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les plus féroces. Is mangent crue la
++ KH Tse-kiang-Miao. Ce sont
chair des ennemis qu'ils ont tués. Une
femme de cette nation qui perl son mari
se remarie avant de l'enterrèr, afin que
les funerailles aient un maître. suivant
l'étrange expression de ces barbares. — se 2
Les Mizo-tse de a È , Av-tchanz et
de LA Ri Av-chang. sont aprelés
pe Fx e] Touarkiun-Mizo.IHls portent un vètement detotfe parsemée de
fleurs qui ieur descend tusqu'ì mi-tambhe.
— Ceux du Trang-Ko sont arreics A
FT Pa-fan-ise AIS de huit ‘mn.
Ris imposentles plus rudes travaux à leurs
femmes, tandis qui.s prennent tout eur
louer. Ds ont Les marches à Cour fixe.
Quand ii tait froid. Ls entretiennent un
hrasger recouvert de centres actour d-
quel ils dorment, sans faire usage de couvertures ni de coussins. Ils frappent un tambour de forme a'longée. aux jours de fêtes et de réjouissances. Ils commencent l'année à la pleine lune de notre dixième mois. Ils enterrent les morts en secret et durant la nuit. en évitant de prévenir ceux qui portent le deuil. de peur de les affliger. — Les Miao-tse de Lan-tou (au nord du Avuang-si et au sud de l'un des centres actuels des .Mizo-fse indépendants) sont Q ++ appelés FE PH He-Miao Miao noirs ++ et aussi XK HH Tien-Mia0.1ls se couvrent les épau'es d'un manteau de feuilles aquatiques pour se préserver de la pluie.
A l'âge de dix ans. les jeunes fiiles de ces tribus se construisent elles-mémes une cabane de bambou. dans un lieu isolé. pour v attendre les amoureux {ou l'amoureuz).
lls n'enterrent ras leurs morts. mais ils attachent les cadavres sur les branches é:evées des grands arbres. après les avoir ervelopres de .ierre. — Tous ces Miao
\ivent retro ses hautes mozta-
rides. sans jamais Chercher à communiquer avec ie dehors.
L'est poeurzuoi leurs mœurs ne changen!
NDS?
PO: TiS.
Ls ne comnaineni ni imndrs ri @r-
- Q + ®, Lal 2 es he Li Vhs PRI i iure sorte. ce qui i
rend très-paresseux. Ils ne récoltent ni gingembre ni fruits en général. Ils n’ont point de greniers de réserve; si le grain leur manque, ils mangent des insectes, et cette ressource suffit à leur nature insouciante. lis ne possèdent aucune écriture
et n'ont rien emprunté aux institutions chinoises que nos anciens rois essayèrent de leur faire adopter. Lors même qu'on parviendrait à soumettre de pareils hommes, on ne saurait en tirer pour l'Etat aucune utilité. »
Rapprochés des diverses notices contenues dans la première partie de ce volume, ces fragments sont intéressants en ce qu'ils nous montrent deux éléments très-distincts dans les anciennes populations de la vieille Chine: l'un plus ou moins propre à recevoir la civilisation du peuple conquérant qui n'offensait pas ses instincts; l’autre absolument rebelle à toute
modification de ses mœurs primitives et
hostile aux influences du dchors. Les aborigènes formant la première de ces deux catégories, ceux qui avaient des rois, des villes, des richesses, qui ambitionnaient des titres chinois ét qui envoyaient des ambassadeurs, s'incorporèrent peu à peu à la nation chinoise, au point de n'en plus être distingués. Ceux qui n'avaient ni grands chefs ni grands centres de réunion, qui ne voulaient connaître ni les impôts ni l'écriture, qui chérissaient avant tout la plus complète liberté et qui furent compris sous le nom générique de Miao-tse (habitants des champs incultesì, Ouang-ki les retrouvait en 1 580 telsque Fan-chi-hou les avait vus en 1172, tels qu'ils étaient dès la haute antiquité et tels qu'ils sont encore actuellement dans les régions presqu'inaccessibles du Xouei-tcheou, dernier refuge de leur indépendance où les Chi-
ne purent jamais pénétrer.
