L'Empereur ordonna de distribuer aux émigrants des grains tirés
5 La dynastie des Tsi, qui avait succédé à celle des Song, régna simultanément avec celie des Quei. Voir, pour les territoires qu'elles occupaient, la planche 10 des Tableaux historiques de l'Asie.
32 $H K Æ Vraisemblablement un descendant de Zoan-tan (voir ci-dessus,
page 14).
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s H] 19 ft
5 La famille Tien, à laquelle appartenaient les trois chefs Tien-sse-lou, Tienliu-ouang et Tien-ho-tai a été mentionnée
dans la notice consacrée aux Pan-hou-
tchong(pages 17 et suivantes).Tousces barbares, dit une note intercalaire, étaient de ceux qui habitaient entre les deux fleuves Mien et Han(voirci-dessus p. 14, note 75, et p. 28, note 196). Le HI Hi Yngtcheou, qui forma plus tard les kiun de de Iiang-hia et Han-yang, est actuellement représenté par les territoires de Sinyang et de Ou-tchang (Ho-nan méridional et Hou-pe oriental.)
57 Il a été parlé déjà de ce Loui-po-sse (ci-dessus, p. 16)et, plus haut (p. 15), du pays de Siang-y ang.
ve X fl JI, actuellement terri-
toire de Tai-ho, au N.-0. du Ngan-hoci.
des greniers publics et leur permit d’habiter la circonscription de Nan-yang® au nord de la rivière Mien [aujourd'hui kiun de Outang®, Nan-yang®' et au nord Ki-tong"*.] Ces barbares vécurent dès lors paisiblement, sans causer le moindre désordre.
Au commencement des années king-ming (500-503), l'empereur {des Ouei) Siouen-ou-ti encouragea plusieurs chefs des Man-y, dont le principal était Zien-yo-Kieou® et qui réunissaient ensemble vingt-huit mille familles, à secouer la domination de l’empereur des Tsi pour former, sous son protectorat, quatre kiun et dix-huit hienfi, Ce même empereur eut à réprimer, d'autre part, une violente agression des Man-y de Lou-yang {aujourd’hui hien de Lou-chan du kiun de Lin-jou %]conduits par Lou-pe-yen ©", qui assiégèrent Yng-yang® et contre lesquels il dut envoyer Li-tsong, l’un de ses meilleurs généraux. Li-tsong les repoussa, leur coupa quelques milliers de tétes et enleva plus de dix mille familles de leurs tribus, qu'il dissémina dans les régions du nord*’. Ces
“ii IX À # I Ra
actuellement territoire de Jou-tcheou(Ho-
# FA bo Voir la planche 5 des Ta-
bleaux historiques de l'Asie.
co > #2
tg actuellement territoire de Kiun-tcheou (Hou-pe).
6 Dans le Ho-nan.
ti HE Fa) fr. Encore un chef appartenant à la famille Tien (voir ci-dessus, note 48).
64 Voir Orientaux, page 4, note 8.
" 48 Py
nan).
i A DE. Le Tong-kien-kang-mou, qui relate ce fait, donne à la ville assiégée le nom de Jr fs Hou - yang et dit qu'elle était située dans le Nan-y-ang (cidessus, note 59). |
69 Notre texte dit simplement « dans
les régions au nord du Ho (le Hoang-ho
transportés, et particulièrement ceux qu'on avait internés dans le pays de Lo-tchin°, se révoltèrent plusieurs fois en essayant de retourner vers le midi, mais l’empereur des Quei envoya des troupes aguerries à leur rencontre et presque tous périrent avant d'avoir atteint les rives du Fleuve Jaune.
L'empereur Ou-ti, des Leang, voulut soumettre les Man-y du pays de Mien"!. Il envoya Tsai-ling-sun et deux autres généraux avec un petit corps d'armée composé d'environ cinq mille hommes, cavaliers et fantassins, pour occuper tout d'abord la partie sudouest du territoire de King”, et ensuite se rendre maîtres des deux rives du fleuve Han "3; mais l’empereur des Quei sut leur opposer un adversaire redoutable. Le chef souverain des tribus barbares, Hoan-cho"', marcha contre ce corps expéditionnaire à la tête de plus de vingt mille soldats, parmi lesquels figuraient bon nombre de chinois de l'empire du nord, leur livra une sanglante bataille et fit prisonniers presque tous ceux qui ne périrent pas les armes à la main. Tsai-ling-sun et ses principaux officiers eurent la tête tran-
chée par ordre du vainqueur. Cette rebellion des barbares du nord
ca + ou Fleuve Jaune).» Le Tong-kien-kang- hi Fi]: ci-dessus page 16, note 83.
mou, plus explicite. dit que ces familles furent transportées dans le pays de Yeou, qui est au nord du Pe-tchi-li.
