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9 En rapprochant ce passage de la note 80, ci-dessus page 120, on pourrait croire que le 7sang-ko n'est autre que le fleuve Yeou-kiang, puisque ces fleuves sont également identifiés avec le grand cours d'eau
qui se jette dans la mer à Canton, sous
les murs de Fan-y-u, et qui est appelé Ta-kiang (Grand fleuve) sur la carte de Klaproth. Cela tient à l’usage qu'ont les Chiuois de considérer alternativement un fleuve grossi par de nombreux affluents comme la continuation de chacun de ces affluents, mais le Tsang-ko proprement dit, n’est que l’un des bras du Yeowkiang, appelé aussi Pan-kiang du nord, lequel, selon le traité de géographie Tosse-fang-yu, prend sa source dans le Ssetchouen, où il porte les noms de Di >
JE Li] Æo-tou-ho et de € HF 144
| Hj Tsi-sing-kouan-ho, traverse le Koueitcheou du nord au sud et se réunit au Pan-kiang méridional à l'extrémité nordouest du Avuang-si actuel. Ces indications sont peu d'accord avec celles des cartes europécnnes, à l'exception de la vieille carte de Martini.
10 Ci-dessus, page 49, note 30.
généraux, de remonter la rivière Youen-choui!! pour faire la conquête du Ye-lang. L'expédition débarqua dans une région qu’habitaient les Tsie-lan!?, continua sa route par terre et s'empara du
Ye-lang. Ensuite elle alla soumettre le pays de Tien-tchi !3. Or le
pays des 7sie-lan étant celui sur lequel on avait planté les gros pieux appelés tsang-ko'*, qui servent à retenir les bateaux au rivage,
on changea son nom pour lui donner précisément ce nom de
Tsang-ko ‘.]
Il tombe, au Ye-lang, de grandes pluies qui forment des tor-
11 Ci-dessus, page 9. Ce fleuve coulait dans le royaume de Tsou (voir la planche 4 des Tableaux historiques de l'Asie). Le roi de Tsou, King-siang-ouang,régna de l’an 299 à l'an 263 avant J.-Ch.
12 On lit dans le Tong-kien-kang-mou que H. fé Tsie-lan était le nom d’une nation des barbares du midi, également appelée BA fi Teou-lan, établie sur des territoires situés à l'est de la ville actuelle de Tsun-y (Kouei-tcheou).
1 ]é PALI) (lac de Tien), actuellement territoire de Tsin-ning-tcheou (Yunnan). |
4 Ut suprä note 8, et comme à l'article Tsang-ko, ci-dessus page 80.
15 Plusieurs fois déjà et notamment
ci-dessus page 99, note 68, nous avons eu
l'occasion de remarquer que les Chinois distinguent rarement entre le nom d’un peuple et le nom du pays que ce peuple habite. Tsie-lan était donc à la fois le nom des barbares appelés Tsie-lan et le nom de leur pays, jusqu'au jour où ce pays fut appelé Tsang-ko, par suite des événements rapportés ici. ll est bon de remarquer aussi, pour éviter toute confusion, que le fleuve où, suivant notre texte. furent plantés les gros pieux appelés tsangko, n'était pas celui qui prit ce nom, mais bien le Youen-choui, ainsi qu'il a été dit plus haut. C'est après que le pays de Tsie-lan eut reçu le nom de Tsang-ko, qu'on appela fleuve de Tsang-ko le Pan-
kiang du nord qui le traversait.
rents. Les habitants aiment la magie et pratiquent certaines abstinences !f. Ils ont peu d'animanx domestiques, n'élèvent point de vers à sole et vivent très-pauvrement. Sur le territoire de Keoulien |‘, croît une espèce de palmier appelé kouang-lang #; ils en tirent de la farine et c'est pour eux une précieuse ressource. [Les Han firent du territoire de Keou-fien un hien du kiun de Tsang-ko.|
Tang-mong avait écrit à l’empereur Ou-ti, des Han!° : « Jai appris que le Ye-lang pourrait fournir plus de cent mille soldats excellents et qu'il serait facile de les embarquer sur le fleuve Tsangko. Cela est au-dessus de tout ce que nous avions supposé. Pour faire la conquête du Nan-youe ce serait une ressource merveilleuse. » L'empereur Ou-ti chargea aussitôt Tang-mong de négocier l'annexion du Ye-lang au domaine impérial. l'ang-mong offrit au roi du Ye-lang des étoffes de soie qu'il était très-désireux de posséder, la difficulté des communications’ ne lui ayant pas permis jusque-là de s'en procurer. Il conduisit habilement la négociation, en tenant l'Empereur au courant de toutes ses démarches, et enfin
le Ye-lang réuni à la Chine devint le kiun de Kien-ouet®9 ; [aujour-
16 Telles que de ne pas prononcer de être le palma sagus ou sagoutier.
certains mots le matin, d'éviter certains 1 Cet empereur a régné de l'an 140 à
mouvements du corps, de ne pas manger certains aliments, etc.
"bg. Suivant Lobschied, the
areca palm. Il paraît cependant plus pro-
pable de supposer que cet arbre devait
92 avant J.-Ch. Le Tong-kien-kang-mou fixe l'époque du voyage de Tang-mong au Ye-lang et l'annexion de ce pays à l'Empire à la dixième année de son règne
(130 avant J.-Ch.)