HR
Les Leao sont une race particulière de Man, ou barbares
méridionaux, dont il est fait mention dès l’antiquité!. Le pays qui
fut leur berceau comprenait les régions situées entre Leang et Y-
(tcheouj*. Confinés originairement dans le Han-tchong*, ils péné-
trèrent ensuite sur les territoires de Ki0ng 4 et de Tso et descen-
dirent dans les vallées du Sse-tchouen, où bon nombre d'’entr'eux
sont encore répandus aujourd’hui. (Depuis le sud-ouest du Han-
tchong jusqu'à Youe-hif, on en voit beaucoup. |
1 Il ne faut pas confondre le nom de Leao, tel qu'il est écrit ici, avec celui des ui Leao ou Ai-tan, qui fondèrent le grand empire du Nord dont l’histoire sera rapportée plus loin.
2 WP Leang est actuellement Hantchong-fou (Chen-si méridional); 7 CH] est devenu Tching-tou, capitale du
Sse-tchouen.
° ja La, Ancienne province qui comprenait le midi du Chen-si et une portion du Sse-tchouen septentrional.
‘ HI Actuellement Kiong-tcheou(Ssetchouen'.
i ga Au nord-est du Kiong-tcheou.
6 Ville du Sse-tchouen occidental qui n'a pas changé de nom. Latitude 28038’;
longitude 100°,4'.
Ces barbares n'ont pas de nom de famille ; ils n'ont même pas de noms qui leurs soient personnels. Les enfants se distinguent entre eux par le nombre correspondant à l'ordre de leur naissance. Le mari est appelé Ngo-mou ngo-kai', la femme ngo-y ngoteng*, etc., dénominations qui, dans leur langue, indiquent simplement une sorte de hiérarchie domestique. Leurs maisons, construites en bois, sont appuyées contre des arbres; ils les nomment kan-lan®, et ne leur donnent que les proportions indispensables au plus ou moins d'habitants qu'elles doivent contenir. Ils n’ont jamais eu de rois, mais seulement des petits chefs dont l’autorité ne s'étend pas loin. Chaque famille forme une communauté, obéissant à l'aîné de la branche aînée. Les petits chefs se font précéder d’un tambour et de deux cornets, généralement confiés à leurs propres enfants. Ils se querellent fréquemment, nourrissent de profondes . rancunes et commettent des meurtres sans motifs sérieux. Leur nature tient de celle de la bête sauvage. Quand ils sont en colère, le père et le fils ne se connaissent pas. Le plus prompt fait usage de ses armes. Le fils qui a tué son père commence par prendre la fuite, mais s’il peut se procurer dix chiens pour apaiser sa mère, il rentre au logis et reçoit des remerciements au lieu de reproches. Il arrive très-souvent qu'une tribu en attaque une autre ; les morts
sont mangés dans un festin ; les prisonniers, fussent-ils des parents,
? Frf ar po ES peut-être: Ngo- Nan-ping-man, ci-dessus, page 73. Ici le
mou ou Ngo-kai. texte n'explique pas très-clairement si les A
° po LA po es Peut-être: Ngo- habitations étaient semblables à celles des
y ou Ngo:teng. Nan-ping-man ou seulement assujettics
9 On a vu déjà cette expression à l'art. contre des arbres.
sont vendus comme des porcs ou des chiens. S'ils perdent leurs enfants, ils pleurent un instant et tout est fini. Celui qui est vendu cherche quelquefois à s'échapper et même à s'emparer de son nouveau maître; mais si l'on parvient à l'enchainer, il se soumet à l'esclavage sans plus songer à sa liberté.
Les Leao ne connaissent d'autres armes que la lance et le bouclier. Ils fabriquent des flûtes de bambou dont ils jouent, en troupe, pour se divertir. Ils tissent une étoffe appelée mi-pou ! qui est d'une extrême blancheur. Un grand chien est chez eux le prix d'un esclave. Ils redoutent beaucoup le démon ou esprit du mal. Quand ils ont tué un ennemi porteur d'une longue barbe, ils écorchent le visage du mort, font sécher cette dépouille, en recouvrent un morceau de bois taillé et la regardent comme une idole qui représente l'esprit redouté. Ils lui offrent des sacrifices, avec accompade musique et de danse, en lui demandant le bonheur. Telle est leur superstition et leur amour d'accomplir ces sortes de sacritices qu'ils vendent souvent leurs femmes et leurs enfants pour subvenir aux frais nécessaires. Parfois même celui qui a tout vendu ne recule pas devant l'extrémité de se vendre lui-même, afin de complaire au mauvais esprit.
Ils savent fondre le cuivre pour fabriquer des vases à large panse et à large ouverture qu'ils app:llent fong-tsouan!! et dans lesquels ils font cuire leurs aliments. Les parois de ces vases étant très-minces, la cuisson s'opère rapidement.
