‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 37 sur 175 · tome I, p · texte numérisé non relu

tome I, p

EI La Bactriane Tchang-kien 43 Le pays de Chou était le Sse-tchouen

ayant recu de l'Empereur, dans les années précédentes, la mission de pénétrer jusqu'aux régions situées sur les rives orientales du lac d’Aral, avait accompli ce

voyage en traversant la Bactriane, alors

occidental actuel, ainsi qu'il a été dit précédemment. Le pays de Atong (ci-dessus, note 209) est actuellement le territoire de

Aiong-tcheou (Sse-tchouen).

demandé d'où l'on tirait ces produits, il lui avait été répondu qu'on les faisait venir du Chin-tou ft [autrement Tien-tcho ss, royaume situé à quelques mille /: au sud-ouest du Ta-hia, dans lequel on rencontrait des marchands du pays de Chou. Déjà l'on avait entendu dire qu'il existait un royaume de Chin-tou, à deux mille li à l'occident de Kiong. L'Empereur, curieux de tout ce qui regardait les pays étrangers, donna l’ordre à Ouang-jen et à Yu-kien d'aller visiter ce royaume en passant par les régions du sud-ouest. Ces deux envoyés parvinrent sans difficulté jusqu'au pays de Tien‘; mais ils ne purent s’avancer plus loin, toutes les routes leur étant fermées par les Kouen-ming*. [Ces Kouen-ming habitaient au sud-ouest du kiun de-Youe-soui‘®]

Quand le Nan-youe** se révolta et quand l'Empereur envoya ses armées pour le soumettre, le petit prince des Tsie-lan®° joignit ses forces à celles des rebelles. L'Empereur dirigea contre lui le

hiao-ouei du Pa et du Chou qui le battit et occupa son territoire ?!.

44 Ey ‘AL op HE L'Inde. se révolter signifie ici résister aux envats 424 XK buy . hissements de la Chine, par cette fiction

46 La notice sur le pays de Tien suit traditionnelle que tous les souverains

immédiatement celle-ci. étrangers sont considérés comme des vas-

47 C'est-à-dire vraisemblablement par saux de l'Empire.

FA les habitants de ce pays de EL, HH 50 Ci-dessus, no:e 12, Kouen-ming qui occupait la partie nord- 51 Le hiao-ouei était une sorte de juge

ouest du Yun-nan actuel. criminel, investi du commandement des

48 Ci-dessus, note 31, os qe compagnies disciplinaires.

# Voir ci-dessus, note 38, L'expression ATSUME GUSA 1. 78 190

Ensuite les barbares du midi étant pacifiés, le kiun de Tsang-ko fut institué. [Aujourd'hui ce sont les territoires des 4iun de Feoutchouen, Ye-lang et Y-tsiouen®.|

Le prince du Ye-lang avait d'abord fait alliance avec le Nanyoue, mais quand il vit ce pays envahi par les armées chinoises, il fut saisi de crainte et s'empressa de rendre à l'Empereur une visite d'hommage. L'Empereur lui donna l'investiture avec le titre de roi.

Au temps de l'empereur Tchao-ti, au milieu des années chiyouen (86-79 avant J.-Ch.), vingt-quatre cités se soulevèrent dans dans les pays de Tsang-ko, Tan-ichi®, Tong-pan*, etc. Plus de trente mille rebelles tinrent la campagne. [Ces pays de Tan-tchi et

53 Nous avons vu plus haut que le Tsie-lan avait été occupé une première fois par le roi de Tsou, au commencement du troisième siècle avant notre ère, et qu'à cette époque on l'avait appelé pays de Tsang-ko(ci-dessus. note 15). Les Han étendirent ce nom à une vaste étendue de territoire, comprenant une grande partie

des provinces annexces du sud-ouest,

dont il est assez difficile aujourd'hui de ‘

preciser les limites. Suivant le diction-

naire géographique de Ed. Biot. les terri- »x f la

toires de Iii JI Fevou - tchouen, SL

KP Ye-lang et 36 si Y-tsiouen re-

présentent actuellement les circonscrip-

tions de Feou-tcheou, Chi-tcheou-ouei, A io-tsing-fou,Kao, Hing-ouen,Pou-ngan, Chi-tsien-fou et Soui-y-ang, réparties entre les provinces de Sse-tchouen, Houkouans. Yun-nan et Aquei-tcheou, mais l'étendue du Tsang - ko des Han a subi de grandes modifications d'une époque à une autre. ainsi qu'on en peut juger par les explications topographiques placées à différents endroits de notre texte.

2.v}e - DIE - > à [ri] IZ Une notice intercalée dans le texte dit qu'on doit prononcer

Tong-pan (et non pas Tong-ping).

de Tong-pan ont été incorporés depuis dans le Tsang-ko des Han. L'Empereur envoya contre eux des troupes tirées du Kien-ouei et du Chou *, qui les battirent et les dispersèrent. Peu après, les barbares de Kou-tseng * et de Ye-yu®' se révoltèrent à leur tour. Le prince de Keou-ting °* nommé Quang-po?? les attaqua et les fit rentrer dans le devoir, service que l’Empereur reconnut en créant ce prince roi de Keou-ting.

Sous le règne de l'Empereur Tching-ti, durant la période des années Ao-ping (28-23 avant J.-Ch.), une guerre acharnée s'éleva entre Hing®, roi de Ye-lang, Yw®! roi de Keou-ting et le prince de Leou-ngo nommé Yu®. [Leou-ngo était une principauté qui devint plus tard un hten du kiun de Tsang-ko.] Le gouverneur général du Tsang-ko proposa de mettre ces divisions à profit pour réduire les belligérants et incorporer leurs territoires à l’Empire ; mais l'Empereur redoutant la longueur et le mauvais état des routes qui rendaient une expédition très-difficile, préféra charger un haut commissaire, nommé Tchang-kouang, de porter en son nom des paroles d'apaisement et de réconciliation. Malheureusement pour

le roi de Keou-ting (que Tchang-ouang alla visiter d’abord St), il

s5 C'est-à-dire du Sse-tchouen central et du Sse-tchouen occidental, ainsi qu'il

résulte des indications données précédem-

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