‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 41 sur 175 · JE AL · texte numérisé non relu

JE AL

107 Cette phrase présente, dans sa construction, quelque obscurité, parce que si l'onprenait les caractères + + (prince héritier) pour un nom propre, on devrait traduire : « (les chefs) de trente-neuf tribus (à savoir) Chun-hoa, Ouang-tse, Jo- Sei, etc. » Je crois cependant ma version préférable.

ne BE H# Hi Long était le nom

de famille des princes les plus puissants de

cette race de barbares, ainsi qu'il est dit plus loin.

109 La mention de chevaux offerts en tribut, comme étant un produit de ces pays étrangers, rapprochée de tout ce qui a été dit plus haut et appuyée de la mention du pays de Nan-ning (ci-dessus note 102) parmi les territoires qu'ils occupaient, montre que Ma-touan-lin étend les limites de ce qu'il nomme le Ye-lang beaucoup plus loin au midi que Klaproth ne l’a indiqué dans ses Tableaux

historiques de l'Asie. Il est vrai que, par

Depuis cette époque jusqu'aux années king-te (1004-1007 ),

les visites d'hommage se succédèrent sans interruption. L'empereur

Tai-tsong ‘1° voulut interroger lui-même les visiteurs sur leur pays

et sur leurs coutumes. Ils répondirent, par interprête, en déclarant

ce qui Suit : « Quarante-cinq jours de marche les séparaient de Y-

tcheou!!!. On cultivait chez eux les cinq céréales et surtout le riz. Ils

se servaient pour la chasse de flèches et d’arbalètes en bois !!? ; ils

tuaient ainsi des cerfs et une sorte de chamois!!3 dont ils man-

geaient la chair. Deux ou trois cents familles formaient chez eux un

tcheou!!*, et dans chaque tcheou, il y avait dix chefs. Un meurtrier

suite des nombreux déplacements des anciennes nations de la vieille Chine, l'auteur chinois nous ramène souvent dans les mémes contrées en parlant de peuples différents, ainsi que nous l'avons fait remarquer déjà.

110 L'empereur Tai-tsong, des Song, régna de l'an 976 à l'an 998.

{11 Ville où se tenait le marché des chevaux.

2 Dans la fabrication des arcs et des arbalètes de la Chine, il entre plusieurs espèces de matériaux, notamment de la corne et des nerfs d'animaux, indépendamment du bois.

ua FE Selon W. Williams : a deer or munt jak (hydropotes inermis) akin to the

musk, with long tusks.

444 Ense reportant à la note 22, p. 151, on jugera combien la valeur du mot Di tcheou est variable, Le sens étymologique de ce mot est fle et les tcheou, comme les îles, se montrent de toutes les grandeurs.

Rappelons en passant, que c'est le même mot fcheou qui entre dans la composition du nom d’un très-grand nombre de villes étant ou ayant été des chefs-lieux de tcheou, et s'appelant d’ailleurs exactement comme les tcheou de leur ressort. C'est ainsi par exemple que Ning-tcheou signifie tout à la fois le district ou la ville principale du district de Ning et que, suivant l'esprit du contexte, nous sommes amenés à traduire tour à tour « les murailles de Ning-tcheou, » ou bien «le gou-

verneur, le territoire du Ning-tcheou,»ete.

n’était pas puni de mort; il lui suffisait de se faire bonze pour racheter son crime !!. La ville où réside le roi était entourée de murailles, mais sans remparts ni retranchements. Les villes habitées par les autres chefs n'avaient qu'une enceinte de petits murs. » Ces renseignements diffèrent un peu de ceux que fournissent les relations plus anciennes. C’est pourquoi je ne néglige point de les rapporter.

L'Empereur voulut aussi voir les danses et entendre les chants : de ces barbares. L'un d’eux souffla dans un instrument formé de plusieurs tuyaux ajustés sur une calebasse dont le son ressemblait au bourdonnement aigu des gros cousins, tandis que quelques dizaines de danseuses exécutaient une ronde, se tenant par la main et frappant du pied la terre en cadence. Ils dirent que l'air de cette musique s'appelait /a Chanson de l'eau 5. La mission qui donna cette représentation se composait de douze ou quinze chefs, menant avec eux plus de mille officiers et serviteurs. Tous avaient de magnifiques chevelures, le visage brun et'des yeux noirs de la forme de ceux des grands singes. Les chefs étaient habillés d’étoffes de feutre et de fourrures de tigre. Une queue de tigre ornait leur coiffure.