Jadis, il n'y avait point de Leao dans le pays de Chow! ; mais
Ù {tl Ti. 12 La partie occidentale du Sse-tchouen "1 #1] +. actucl, ainsi qu'on l'a vu précédemment.
sous la dynastie des Tcin, au temps de ZLi-chi !, ces barbares se répandirent peu à peu sur les territoires de Pa-si!!, Kiu-tchouen!, Kouang-han', Yang-ngan'?, Tse-tchong!* et Kien-ouei!°, c'està-dire dans la plus grande partie du Sse-tchouen, occupant les montagnes et les vallées, où le nombre de leurs villages dépassa cent mille. Ils causèrent de terribles désordres et devinrent le fléau de toutes ces contrées. Après que Han-ouen eut fait la conquête du pays Chou, aucun frein ne les retint plus?°. Les populations chinoises émigrèrent en masse du côté de l’orient. Il ne demeura pas un chinois dans les montagnes. Les Chinois qui habitaient les vallées et qui ne voulurent pas s'expatrier vécurent mélés avec les Leao. Il weut ainsi deux classes de Leao : ceux des vallées qui se soumirent à payer des impôts ; ceux des montagnes qui exerçaient le brigandage et qui devinrent très-redoutables.
Sous la dynastie des Leang, au temps de l’empereur Ou-ti, les gouverneurs chinois des deux fcheou de Leang et de Y, prirent
‘3 Fils et successeur de Li-cheou; le 19 Latitude 29, longitude 101.
dernier des petits princes de la dynastic fondée par Li-te, qui régnèrent sur une partie du Sse-ichouen et dont la capitale était à Tching-tou (voir ci-dessus, p. 53).
Il régna de l'an 343 à l'an 347.
4 Le Pa occidental.
15 Latitude 30, longitude 104.
16 Latitude 30, longitude 101.
Latitude 32, longitude 103.
18 Latitude 29, longitude 102.
2 Flan-ouen était un général des Tcin, qui detruisît la petite dynastie à laquelle appartenait Li-chi. L'auteur veut dire sans doute que ces petits princes règnant dans le Sse-tchouen avaient beaucoup de peine à contenir les Leao répandus sur leur territoire, mais que la difficulté de leur imposer un frein fut bien plus grande pour la cour des Tcin, en raison de son éloi-
gnement.
la coutume de faire, chaque année, une expédition contre les Leao, uniquement pour se créer des mérites imaginaires en même temps que pour extorquer à ces barbares de grosses sommes d'argent, frapper des contributions excessives et saisir, afin de les vendre comme esclaves, tous ceux qui ne pouvaient pas payer.
Au commencement des années tching-chi (504-506) des Quei To-pa?!, les Leao ainsi tourmentés se tournèrent vers le nord et remontèrent vers le Han-tchong,en invoquant l'appui de la dynastie tartare. L'empereur des Quei, Siouen-ou-ti, chargea Hing-loan, l’un de ses meilleurs généraux, du soin de les protéger et de les régir avec le titre de gouverneur général de Leang et de Y ; Hing-loan S'acquitta très-heureusement de cette mission et sut même étendre son autorité jusque sur les Leao des montagnes. Plus tard, les Quei instituèrent le tcheou de Pa*?, pour être le centre du gouvernement de tous les Leao, et leur chef particulier dans cette contrée, Yen-chihing *, fut investi d'un grand commandement, au nom de l’empereur du nord; enfin, la station militaire de Long-tching* fut créée et vingt mille Leao se trouvèrent placés sous la surveillance de cette station. Ils étaient de ceux qu'on appelait Pe-leao®. Ils payaient un impôt annuel, et fournissaient en outre un tribut en
31 Dynastie tartare dont il a été parlé F EL | Incorporés plustard dans plus haut, page 14, note 72. Les Leang le kiun de f ÂL Tsing-hoa, latit. avaient succédé aux Song dans l'empire 31°50', longit. 104025’. du Midi. La politique des Quei fut d'ail- si Di i Fr. leurs, à l'égard des Leao, ce qu'elle avait ù VE FR été à l'égard des Pan-hou-tchong (p. 14% et 25 lg AE (Leao du nord).
aussi des Pan-chun-man p. 64).
LEAO. IIf
toile de chanvre ou de coton. Sous le règne de l'empereur Ming-ti, des Quei, au début des années hiao-tchang (525-527), ces Pe-leao se révoltèrent, prirent plusieurs villes et envahirent les fcheou de Leang et de Y. Onenvoya contre eux des généraux qui les battirent, les rejetèrent dans le pays de Pa, prirent Yen-chi-hing, et le firent décapiter.
