TSO-TOU
Au temps des Han, une dizaine de princes, chefs de tribus, occu-
paient le nord-est du Youe-soui. Le plus puissant d'entre eux était
celui de Tso-tou (du pays) de Sse!. {Le pays de Sse fut érigé par
les Han en hien relevant du kiur de Chou.]Ou-ti incorpora ces
territoires à l'Empire, sous le nom de hien de Tso-tou.
HE. Le To-sse-fang-yu (qui indique la prononciation Sse et non Si) dit que ce pays de Sse ou 20,5 Da Sseyang, était situé à l'ouest du Ya-tcheou, qu'i! fut jadis la résidence des princes du Tso-tou, appelés à cause de cela Tsotou de Sse, et qu'on voit encore les
ruines de la ville que,ces princes habi-
taient. D'autre part, l’encyclopédie Loui-y précise la situation du Tso-tou en disant qu'il occupait le territoire actuel de Tsingki, localité marquée sur les cartes au sudouest dela ville de Ya-tcheou(Sse-tchouen), latitude 2450". longitude 100°10'. Le Tosse-fang-yu commet évidemment une er-
reur d'orientation. en indiquant l'ouest ct
Les barbares de ces régions portent de longs cheveux tombant sur les épaules. Ils boutonnent leurs vêtements à gauche. Ils aiment à parler un langage figuré. Ils construisent leurs maisons à peu près comme les Ouen-chan*. [Les barbares Ouen-chan habitent au nord-est du kiun de Chou. Ce sont les mêmes qu'on appelle aussi Jen-long* et dont l'ancien territoire fait partie aujourd'hui du kiun de Tong-hoa*.]La sixième année youen-ting (110 avant J.-Ch.), l'Empereur incorpora le Tso-tou dans le kiun de Jong-li? [aujourd'hui kiun de Hong-youen®.|
La quatrième des années fien-han (97 avant J.-Ch.), quand on réorganisa le pays de Chou, on y créa un gouvernement de
l'Occident’, qui comprit le Tso-tou. Ce gouvernement de l'Occident
non le sud-ouest ; mais c'est un genre d'erreurs qu'on a très-souvent l'occasion de relever dans les livres chinois. Dans le dictionnaire de Kang-hi, on lit que l'ancien Tso-tou étaitaux frontièresoccidentales du pays de C hou, et que les montagnes Xionglai {ci-dessus, page 153, note 56) s'appelaient également Aiong-fso, parce qu'elles séparaient le Aïong-tou du Tso-tou. La situation de ces deux pays est donc trèsnettement reconnue.
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# Voir la notice qui suit.
i TL BI Le To-sse-fang-yu écrit »
IU | genindi
' Mus] sp Si-pou. L'une des diffi cultés que présente la traduction de cet ouvrage est de trouver des mots français pour rendre des expressions chinoises qui ont varié à certaines époques et sous l'empire de certaines organisations territoriales successivement modifices, telles que seraicnt chez nous les dénominations fief, lieutenance, généralité. baillage, district, arrondissement, département,canton, etc.,
etc. J'ai pris le parti d'en conserver plu-