70 Le pays de 7% SF Lo-tchin, pius tard kiun de HE È Ma-y, comprenait les territoires actuels de Ma-y- et de Chan-yu (Chan-sì).
T1 Partie sud-ouest du Chen-si actuel.
‘3 Fleuve qui prend sa source à l’extrémité sud-oucst du Chen-si actucl, et dont il a été parlé plus haut, page 28, note 196. |
à FH JI Evidemment le méme que Hoan-cho-hing, dont il a été fait men-
tion ci-dessus. page 16.
gagna les tribus qui habitaient les provinces de King ‘> et de Yng "9.
Les Man-y se soulevèrent en masse, interceptèrent le communica-
tions, dévastèrent les campagnes et rendirent inhabitables tous les
territoires situés entre le Hoang-ho et le (fleuve) Jou-choui"".
A partir de l’avénement de la dynastie des Quei du Nord, et
tant que durèrent les dynasties des Song, des Tsi et des Leang ”*,
les chefs des Man-y des régions arrosées par le Hoai, le Jou, le
Kiang et le Han” furent considérées comme des princes vassaux,
relevant des grands gouvernements de l'Empire du Nord®. Des
75 Ut supra, note 72.
i EP. Dans le Æo-nan oriental actuel.
1 C'est-à-dire tous les territoires situés dans la partie centrale du Ho-nan actuel. Il a été parlé du fleuve ou rivière Jou(Jou-ho ou Jou-chout) ci-dessus, p.17, note g1. — Notre texte dit littéralement ici : « Les barbares de Xing [aujourd'hui Hoai-ngan du kiun de Nan-yang] et de Yng [aujourd'hui kiun de Jou-nan et de Y-yang] se soulevèrent en masse, coupant la route de San-ya | aujourd'hui le le nord du district de ZZiang-tching du kiun de Nan-yang et jusqu'aux limites du kiun de Lin-jou] jusqu'à la rivière Jou-choui du Siang-tching | aujourd’'hu) district du kiun de Lin-jou.]» Pour l'intelligence de ma version, j'ai cru devoir
simplifier l'énoncé de ces indications géo-
graphiques, que l'on ne pourrait pas suivre sur une carte, puisque les divisions territoriales qu'elles mentionnent ont été changées depuis longtemps.
78 C'est-à-dire depuis l'année 386 jusqu'à l'année 557 de notre ère.
79 C'est-à-dire occupant les vastes contrécs qui forment actuellement le Chen-si méridional, une portion du Sse-tchouen, le nord du Hou-pe et la presque totalité du Æo-nan.
80 {in commentaire du Tong-kienkang-mou explique que les chefs barbares avaient pour intermédiaires, dans leurs relations avec l'Empereur, les gouverneurs généraux des provinces chinoises limitrophes de leurs domaines, dont ils étaient
censés relever.
documents officiels constataient leur souveraineté et l'investiture leur était donnée. La cour des Quei trouvait en eux de fidèles auxiliaires qui, tant qu'elle subsista, furent pour elle un solide rempart contre toute aggression de la cour du Midi. Les trois tribus Jen, Tien et Hiang*!, liées entre elles par des traités, étaient particulièrement redoutables ; elles formaient de nombreuses bourgades, fortes de mille à dix mille familles, dont les chefs prenaient euxmêmes les titres de roi ct de heou, gardaient les passages du Aiang appelés San-hia *, et mettaient à contribution les voyageurs des provinces de King et de Chou obligés de descendre ou de remonter le grand fleuve.
La onzième des années fa-tong (546), sous le règne de l'empereur Ouen-ti, des Quei occidentaux, les barbares du Mien et du Han causèrent de grands troubles ; ils furent battus et dispersés par le général Yang-tchong. Ceux du pays de T'ang-tcheou % [aujourd'hui kiun de Hoai-ngan 8 | conduits par les chefs T ien-lou % et Kia-chi*", qui s'intitulaient princes de King et de Ho ®, causèrent à leur tour des troubles sérieux et furent châtiés par le géné-
ral Quang-hiang.
x, 17. o o » . NS »“ = O) .
# Voir ci-dessus, page 17. | ; {È À actuellement Ping-yang- #2 (i-dessus, page 18, note 98. fou (Chan-si méridional . # Pour le pays de Mien, voir ci-dessus. rs H] FA. note 24. Le pays de Han. arrosé par le Fos IN. . « Dil fleuve de ce nom, comprenait le nord- HH | er ouest du Æou-pe actuel. NI UE