Dans la suite, les Leang s'étant rendus maîtres du Han-tchong, les Leao se soumirent à cette nouvelle dynastie ; et quand les Tcheou du nord y régnèrent à leur tour, ils obéirent à l’empereur Ou-ti, qui ordonna de les bien traiter ?9.
Les Leao mêlés à la population chinoise payaient sans difficulté des impôts considérables ; mais leur nature étant turbulente, ils causaient parfois de l'agitation. Chaque année, les stations militaires recevaient l’ordre de faire des expéditions contre ceux qui habitaient les contrées environnantes. Un grand nombre d’entre eux devenaient esclaves et l’on donnait aux captifs vendus le nom de Yaleao * (Leao asservis). Il y avait même des négociants voyageurs dont l'unique commerce était d'acheter et de revendre ces prisonniers. De grands personnages possédaient jusqu'à mille Leao esclaves; il n’était pas jusqu'aux gens du peuple qui n’en achetâssent à bas prix. Cependant les tribus des Leao étant nombreuses et plusieurs commandées par des chefs énergiques, il y en eut qui se
2 Les Tcheou du nord, également con- planche 11 des Tableaux historiques de nus sous le nom de #eou-tcheou, ré- l'Asie). L'empereur Ou-ti, le troisième gnèrent sur la partie occidentale de la Souverain de cette dynastie, occupa le Chine, en même que le Nord était soumis trône de l'an 561 à l'an 578).
aux Zsi et le midi aux Tchin (voir la ui Tk FF
retirèrent dans les montagnes ou dans les forêts d'un accès difficile et qui s'y défendirent avec succès. Ces hommes grimpaient sur-les rochers les plus abruptes et couraient sur les bords des précipices comme sur un terrain plat. Leur ignorance est d'ailleurs égale à leur bravoure sauvage, et de tous ces barbares ce sont les moins aptes à se policer.
Durant les années ou-te (618-626) et tching-kouan (627-649) de la dynastie des Tang, les différentes tribus des Leao du Kien-nan? dévastèrent souvent les territoires chinois exposés à leurs incursions. Un chef des Leao montagnards du Pa-tcheou * nommé Oueihing®°, auquel se joignirent les tribus des hien de Fou-yang®! et de Pe-chi*, causa surtout de grands troubles. Le gouverneur du Leang-tcheou, nommé Pang-yu dispersa ses bandes et lui fit trancher la tête. Plus tard, ce furent les Leao du Mer-tcheou * qui se soulevèrent, et ce fut le gouverneur de Y-tcheou, nommé Ko-hingfang, qui leur infligea une sanglante défaite. Le même gouverneur eut à réprimer peu de temps après une insurrection des Leao des deux fcheou de Hong et de Ya*. Il l:ur fit cinq mille prisonniers des deux sexes. Alléguant que les Leao s'agitaient encore, un gouverneur nommé Teou-kouei sollicita l'autorisation de diriger contre
i gl) Fi Ancienne province qui Ù A À.
1-42 comprenait la partie septentrionale du # La ville de Mei JE, ancien chef- Sse-tchouen actuel. lieu du Mei-tcheou, n'a pas changé de nom. 2 Ci-dessus, note 22, Latit, 30; longit. 10193 2°.
20 À Lera 4 ji Hi = Qu Dans le Sse-
. A 1 34 gii DE tchouen occidental.
eux une grande expédition, mais l'empereur Taï-tsong répondit : « Les Leao qui vivent retirés dans leurs montagnes doivent être traités avec indulgence et bonne foi. Le système de les terrifier en envoyant contre eux des troupes ne saurait avoir mon approbation, à moi qui suis le père et la mère de tous les hommes ».
La septième des années fching-kouan (633), il y eut un soulèvement des Leao des antres appelés Yu-tong*, de l’orient et de l'occident. L'Empereur chargea le général Tchang-sse-kouei de le réprimer. La douzième de ces mêmes années (638), les Leao du Ou-tcheou® se révoltèrent;le gouverneur militaire du Kouei-tcheou, Tsi-chen-hing, les battit et emmena en esclavage plus de trois mille d’entre eux, hommes et femmes. Une insurrection des Leao du Kiun-tcheou* fut comprimée par Tchang-pao-te, gouverneur militaire du Kouei-tcheou. Une autre révolte des Leao des montagnes du Ming-tcheou‘$ fut étouffée par Li-ta-yen, gouverneur militaire du Kiao-tcheou. Cette même année, les Leao montagnards des quatre fcheou de Pa“, Yang", Tsit! et Pi*? se révoltèrent tous ensemble et saccagèrent le Pa-tcheou. L'Empereur chargea le grand mandarin militaire Chang-kouan-hoai-jin de marcher contre les
3 E | E (Les antres du jade). # E, Hi Ci-dessus, note 22. » AR | Aux confins du Sse-tchouen so } € Ji Au nord-est du Sse-
et du Xouei-tcheou actuels. tchouen.