Dans les années fa-tchong-siang-fou (1008-1016), ces barbares commirent de grandes déprédations sur les territoires de l'Empire. Keou-tchin fut envoyé contre eux et les châtia. Ensuite, ils reprirent régulièrement le cours de leurs visites, depuis les années tien-ching

(1023-1031 ), jusqu'aux années youen-fou ( 1098-1100). La famille

15 Litt. (Pour se racheter de la peine avons donné. de son crime) il sort de sa famille, mais no 7k HH

cette expression a le sens que nous lui

Long ‘ occupait chez eux le premier rang. Le chef de cette famille exerçait une souveraineté héréditaire et ne manquait jamais de se faire représenter dans la visite d'hommage. Telle était cependant la pauvreté de ses délégués et de leurs compagnons, qu'ils arrivaient couverts d’habits de toile et qu'ils empruntaient ordinairement les vêtements des musiciens de l'Empereur pour paraître à la Cour. On comprend le prix qu'ils attachaient tous aux largesses impériales. L'Empereur poussait parfois la bienveillance jusqu'à faire tatouer quelques-uns d’entre eux sur l’avant-bras !!8-

Les réceptions officielles des étrangers qui apportaient letribut, fussent-ils des envoyés du Kiao-tchi !!? ou de Yu-tien !°%, avaient toujours lieu dans les salles d’honneur où l'on entrait par la porte principale du palais, mais à l’égard de ces barbares Fan !*, on se ‘contentait de les introduire par la porte de service dans les petits appartements.

Entre toutes les tribus des Fan!*, au nombre de plusieurs

118 Cette étrange faveur pourrait s'ex-

Ceci se passait au second siècle de notre

ère. Peut-étre le tatouage accordé par

pliquer par un trait attribué à l'empereur Ou-ti, des Han, de célèbre mémoire. Deux petits princes étrangers, proscrits par un usurpateur victorieux, étant venus implorer sa haute protection et n’osant rentrer dans leur pays, Ou-ti ordonna qu'on leur gravàt sur le bras ces seuls mots : « Du domaine de l'Empereur, » et ils s'en re-

tournèrent aussitôt, sûrs d'être respectés.

l'empereur des Song, douze cents ans plus tard, avait-il aussi la valeur d'une sauvegarde ou d'une immunité.

19 Ancien nom de la Cochinchine et du Tong-king.

120 Le Ahotan.

in SL TE

123 Comme à la note précédente.

dizaines, les plus connues étaient celles des Long !*#, des Fang ‘1, des 7chang!*, des Chi et des Lo!”, d'où vint le nom collectif Ou-sing-man '?8 qui leur fut anciennement donné ; mais comme il y avait encore deux autres familles ou tribus importantes de la même race, appelées Tching ‘* et Oueï'*®, on changea plus tard ce nom collectif en celui de Si-nan-tsi-fan 1.

13 Ci-dessus, note 117. du sud-ouest. Ici Ma-touan-lin emploie 124 D le caractère & comme synonyme du 125 th n . Lu caractère qu'il a toujours écrit pré- 126 L 4 cédemment. On peut remarquer aussi que es 27 . su, | KE les expressions Man et Fan designent les

428 i hf A (Man des cinq noms mêmes étrangers dans les dénominations

de famille). successives Ou-sing-man et Si-nan-tsi-fan. 129 #4 Man demeure toutefois le terme générisa.

190 "pr que le plus étendu.

131 Due F4 TC À (Les sept Fan

PIEDI e

Au temps des Han, les Tien habitaient à l’ouest du Ye-lang!

Ils étaient les plus puissants des Mi-m0?. [On appelait Mi-mo les

barbares ? placés au-delà des frontières sud-ouest de l’Empire.)

Jadis, King-siang-ouang (roi) de Tsou* ayant confié une armée

1! L'ancien royaume de T'es, qui renfermait le lac du même nom, occupait, suivant Ed. Biot, la partie du Fun-nan qui forme actuellement les circonscriptions et territoires de Song-ming-tcheou, Kouang-si-fou, Sin-hing-tcheou, Tchingkiang-fou, Tou-hiong-fou et Avuen-ming

(district affecté au chef-licu du départe-

ment de Fu-nan-fou). Les Tien étaient les habitants du royaume de Tien, conformément à l'usage chinois, déjà mentionné. d'appeler du même nom les peu

ples et leur pays.

