Première partie, Orientaux, p. 3, note
là AT (bambou).
8! Ci-dessus, pages 100 et suivantes.
D'autre part, on lit dans une note du
Sse-ki que la rivière Tun-choui, du Ye-
82 ZZeou (ci-dessus, note 79).
Ni HE bo IR er Relation tou-
lang, coule vers l'est et se jette dans la
mer à Nan-hai (c'est-à-dire à Cantoni.
Cette rivière est donc un affluent du Tsang-ko ou peut-être le Tsang-ko luimême, désigné sous tant de noms diflérents. (Voir ci-dessus, page 123, note 0).
AL 19 Littéralement (ca heou de Ye-lang.
chant le royaume de Hoa-yang. Wylie ne mentionne pas cet ouvrage, peu connu sans doute. Le Pei-ouen-y-un-fou cite le nom du royaume de Hoa-y‘ang, mais sans
dire où il était situe.
miers Han *, où l’on rapporte que le prince de Ye-lang fut reconnu pour vassal de l’Empire avec le titre de roi, ne mentionne nullement qu'il ait été mis à mort. Cette histoire parle, en outre, d’un roi de Ye-lang, qui vivait sous le règne de l'empereur Tching-ti (32-6 avant J.-Ch.). Fan-ye est donc en contradiction avec Pan-kou ®, quand il dit que le roi Tcho fut tué par ordre de l'Empereur et que ses fils conservèrent seulement le titre de prince. On voit par là que le livre Hoa-yang-koue-tchi ne mérite aucune créance, non plus que les ouvrages de Fan-ye qui son remplis d’extravagances.
Si nous n'avions pas d’autres livres que ceux-là, il serait souvent
difficile de discerner l'erreur de la vérité 85).
La dynastie des Tang institua les fcheou® de Fei88, Tchin®,
84 (Tsien)-han-chou. Cette histoire des premiers Han s'étend de l'année 206 avant J.-Ch. à l’année 24 de notre ère.
Son auteur est Pan-kou, qui fut investi de la charge d'historiographe impérial et qui mourut vers | an 92.
85 Voir la note précédente.
#6 Il serait bien téméraire à nous de prendre la défense de Fan-ye, dont les récits ont en effet trop souvent le caractère de la fable, mais il vient naturellement à à l'esprit que peut-être en disant « L'Empereur donna au prince de Ye-lang le titre de roi et ensuite il le fit mettre à mort »
Fan-ye a voulu faire incidemment allu-
sion au meurtre du roi //ing, qui devait
avoir lieu un siècle plus tard (comme Ma-touan-lin vient de le rapporter luiméme), sans que cette assertion doive s'appliquer au roi Tcho. L’extréme concision des vieux textes chinois laisse à l'interprétation quelque latitude.
87 Nous avons vu précédemment que, sous les Han, l'étendue de la circonscription territoriale appelée tcheou était d'une très - grande étendue, puisque l'Empire était divisé en douze tcheou seulement. Les Tang multiplièrent beaucoup les tcheou et diminuèrent ainsi leur importance.
» Ht
» Hi
Tchouang®, Yen ®!, Po®, Lang, Tsang*, Y®, etc., dont les territoires du côté du nord arrivaient à la distance de 150 li de T'chongtcheou, du côté de l'Orient à la distance de 2400 li de Chin-tcheou, du côté du midi à la distance de 1500 /i de Kiao-tcheou et du côté de l’occident à 900 li de Kouen-ming®. On ne rencontre pas dans ces fcheou de villes entourées de murailles, mais seulement de nombreux villages. Des pluies qui viennent à propos rendent le sol très-fertile ; le riz se récolte deux fois par an. Les habitants ne paient point d'impôts réguliers. Ils n’ont pas non plus d'armée permanente ; en cas de guerre chaque village fournit son contin-
n 4 Ed. Biot, Tchong-tcheou est actuellement Ò Hi Sse-nan-fou; Chin-tcheou est au nord-est a HE | du Hou-nan: Kiao-tcheou est devenu la i RS capitale du Tong-king; Kouen-ming est 94 ff actuellement }un-nan-fou, capitaie' du
Yun-nan. Quant aux tcheou de Fei,
Y, etc., qui sembleraient devoir corres-
A Tchin, Tchouang, Yen, Po, Lang, Tsang, ) | pondre à l'ancien Ye-lang, il est très-dif-
E LA HA e EU ficile de les identifier avec les divisions HH AL Fi H. Je transcris ce pas- territoriales actuelles, et peut-étre Ma-
| pie cute | sage tout entier, parce qu'il ne laisse touan-lin, qui fait suivre ce passage d'un
pas de m’embarrasser, je l'avoue. Je ne tableau de mœurs, passe-t-1l ici d'un sujet
vois pas le moven de traduire autrement particulier à un ensemble d'observations que je ne l'ai fait, et cependant de tel- Concernant toute une classe de barbares, les indications ne me satisfont ni dans Comme cela lui arrive quelquefois.
leur forme ni dans leur examen. Suivant
gent. Ils gravent leurs conventions sur des tablettes de bois. Suivant leurs lois, celui qui a volé ou pillé doit payer trois fois la valeur de ce qu'il a pris ; celui qui a commis un meurtre rachète son crime en offrant trente bœufs ou trente chevaux à la famille du mort. Ces barbares ne connaissent ni médecins, ni médicaments ; quand ils sont malades, ils se contentent de frapper sur un bassin de cuivre sonore et de sacrifier aux esprits. Leurs mœurs ressemblent d’ailleurs à celles des Tong-sie. Sous la dynastie des Soui, vers la fin des années ta-ye (603-616), le chef Sie-long-yu 9 envahit leurs territoires, à la tête d’une puissante armée.
Au déclin de la dynastie des Tang, Ouang-kien se rendit maître
du Si-tchouen ; les relations de ces barbares avec la Chine furent interrompues ‘à.
Sous les Tang postérieurs, la seconde année fien-tching (927), le fse-chi de Tsing-tcheou, du Tsang-ko, nommé Song-tchao-hoa”, vint faire la visite d'hommage, accompagné de cent-cinquante chefs ; mais l’occupation du pays de Chou par le rebelle Mong-tchi-
siang suspendit de nouveau l’envoi du tribut ©,
o | Be 3 Probablement Long-
yu de la famille Sie (voir ci-dessus la note Sie et ci-après la note Long.)
% Ouang-kien était un gouverneur de province qui se rendit indépendant sous le règne de l’empereur Hi-tsong, l'avantdernier des Tang. Il s'empara non-seulement du Si-tchouen ou Sse-tchouen occidental, mais de presque tout le Sse-
tchouen, d'une partie du Chen-si et du
Hou-kouang, et du pays de Chou. Il commença à régner l'an 891, et prit même le titre d'Empereur. Il mourut l'an 918.
Son fils Quang-tong-yen lui succéda, occupa sept ans le trône élevé par son père et périt quand ce trône fut renversé par les Tang postérieurs, l’an 925.