Æ D , 37 24 M Dans le département ac- al FE Di A l'ouest du Pa-tcheou. tuel de Pao-ning-fou. 1 BE Dil Territoire actuel du Tong-
i HH M Au nord-ouest du Sse- hiang, au nord de l'ancien Pa-tcheou et
tchouen. à l'est du précédent.
rebelles et ce personnage les ayant défaits dans le Pi-tcheou, réduisit en esclavage plus de dix mille Leao des deux sexes. La tranquillité fut rétablie pendant quelque temps. La quatorzième des années tching-kouan (640), tous les Leao indépendants de Lo et de T'eou prirent les armes. Ce fut le gouverneur militaire du Kouan-tcheou, nommé Tang-jin-hong, qui reçut l'ordre de les châtier. Il fit encore sept mille esclaves.
Quand l'empereur Tai-tsong prépara sa seconde expédition de Corée, les Leao du Kien-nan eurent à payer la moitié des frais que : nécessita l'équipement de la flotte. Les Leao de Ya, de Kiong et de Mei**, ne pouvant supporter la lourde charge qui leur était imposée, entrèrent en rebellion. L'Empereur envoya contre eux vingt mille soldats empruntés aux garnisons de plusieurs fcheowu, et chargea les généraux Tchang-sse-kouei et Liang-kien-fang de les pacifier.
Au commencement du règne de l’empereur Kao-tsong (650), il y eut une révolte des Leao du Yen-tcheou *. Les gouverneurs militaires du Tse-tcheou et du Kien-tcheou, Sie-ouan-soui et Li-mongchang, agirent de concert avec le gouverneur civil de la province nommé Sie-fa-hing; ils pénétrèrent dans les antres de ces barbares, espérant qu'ils pourraient traiter avec eux, mais cette témérité eut des conséquences funestes.
7 ff |: Æ Ti 46 Ci-dessus, note 33.
Ò n. Ut suprà. i 7% ii Actuellement territoire
i JI Actuellement Æiong - tcheou de Tchang-ming, au nord de Mien ‘Sse-
(Ssc-tchouen\, tchouen septentrional).
La seconde des années hien-hing (671), le chef des Leao indépendants de Lo et de Teou, nommé To-hou-sang**, sollicita pour lui et les siens d’être incorporés à l’Empire.
Vers la fin des années chang-youen (675), les Leao du Natcheou*? se révoltèrent, dévastèrent les territoires de Kou-mong et de Tou-tchang, égorgèrent les fonctionnaires chinois, massacrèrent beaucoup de gens du peuple et incendièrent les habitations. L'Empereur chargea le gouverneur militaire du Kien-tcheou de le châtier et de les contenir. |
La seconde des années #a-li (767), il y eut une insurrection des Leao des montagnes du Xouei-tcheou. Le gouverneur chinois du Hien-tcheou fut contraint de prendre la fuite.
Au milieu des années tching-youen (785-804), Fou-tchi°!, chef des Leao indépendants du pays de Po-long-tchouen **, au territoire de Soui-chan du Kia-tchttou*, parvint, secondé par ses frères, à séduire plusieurs tribus des barbares méridionaux qu'il excita au pillage et qu'il entraîna dans les campagnes chinoises. Quei-kao, gouverneur général du Si-tchouen®, cerna les rebelles, en fit périr un grand nombre et recut la soumission de plusieurs chefs, dont le principal s'appelait Yong-yuf. Il voulut obtenir de ces chefs qu'ils
"5 Hi SE) s9 fn Du Actuellement territoire 53 fx Li Ancien hien, à l'ouest de
de Kong, dans le département de Sin- la ville actuelle de Ngo-mei.
Hs tcheou-fou (Sse-tchouen méridional). 5 JU Ji ou FI Ji Actuelie- 30 kE Di Actuellement territoire de ment territoire de Ata-ting (Sse tchouen). Kouei-lin, dans le nord du Aouang-si. 53 pq JI, Sse-tchouen occidental.