3 Fr dt LE Li

4 Le royaume de Sé Tsou, l'un des

à Tchouang-kiao * [qui était du sang royal] avec la mission de remonter le (Yang-tse)-Kiang et de s'emparer des pays de Pa et de Kien en les attaquant par l’occident, Tchouang-kiao s'avanca jusqu’au lac de 7ien®, d’une étendue de 300 /î, et prit, au nom du roi de Tsou, possession des plaines vastes et fertiles au milieu desquelles ce lac est situé. (Le royaume de Pa” comprenait alors toutes les régions qui forment aujourd'hui les territoires de Tsing-hoa® Chining *, Hien-ngan!, Fou-yang ", Pa-tchouen!%, Nan-pin'° et Nan-pou '#. — Le pays de Kien!*, c'estle Kien-tchong $. — Le lac de Tien est dans la partie nord-ouest du Yun-nan. Ses eaux ne baissent ni ne tarissent jamais, c'est pourquoi le nom de Tien-tchi!1 lui a été donné.] Sur ces entrefaites, le roi de Tsin (Tchao-siangouang) ayant attaqué le roi de Tsou et porté la guerre dans les pays de Pa et de Chou*8, Tchouang-kiao à qui le chemin de retour

AR plus puissants états féodaux de l'époque "fb

des Tcheou,occupait une grande partie de

la Chine orientale et méridionale (voir la 3 1 planche 3 des Tableaux historiques de ‘a lr HI q l'Asie). Le roi Aing-siang, autrement 15 dA Aing-siang-ouang régna de l'an 209 à 16 Ci-dessus, page 6, note 20. l'an 263 avant J.-C. 7 Litt. : lac des eaux profondes. 8 + ul be.

sk LÉ 18 Le royaume de AZ Tsin fut, comme A » » . .

ge jt (Tien-tchi). celui de Tsou, l'un des grand états de la 7 I, . ‘oc .

Ci-dessus, note 17, page 47. Chine féodale. Il finit par absorber tous i vi ik les autres et prépara l'unification de l'Em- ° tà SI pire sous le sceptre de Tsin-chi-hoang:ti.

Di FX CA Tchao-siang-ouang a régné ‘de l'an 307

était coupé garda pour lui-même les régions qu'il avait conquises, adopta le costume et les mœurs des peuples de Tien et devint leur roi. |

(On lit dans le Sse-ki'!% et dans le livre des Han*® que Oueiouang, roi de Tsou?'!, envoya Tchouang-kiao avec une armée pour assaillir le Pa et le Kien-(tchong) par l’occident, que Tchouang-kiao pénétra jusqu'aux régions du lac de Tien, dont il ne put sortir ensuite, le roi de Tsin lui fermant les routes du retour ainsi qu’il vient d’être dit, et que cet événement précéda de dix ans la chute des Tsin??. Cependant la chronologie des rois de Tsou place un règne de trente années, celui de Hoaï-ouang *, entre les règnes de Ouei-ouang et de King-siang-ouang, et il faut ajouter que King-siang-ouang était déjà sur le trône depuis vingt-deux ans, quand le roi de Tsin Tchaosiang-ouang lui fit la guerre, envahit le Kien-tchong et ferma les passages du Ou **. L’historien des Heou-Han ** rapporte, au contraire,

À l'an 251 avant J.-C. Les pays de Pa et de Chou, dont il a été déjà parlé très souvent, commandaicnt un cours supérieur du Yang-Ise-kiang.

19 Le Ca = Sse-kt est l'histoire des temps anciens de la Chine, écrite par Sse-ma-tsien, au commencement du premier siècle avant notre ère.

7 HI ju Æ Ouvrage de l'historiographe Pan-kou, déjà cité ci-dessus, page 137. notc 84.

1° Prince qui régna de l'an 340 à l'an

320 avant notre ère.

22 Le texte du Ouen-hien-tong-kao offre ici une faute de copiste terrible, qui. rendrait tout ce passage inintelligible si l'indication des sources (auxquelles on

peut recourir) ne permettait de la corri-

ger. Le texte du Sse-ki porte E ;R (Tsin périt), et non pas E 1" <, ce qui voudrait dire que Tsin fit périr, anéantit lui (le roi de Tien).

