‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 40 sur 175 · HH TE · texte numérisé non relu

HH TE

100 Les communications des barbares

Ye-lang avec l'Empire avaient été réta-

La seconde année kien-te (965 ), les Song ayant pacifié le pays de Chou!, Long-leang-tao !°?, qui avait l'investiture impériale pour le gouvernement du fcheou de Nan-ning des Fan du Sud-

ouest 1% et pour les pays environnants, vint rendre la visite d'hom-

blies l'an 925 (voir la note précédente); mais l'an 930 un nouveau gouverneur du Sse-tchouen, appelé Mong-tchi-siang, suivit l'exemple donné par ses prédécesseurs dans ces temps de trouble, et s'empara pour son propre compte du pays qu'il était chargé de gouverner. Le Tong-kienkang-mou rapporte, au sujet de Mongtchi-siang, un trait des mœurs de cette époque qui me paraît assez curieux pour être ici relaté. L'ennuque Li-yen, autrefois son ami et son protecteur, ayant été envoyé par l'Empereur auprès de lui en qualité d'inspecteur général, Mong-tchisiang lui tint.ce discours : « Autrefois, vous fùtes envové par la Cour auprès de Quang-tsong-yen (ci-dessus, note 98); à votre retour vous conseillâtes à l'Empereur de lui enlever ses états. L'empereur Tchao-tsong suivit votre conseil et ces deux princes périrent misérablement.

(Tchao-tsong fut massacré dans son palais). Vous revenez ici maintenant ici et

votre arrivée remplit le pays de trouble.

Je ne puis me dispenser mon cher ami, de faire tout ce que les circonstances exigent pour rassurer les esprits. » Il le pria ainsi d'agréer ses excuses sur la nécessité oû il se trouvait de lui faire couper la tête, mesure qui produisit en effet la meilleure impression parmi les ses partisans. — On remarquera que le chef indigène Songtchao-hoa était investi des titres chinois de fse-chi (gouverneur ou préfet) dans le pays occupé par ses compatriotes. Je n'ai pu identifier exactement la situation de M Di Tsing-tcheou du Tsang-ko.

101 C'est-à-dire reconquis cette province sur les rebelles.

02 EH EL TA HE > JA 103 Même observation qu'à la note 100 pour ces titres chinois conférés à des indigènes, ce qui a fait croire à l'unification de la Chine longtemps avant qu'elle ne fut accomplie. — L'ancien tcheou de Fa Se Nan-ning forme actuellement les circonscriptions de Yun-nan-fou et de

Ning-icheou, au nord-est du Yun-nan.

mage avec un certain nombre de chefs, auxquels l'Empereur

accorda des titres honorifiques.

La seconde année kai-pao (969), Ou-tsai à et autres, au nom-

bre de cent-quarante, vinrent offrir le tribut.

La huitième de ces mêmes années (975 ), Jo-feit%, fils héritier d'un chef appelé Chun-hoa‘% qui commandait à trente-neuf tribus !°7, vint avec une suite d'officiers et de serviteurs au nombre de trois cent soixante-dix personnes, offrir soixante chevaux et mille onces de cinabre.

La cinquième année fai-ping-hing-koue (980), le roi des Fan appelé Long-kiong-kiu 8 envoya son fils à la Cour avec sept cent quarante-six chefs indigènes, représentants de tous les territoires placés sous sa dépendance, lesquels offrirent de très-beaux che-

vaux ‘et divers autres produits de leurs pays.

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