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: En raison de l'extrême concision de
ZA Hi] TE notre texte, Jai cru devoir, pour la clarte
refusa d'écouter le mandarin impérial, lequel dépêcha Tou-king à la Cour afin d'exposer l'état des choses et le mauvais succès de ses négociations. Alors (le premier ministre) Ouang-fong { fit un rapport à l'Empereur dans lequel il était) dit : « Tchang-kouang a vainement essayé de rétablir la concorde entre les princes des Man-y du sud-ouest. Ils ont fermé l'oreille à ses représentations, ils osent résister à l'autorité impériale et l'unique résultat des hésitations inspirées pas une fausse prudence a été de faire perdre trois mois, qui auraient suffi pour envoyer chez eux une puissante armée. Qu'on laisse maintenant à ces princes le temps de se concerter, de rassembler des troupes nombreuses et de s’enorgueillir de leurs forces, ils s’entendront pour nous combattre. Une fois engagés dans le rebellion, le sentiment de leur crime les rendra furieux et féroces ; ils massacreront les gouverneurs chinois, ils se retireront au loin sur des territoires dont le climat est meurtrier. Eût-on des généraux tels que Sun-ou , eut-on des officiers tels que ( Mong)-pen et (Hia)hio 86, les poursuivre dans leurs repaires, ce sera comme se préci-
piter dans l’eau ou dans le feu. Un désastre sera inévitable, et les
de cette traduction, ajouter ici, d’après les explications du Tong-kien-kang -mou, quelques petites phrases incidentes, que J'ai eu soin de mettre entre parenthèses.
65 Célèbre général du royaume de D Ou, l'un des grands états fendataires au temps de la féodalité chinoise sous la dynastie des Tcheou. Il rendit son maître
redoutable à tous les royaumes voisins
et laissa un traité de l'art militaire trèsestimé.
6 Mong-pen et Hia-hio sont deux hédaires, qui vécurent également au temps de la dynastie des 7cheou, dans le royaume de Quei. On leur attribue des tours de force qui ressemblent aux travaux d'Her-
cule.
frais de cette guerre désastreuse seront immenses. Sachons donc profiter de ce que ces princes ne sont pas encore en révolte ouverte et ne soupçonnent même pas notre intention de les attaquer, pour ordonner à nos gouverneurs de préparer des armements. Le ministre de l’agriculture et des subsistances publiques pourvoira, de son côté, aux approvisionnements de vivres, qu'il conviendra d'établir dans plusieurs places importantes. Ensuite on choisira parmi les gouverneurs en fonctions un général habile et l’on se trouvera prêt pour agir à l'automne, dès que les chaleurs auront disparu. Enfin si le succès ne répondait pas à notre attente, si ces barbares opposaient une résistance opiniâtre, mon avis est qu'il faudrait se bien garder d'imposer au peuple chinois de trop lourds sacrifices en vue de les soumettre, mais considérer, au contraire, eux et leurs pays comme des homines sans valeur et des terres stériles, rayant leurs chefs de la liste des princes vassaux honorés de titres officiels et cessant d'entretenir désormais avec eux aucune relation. Couper la rebellion dans son germe est le seul moyen de conserver le fruit des glorieuses conquêtes de nos anciens empereurs. Attendre que ces conquêtes nous échappent pour essayer de les ressaisir, ce serait causer au peuple des maux infinis. »
L'Empereur ayant approuvé le plan de son ministre, Quangfong nomma Tching-li gouverneur général du Tsang-ko. (Tching-li, dès qu'il eut pris possession de son poste somma le roi Hing d’obéir aux volontés impériales, mais le roi Hing continua de repousser tout accommodement). Alors Tching-li choisit pour l'accompagner quelques dizaines de ses officiers les plus résolus, entra sur le territoire du Ye-lang et invita le roi Hing à s'avancer au devant de lui. Le roi Hing se rendit à cette invitation, suivi lui-méme d'une très-nom-
breuse escorte. Tching-li lui reprocha son obstination et aussitôt fit trancher la tête du prince rebelle qui fut exposée aux regards de la multitude, tandis que les ordres recus de l'Empereur étaient publiés à haute voix. La troupe des barbares déposa les armes sans oser résister. ( Le roi de Keou-ting et le prince de Leou-ngo, intimidés, se soumirent aussi sans combattre). Le fils du roi Hing, nommé Ye-0u8", parvint cependant à rallier une partie des sujets de son père ; 1l essaya de lutter seul contre les forces chinoises, mais Tching-li en eut facilement raison et le calme fut rétabli chez les barbares 88,
Au temps de Kong-sun-chou, les grandes familles Long **, Fou", Yun", et Tong”, demeurèrent fidèles à l'empereur des Han et s’unirent au commissaire impérial Sie-tchi pour défendre les frontières du Ye-lang. Elles envoyèrent le tribut qu'elles offraient par la route de Fan-yu. L'empereur Kouang-ou félicita leurs délégués de ce témoignage d'attachement et leur fit de grandes lar-
gesses ".