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d'hui territoires de Kien-0uei?!, Yang-ngan®, Jen-cheou*, Tongÿ",Ho-ÿy“ et 7. se-yang*. | On y envoya des troupes levées dans le pays de Pa et de Chou, qui passèrent, pour s’y rendre, par les routes du Pe-tao®?.
Sse-ma-siang-jou fit, à son tour, la proposition de constituer un nouveau ktun chez les barbares Y occidentaux** de Kiong?? et de 7so*, proposition que l'Empereur agréa. [Ce fut le kiun appelé Youe-soui*| : Sse-ma-siang-jou recut de pleins pouvoirs pour organiser ce nouveau kiun, à l'instar de ceux qu'on avait établis précédemment chez les barbares méridionaux. ll forma plus de dix hien et releva du gouvernement de Chou *.
En ce temps-là, les kiun de Pa et de Chou | Han-tchong®, Kouang-han®' et Pa*, aujourd’hui Han-tchouen*, Pa-tchouen*
et Chou-tchouen 38 ] étaient en communications régulières avec les
1 Ut suprd. note 20. le Tong-kien-kang-mou dit qu'on doit prononcer Youe-sout.
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4 1 hh 3? Dont le siége était à Tching-tou.
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ZE: me paraît pas inutile de rapporter, pour s UV 58, longi l'éclairciss t des faits que Ma-touansi Latitude 28, longit. 100. l'éclaircissemen q
Klaproth a écrit par erreur Youe-hi, mais lin expose ici d'une manière si lacontque.
garnisons qu'on entretenait dans les régions du sud-ouest. Les
troupes échelonnées aux frontières se transmettaient des vivres de
poste en poste; mais il arriva que les routes furent interceptées
plusieurs années de suite et que, la famine se mettant parmi les
Le pays de PA EX Nan-youe était le même que celui de Aiao-tchi, ainsi qu'on le verra plus loin. Il comprenait la plus grande partie du sud-ouest de la Chine actuelle et le fleuve Tsang-ko, en se déversant dans le grand fleuve du sud qui coule de l'ouest à l’est (ci-dessus note 0), pouvait conduire au cœur de ce pays.
L'Empereur Ou-ti, des Han, désireux d'étendre ses conquêtes dans les régions méridionales, avait chargé Tang-mong de visiter le Nan-youe, afin d'en connaître l'étendue et de prendre des informations sur les peuples voisins. De là, cette lettre de Tang-Mong à l'Empereur et les négociations qui eurent pour résultat d'amener le roi de Ye-lang à se rendre vassal de l'Empire chinois, sous des conditions qui ne sont pas expliquées. Le Tong-kien kang-mou ajoute que Tang-mong, envoyé dans le Ye-lang avec des troupes nombreuses, imposa aux habitants des corvées
excessives pour ouvrir des routes straté-
giques et se rendit tellement odieux par ses cruautés que des plaintes menaçantes en parvinrent à la Cour. L'Empereur envoya Sse-ma-siang-jou sur les lieux. Ce .
commissaire blàma la conduite de Tangmong, fit aux populations de grandes largesses et s'y prit de telle sorte que les princes de Aiong (Kiong-tcheou du Ssetchouen actuel) et de Tso (pays au sudouest de Aiong-tcheou) offrirent à leur tour de se soumettre à l'Empire, pourvu qu'on leur conservât leur titre de prince et le gouvernement de leurs sujets. L’Empereur approuva ces conventions, mit ces nouveaux territoires soumis au rang de provinces annexées et étendit ainsi les limites du domaine impérial, à l'ouest jusqu'à la rivière Mou-jou-choui (à 50 li a l'ouest de Ya-tcheou, du Sse-tchouen actuel) et au midi jusqu’au pays de Lingkouan (à 60 li, au nord-ouest du Lou-
chan, latit. 30015", longit. 100°,28".)
soldats éprouvés déjà par l’humidité du climat, une grande mortalité les moissonna. Les soulèvements des barbares se multiplièrent; on faisait pour les réprimer d’énormes sacrifices et bien souvent le succès ne répondait pas aux sacrifices accomplis. L'Empereur, affligé de cet état de choses, envoya Kong-sun-hong examiner et étudier la situation, que ce ministre jugea pleine de difficultés trèsgraves. On travaillait alors à la grande muraille pour fermer les rivages du Fleuve Jaune aux incursions des barbares du Nord ; Kongsun-hong fut d’avis que les pays soumis des barbares de l’Occidentmidi n'étaient qu’un lourd fardeau dont il fallait se décharger ; il insista pour que toutes les forces de l’Empire fussent dirigées contre les Hiong-nou, et l'Empereur adopta ses vues. En conséquence, les établissements formés chez les barbares occidentaux #° furent abandonnés, et ceux qui existaient chez les méridionaux ‘! réduits à deux Aien réunis en un seul gouvernement.
La première année yowen-cheou (122 avant J.-Ch.), Tchangkien rapporta qu'étant au pays de 7a-hia*?, il avait vu des étoffes du pays de Chou et des bambous du pays de Kiong'*, et qu'ayant
occupée par les Ta-hia, que Rémusat
40 identifie avec les Daces (Nouv. mél. asiat.
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