23 De 329 à 299 avant J. C.

2 Voir ci-dessus, page 18, note 98.

25 C'est-à-dire l'auteur du TR ja A

Es Heou-Han-chou, Il a été parlé déjà

que Z'chouang-hao*$ devint roi de Tien du vivant de King-siangouang et le Tchouang-hao dont il parle n’est autre évidemment que Tchouang-kiao. Si ce Tchouang-kiao, que l'occupation du Kientchong et des passages du Ou par Tchao-siang-ouang empêcha de sortir du pays de Tien, avait été envoyé par le roi Ouei-ouang, il aurait donc mis cinquante-deux ans au moins à s'emparer de ce pays. Comment accepter de pareils faits! Il est beaucoup plus présumable que les auteurs du Sse-ki et du livre des Han se sont trompés et que Fan-ye dit ici la vérité. Remarquons encore que (d’après la chronique de Tsou) King-siang-ouang survécut quinze ans à cette guerre qu'il eut avec le roi de Tsin, durant laquelle Tchouang-kiao s'établit dans le pays de Tien. Ajoutons le règne de Kao-lie-ouang qui dura vingt-cinq ans, celui de Yeou-yang qui dura dix ans°?, celui de Ouang-fou-tsou qui dura cinq ans, nous arrivons à la ruine du royaume de Tsou, et les Tsin ne périrent que quinze ans après l'avoir détruit ?*. Cela fait soixante-dix ans. Que signifie donc cette autre assertion que l'établissement de Tchouang-kiao au pays de Tien précéda de dix années seulemient la chute des Tsin ? Ce sont là des erreurs qu’on signale sans entreprendre de les expliquer.]

de cet ouvrage et de Fan-ye son auteur (ci-dessus, page 7, note 2). Ma-touanlin critique assez souvent les assertions de Fan-ye.Ici toutefois il lui donne raison.

se ++ DEL HI A 27 Les princes mentionnés ici sont les derniers rois de Tsou. Ma-touan-lin néglige de nommer Ngai-ouang qui suc-

céda à Yeou-ouang et précéda Ouang-fou-

tsou, Sans doute parce que son règne ne dura que deux mois et n'ajouterait rien à son calcul.

28 Le royaume de Tsou fut anéanti par les Tsin, l'an 223 avant J.-Ch., et la courte dynastie fondée par le célèbre Tsing-chi-hoang-ti périt l'an 207, quinze ans après, pour faire place à la grande

dynastie des Han.

Sous règne de l’empereur Ou-ti, des Han, le roi de Tien pou-

vait armer quelques dizaines de mille hommes. La deuxième année

youen-fong (109 avant J.-Ch.), l'Empereur ayant fait marcher les

troupes cantonnées dans les provinces de Pa et de Chou à la con-

quéte du royaume de Tien, le souverain de ce pays se soumit sans

combat, rendit la visite d'hommage et accepta pour ses états l’orga-

nisation intérieure des pays annexés à l'Empire. Alors l'Empereur

institua le kiun de Y-tcheou * [aujourd’hui kiun de Yun-nan] et

remit au roi de Tien un sceau royal, en lui laissant le gouverne-

ment de ses sujets. [L'empereur Ou-ti avait détaché plusieurs hien

du Zsang-ko® et du Youe-soui® pour les réunir au nouveau kiun

de Y-tcheou, dans lequel il fit entrer encore, quelques années plus

tard, le territoire de Kouen-ming®.) Les chefs qui gouvernaient les

barbares du sud-ouest 33 étaient au nombre du plus de cent; mais

ceux du Tien et du Ye-lang étaient les seuls qui portàssent le titre

de roi. Le royaume de Tien, bien que d’une médiocre importance,

avait une grande part dans les faveurs impériales. Quand l’usurpa-

teur Quang-mang se vit maître de l'Empire *!, il voulut changer les

i 7È M. Province dune vaste étendue, comprenant, suivant Ed. Biot.

la plus grande partie des territoires actuels Tching-tou-fou, Tchi-choui-ouei, Linngan-fou ou Yun-nan-fou.

30 Voir la notice portant ce nom. cidessus, page Sb.

31 Ci-dessus. page 31, note 120.

32 Ci-dessus. page 83, note 2.

“Hug À À À

31 Ouang - mang. était un neveu de l'impératrice, femme de l'empereur Ngaiti (des Han) qui, à la mort de ce souverain, s'empara peu à peu de l'autorité en qualité de régent et finit par usurper le trone. Son règne dura de l'an o à l'an 23

de notre re.