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AP TT " 8 J'ai continué d'insérer entre paren- 73 Kong-sun-chou était un général rethèses, dans ce paragraphe. quelques phra- belle qui tint en échec les armées de ses tirées de la version du Tong-kien- l'empereur Kouang-ou, de l'an 27 à l'an
kang-mon, de nature à éclaircir le sens 30 de notre ère. Il était maître de tout le
général de notre texte trop COUCIS.. Sse-tchouen septentrional ‘ interceptant wk
69 HE ainsi les communications entre le pays de Na
70 {8 Ye-lang et la ville de Lo-J-ang ‘située
Ti FF dans la province actuelle de Ho-nan', où
Sous le règne de l’empereur Hoan-ti (147-167), il y eut un
indigène du Ye-lang nommé Yun-tching qui vint étudier les livres
classiques de la littérature chinoise chez le lettré Hiu-chin-yng, de
Jou-nan " ; ensuite il retourna dans son pays afin d'y enseigner ce
qu'il avait appris, et c'est ainsi que l'instruction commença à se
répandre parmi les barbares méridionaux. Yun-tching servit le gou-
vernement chinois ; il s'éleva dans la hiérarchie des emplois, jus-
qu'à remplir les fonctions de fse-chi du King-tcheou ‘6.
[ L’historien des Han orientaux ” raconte ce qui suit : « Une
l'Empereur avait établi sa Cour. Cela explique pourquoiles envoyés des familles princières du Ye-lang, chargées de porter le tribut, durent faire l'énorme détour de passer par Fan-yu, en naviguant vraisemblablement sur le Tsang-ko et sur le grand fleuve du Midi qu'il alimente, pour gagner par la mer l'embouchure du Fleuve Jaune et remonter ensuite ce fleuve jusqu'à Lo-yang. Quelque long que paraisse ce voyage, il n'a cependant rien qui puisse surprendre, les populations de la Chine ayant, dès l'antiquité, pratiqué surtout les voies fluviales. et l'histoire chinoise offrant de nombreux exemples de voyages non moins longs, accomplis dans des circons-
tances analogues.
74 Fr FX
75 Dans le Ho-nan.
76 Sous la dynastie des Han, la Chine fut divisée en douze provinces appelées tcheou, dont le gouvernement civil était appelé fse-chi. Yun-tching, bien qu’étranger, était donc parvenu à l'une des charges les plus importantes de l'Empire. Il a été parlé du Aîng-tcheou, ci-dessus, page 10, note 83.
77 Cet historien est Fan-ye (mentionné dejà ci-dessus, page 2), dont l’ouvrage intitulé Heou-han-chou contient l'histoire de la dynastie des //an à partir de l'époque où la capitale de l’Empire fut transférée à Lo-y-ang, et relate aussi un grand nombre de faits plus ou moins légendaires qui se rapportent à des temps
antérieurs.
jeune fille se baignait dans la rivière Tun-chout"*; un gros tube de bambou à trois nœuds qu'emportait le courant vint s'échouer à ses pieds. Elle le fendit ; il renfermait un enfant mâle qu'elle éleva et qui, devenu grand, se constitua lui-même prince du Ye-lang **, en adoptant pour nom de famille le nom de T'cho ®. Quand l'Empereur Ou-ti, au milieu des années Youen-ting (116-110 avant J.-Ch), créa le kiun de Tsang-ko, ce prince du Ye-lang s'empressa d’accomplir la visite d'hommage. L'Empereur lui donna l'investiture avec le titre de roi ; ensuite il le fit mettre à mort. Tous les barbares Leao # étaient persuadés que le roi Tcho était d'une origine surnaturelle. Ils avaient manifesté leur joie de le voir investi de la royauté. Le gouverneur de Tsang-ko, nommé Ou-pa, en avait rendu compte à l'Empereur, qui avait aussitôt accordé le titre de prince *° aux trois fils du roi de Ye-lang, et qui les confirma dans leurs dignités après la mort de leur père.» Ce que Fan-ye raconte est tiré
du livre intitulé Hoa-yang-koue-tcht*, mais l'Histoire des pre-
di LE À. Rivière du pays de Ye-
lang, dit le dictionnaire de Aang-hi.
(Voir, pour l'explication du titre de heou,