‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 56 sur 175 · LE LI · texte numérisé non relu

LE LI

2 HE 5 Ci] E ( Description

difficile de bien rendre chaque exptession

du royaume de Hoa-yang). Hoa-yang étaitun ancien nom du royaume de Chou.

22 Littéralement : ceux qui ne se font pas hôtes-visiteurs, c'est-à-dire les étrangers encore insoumis qui ne font pas la visite d'hommage, qui ne viennent pas à la Cour.

23 C'est-à-dire : On est arrivé dans un

pays où l’on est un étranger.— Il est très-

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de cette chahson, qui débute par une plainte, sous la forme d'une louange ironique. Les Chinois sont très-peu sensibles à la gloire ou à la poésie d'une expédition lointaine et ne quittent leur foyer qu'avec amertume, Le Chou-king et les poésies de l'époque des Tang, à deux mille ans d'intervalle, offrent des chants analogues à

celui-ci et empreints du même sentiment.

d'arbre appelé ou-tong*' dont les fleurs servent aussi à fabriquer une étoffe. [Le Kouang-tchi* dit : Parmi les arbres 0u-tong, il y a le ou-tong à fleurs blanches, qui croît surtout dans le royaume de Piao*f. Ces fleurs blanches fournissent des filaments très-fins. On les fait macérer dans l’eau, on les travaille ensuite et l’on obtient une belle étoffe.| Cette étoffe est très-large, très-blanche et ne se salit pas. Les indigènes la réservaient autrefois pour ensevelir leurs morts, mais ils l'emploient maintenant pour leurs propres vêtements. Le Ngai-lao produit encore des bambous appelés po-tcho *?, dont les nœuds sont espacés de deux tchi?8. Il renferme des mines de cuiver, de fer, de plomb, d’étain, d'or et d’argent. On y trouve deux espèces d’ambre, du cristal de roche, la pierre lieou-li*°, de la nacre, des perles, des chrysoprases, des paons, des rhinocéros, des éléphants, le tapir, et l’animal sing-sing °°.

[On lit dans le Chan-hai-king®! : « L'animal appelé sing-sing

bleuâtre. sur l'identification de laquelle

24 AZ AR Suivant W. Williams:

Eleococca verrucosa. Selon Lobscheid : les dictionnaires ne sont pas d'accord.

» JR IH w. Williams définit ainsi

le sing-sing : probably the newly disco-

Eleococcus oleifera driandrio cordifolia.

#5 XE KE (Description générale.)

|] Ed On trouvera plus loin vered RHINOPITHECUS TOXELLANA 0f David,

une notice sur le royaume de FE Piao qui est sans doute le même que celui dont il est fait mention ici, malgré la variante dans la clef qui accompagne la phonétique.

Ù7 ES ff (Bambou po).

2 Deux tchi forment à peu près 60 centimètres.

WI PS © Tai j i Pierre vitreuse de couleur

found in S7'ch'uen (Sse-tchouen); it is described as having yellow hair, sharp ears, and herman-like face.

# Livre des montagnes et des mers. L'un des plus anciens ouvrages de l’antiquité chinoise : il renferme des documents curicux gu milieu d’une infinité

de fables.

NGAI-LAO.

connaît les hommes par leur nom,» ct dans la Description du royaume

de Hoa-yang® : « Le sing-sing se trouve au pays de Yong-tchang®” :

c'est un animal qui peut parler. Avec son sang on teint des tapis de

feutre en rouge foncé.» L'écrivain Siun-king-tse* dit aussi que

«le sing-sing sait parler et rire », et dans le livre Hoai-nan, au cha-

pitre des dix mille merveilles dévoilées*?, on rencontre cette phrase :

« Le fou-tchong * et le sing-sing savent nouer des relations entre eux

comme les hommes », ce à quoi le commentateur ajoute : « Tous deux

sont des animaux divins ». Dans ses commentaires sur le Chowi-

king“, Li-youen écrit à son tour : « Au pays de Fong-ki, du kiun

% Ecrivain du Ille siècle avant notre

"i FH Ri AO L'ou-

vrage intitulé Hoai-nan-{tse) est un livre

sur la doctrine du Tao, qui fut composé au second siècle avant notre ère par Lieoungan, prince de Hoaï-nan.

"A #4 AU RIE JE AI + La combinaison des caractères E + lai et ouang me paraît équivaloir ici à la locution habituelle ovang-lai, qui implique l'idée de relations suivies, telles que les relations sociales. Quant à l'expression

he #£ fou-tchong, bien que je ne la

trouve dans aucun dictionnaire chinois,

la phrase du commentaire DIZ jh IT

YI, (tous deux sont des animaux divins) ne me :semble laisser aucun doute sur ce que le fou-tchong devait être quelque animal fabuleux. Autrement, et s'il fallait A

prendre les caractères IS #4 dans leur sens idéographique, on arriverait à cette version bizarre, évidemment inacceptable, que « La femme et le sing-sing, sachant entretenir des relations sociales, sont par cela même des animaux divins. »

iù 7 Fe Choui- king (livre des eaux), qu'on suppose dater du III‘ siècle de notre ère et que Li-(tao*-y-ouen a commenté, contient des récits de voyages faits par cau dans les différentes parties de

l'Empire.

de Ou-ping*, on voit l'animal app:lé sing-sing, qui a l'apparence d'un grand singe à poil jaune, mais avec des traits réguliers, une : figure agréable et des formes humaines. Il entend le langage de l'homme et ceux qui l'écoutent demeurent saisis d’étonnement. » Enfin, nous lisons dans l'ouvrage intitulé Tsou-tai-youen-ouangkang-ichou-tchouen*: « Jadis, Youen-yen ayant été chargé d’une mission au pays de Fong-kt'°, recueillit la relation suivante de la bouche des habitants de ce pays: « Les sing-sing aiment le vin. Ils se promènent, par bandes nombreuses, dans les montagnes et dans les vallées sans qu'on cherche à les poursuivre ; mais on a soin d'exposer des vases remplis de vin. Le sing-sing, qui est très-intelligent, voit bien que c’est un piége tendu pour le prendre ; comme il connaît les familles et jusqu'aux degrés de parenté des gens du voisinage, il interpelle chacun par son nom en lui criant : Misérable, tu voudrais ma mort, mais je laisse tes présents et je m'en vais. Il ne s’éloigne toutefois que pour revenir bientôt. Puis, ils s’appellent les uns les autres en se disant : goûtons toujours un peu de ce vin, si bien qu'ils en boivent tous ensemble et s'enivrent et ne peuvent plus s'échapper. Quand on les a capturés, on les enferme dans une enceinte pour les engraisser au moyen d'une nourriture abondante, et les choisir ensuite à mesure qu on veut les manger. Alors ces prisonniers jugent eux-mêmes celui qu'il convient de choi-

sir et le poussent, en pleurant, vers la porte de l'enceinte.» Il n’est pas

3 nav Ze. 51) +H E Ha plus tard Vgan-nan, lequel comprenait

Il ne m'a pas été possible d’identifier le hien le nord du Tong-king, le sud-est du Yun-

de Fong-ki, mais on voit plus loin que Ian et le sud-ouest du Kouang-si actuels. *

l'ancien kiun de Ou-ping dont il faisait i ie K I + #P) ke dl

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