institutions des Han; il réduisit le roi de Keou-ting ® au rang de prince. Les barbares du Y-tcheou se soulevèrent en masse. Ouangmang chargea Fong-meou de les soumettre en levant tous les contingents du Pa, du Chou et du Kien-ouei, provinces qui furent d’ailleurs écrasées d'impôts pour subvenir aux frais de la guerre. Des maladies terribles moissonnèrent les soldats ; dans une période de trois années, il en mourut sept sur dix ; la consternation se mit parmi les survivants. Alors Ouang-mang confia le commandement de ses armées à Lieou-tan, qui tira de nombreux cavaliers des contrées de Tien-choui® et Long-si*8, leva cent mille hommes encore dans les pays de Kouang-han **, Chou et Kien-ouei, attira des volontaires par de grandes promesses et parvint à réunir deux cent mille combattants. De telles forces se brisèrent cependant contre l'énergie des rebelles. Lieou-tan dut ramener les débris de ses troupes démoralisées, tandis que Kong-sun-chou et Ouen-tsi demeurèrent seuls à se disputer le Y-tcheou. °

Après la chute de Quang-mang, sous le règne de Kouang-ou-ti

le premier des Han orientaux, les envoyés des barbares vinrent

3 Ci-dessus, page 131. (ci-dessus, page 134, note 73). Suivant le

se {E Pei-ouen-y-un-fou, Quen-tsi était un gou-

31 Dans l'ancien paysde Tsin (Aan-sou verneur en titre de Y-{cheou, investi par actuel). Ouang-mang alors que Quang-mang n'é

#8 La partie occidentale du Chen-si tait encore que régent de l'Empire, au actuel. nom du jeune empereur Ping-ti. Kong-

39 Ancienne province, dans le nord du sun-chou s'appuyait sur les barbares ré- Sse-tchouen. voltés.

40 [la été parlé déjà Je Kong-sun chou

offrir le tribut comme par le passé “! ; mais à la dix-huitième année kien-ou (42), les chefs des méridionaux de Tong-tsan*° Kou-fo*, Ye-yui, Long-tong**, Lien-jen*®, Tien-tchi*', Kien-ling**, Kouenming **, etc., formèrent entre eux une ligue et donnèrent le signal de la révolte en massacrant les hauts fonctionnaires chinois de leurs pays. [A l’époque des Han, Kou-fo était un hien du kiun de Youesoui®. Les six autres régions dont les noms suivent appartenaient au kiun de Y-tcheou*!. Tous ces territoires dépendent aujourd'hui des kiun de Youe-soui et de Yun-nan]. L'Empereur chargea Lieouchang ® de réunir les forces disponibles du Kouang-han, du Kienouei et du Chou, avec les contingents des barbares du pays de Chouti9, et d’aller châtier ces rebelles. L'armée de Lieou-chang pénétra dans le Y-tcheou, en traversant le fleuve Lou‘. [Ce fleuve porte

4 L'usurpation de Quang-mang ayant ì JE TA

allumé la guerre civile, plusieurs chefs de 49 Ci-dessus, note 32.

partisans avaient levé des armées en se 50 Ci-dessus, note 31.

mettant à la tête des barbares. La res- 3! Ci-dessus, page 106, note 2. tauration des Han, sous le sceptre de Ou- 53 Le même général qui devait faire

ti, produisit à son tour un apaisement quelques années plus tard une expédition

général, ainsi que l'explique le Tong-kien- malheureuse contre les Pan-hou-tchong.

kang-mou. (Ci-dessus, page 9).

è 5ù> ne a la

42 ji tt si 4 HE . La prononciation .. - Abi 43 ud 15 Chou-ti au lieu de Tchu-ti, est indiquée «it 145 un .

Hi: Fi par le dictionnaire de A'ang-hi, qui dit 45 i {i que ce pays dépendait du Âien-ouei.

«Ml 28 TE

également le nom de Jo-choui*. Il passe au-delà des limites de Mao-nieou®, coule dans le pays de Chou-ti et se jette dans le Grand- Fleuve sur le territoire de Pe-tao 5”, au midi du kiun de Youe-soui. Ses rivages sont souvent malsains 98). A l'approche des troupes impériales, les barbares abandonnèrent les retranchements qu'ils avaient construits et s’enfuirent en désordre. Leurs femmes et leurs enfants tombèrent entre les mains de Lieou-chang, ainsi que leurs troupeaux et leurs approvisionnements de riz. Ce général poursuivit l'ennemi, prit et décapita le chef des Tong-tsan, fit tomber plus de dix mille têtes et rétablit la tranquillité.

Au temps de l'empereur Heou-tchu, des Han du pays de Chou, la seconde année kien-hing (224), Tchu-ko-leang *?, à son tour, eut à réprimer une rébellion des barbares du midi qu'il réduisit à l’obéissance. Le kiun de Y-tcheou ®° cessa d'exister. On institua

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