‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 57 sur 175 · partie était le même que celui qui s'appela 4 Ci-dessus, note · texte numérisé non relu

partie était le même que celui qui s'appela 4 Ci-dessus, note

NGAI-LAO.

jusqu'au Livre de rites! qui n'accorde au sing-sing le don de la parole, et cependant le Kowang-tchi'* dit très-nettement : « On entend

pleurer le sing-sing ; mais on ne l'entend jamais parler. Cet animal

est commun dans le hien de Fong-ki, du kiun de Kiao-tchi83. »

Reconnaissons les pays dont il est fait ici mention, malgré leurs

changements de nom sous les différentes dynasties. L'ancien kiun de

Yong-tchang, c'est le 4iun de Yun-nan d'aujourd'hui ; l’ancien kiun

de Ou-ping c'est le kiun de Ngan-nan d'aujourd'hui, Tous ces

pays étaient de ceux dont les souverains envoyaient le tribut et

recevaient l'investiture. Si l’on admet, avec la vieille tradition, que le

“ue jh à

al L’un deslivres canoniques,

43 Ci-dessus, note 25.

Ù DE Hit On a dit plus haut que Fong-ki était dans le kiun de Ou-ping et, plus loin, on le placera dans le kiun de Ngan-nan. Ces contradictions apparentes tiennent aux changements de nom si fréquents des provinces chinoises. Le Kiaotchi (actuellement le Tong-king), a compris les mêmes territoires que le Ngannan (Annam). |

4 Cette manière de parler n'est pas rigoureusement exacte, en ce que les circonscriptions territoriales qui changeaient de nom subissaient, le plus souvent aussi, des modifications sensibles dans leurs li-

mites, de telle sorte que parfois lorsque

notre texte dit: « L'ancien kiun X est le kiun X d'aujourd'hui, » c'est à peu près comme si nous disions : « L'ancienne province de Normandie est le département de la Seine-inférieure d'aujourd'hui.» Le Yong-tchang, par exemple, ne comprenait pas la totalité de ce qui fut le Yunnan, et le kiun de Ngan-nan s'étendit sur la partie orientale du Yun-nan actuelle, comme aussi sur une partie du Koueitcheou et du Kouang-si occidentaux. Ces considérations, du reste, n'altèrent en rien le raisonnement que fait ici Ma-touan-lin, dont l'intention est simplement d'établir que le pays où l’on trouvait des sing-sing était dans le cercle des régions soumises à

l'Empire.

sing-sing fut un animal intelligent et doué de telle sorte qu'il entendit le langage de l'homme même sans l’avoir jamais appris, certes il devait compter parmi les merveilles les plus extraordinaires. Dans les chroniques du temps passé, nous voyons que lorsque les dynasties de Tsin et de Han eurent soumis le monde entier, de toute part les choses les plus précieuses et les plus surprenantes furent envoyées à l'Empereur. Le Ling-nan* offrit l'oiseau qui apprend à parler *$ et l'éléphant obéissant : les contrées occidentales offrirent le cheval qui sue le sang“? ; le Youe-tchang** offrit des faisans blancs, etc. Tout cela a été énuméré et soigneusement décrit pour l’enseignement des générations futures. Comment donc expliquer que ce sing-sing, non moins digne d’être offert assurément que le perroquet savant ou l'éléphant dressé, ne soit pas mentionné une seule fois parmi les animaux curieux présentés à l'Empereur ? Serait-ce donc que les princes étrangers le réservâssent précieusement pour leur table ? En ce cas, ce devait être un gibier bien difficile à se procurer. Ouang-mang ayant enfermé l'héritier des Han dans le Pavillon

Ù 73}: PA Le midi des (monts) Ling-

(nan), c'est-à-dire la Chine méridionale.

46 Le perroquet.

47 On lit dans le Peï-ouen-yun-fou !

« Le pit: Fi PASS Chin-y-king (livre des merveilles) dit : « Dans les vastes régions incultes du sud-ouest, il existe des

chevaux très-grands dont la crinière est

flottante et dont la queue traîne à terre.

Ils font cent li par jour et, à l'heure de midi, ils suent du sang.»

st A

#2, Le royaume de Laos. Le

Tong-kien-kang-mou fixe l'époque de l'arrivée des ambassadeurs de ce royaumc (qui offrirent des faisans blancs ou faisans

d'argent),à la première année de notre ère.

NGAI-LAO.

d'Occident, avec défense de lui parler, cet enfant, déjà grand, ignorait jusqu'aux noms des dix animaux domestiques. S’il eût existé un animal doué d'une intelligence à ce point merveilleuse, que lui seul fut capable de posséder le langage de l’homme sans l'avoir appris, il se serait perfectionné à l’aide de qualités si rares et ne se serait pas laissé manger. Il résulte de ces considérations que tout ce que les vieux auteurs ont écrit à ce sujet ne mérite pas d'être examiné davantage, et qu'on doit uniquement s'en rapporter au Kouangtchi5®, Quant à des tapis teints en rouge foncé avec du sang d’animal, aucun des marchands qui font venir les produits des pays lointains n'en a jamais entendu parler. Il est des assertions qu’on ne saurait rapporter sans ajouter à la citation le commentaire qu’elle mérite. |

Le gouverneur du Yong-tchang nommé Tching-chun fut un homme habile et intègre tout à la fois, qui se concilia l'affection des barbares. Il fit avec les chefs de bourgades ‘! des Ngai-lao un traité par lequel chacun d'eux s engageait à fournir annuellement, en tribut, dix boisseaux de sel et une pièce de toile d’une mesure calculée pour la confection de deux vêtements dits kouan-teou-y ®?. Ce traité fut

fidèlement exécuté.

Il a été parlé de l’usurpateur Ouangmang, ci-dessus, page 150, note 34. L'héritier des ÆZan dont il s'agit ici est le jeune empereur Jou-tse-yng, sous le nom duquel Ouang-mang régna d'abord de l'an 6 à l'an 9 de notre ère, et qu'il déposa ensuite pour

s'emparer du trône ouvertement. Le Pavil-

lon d'Occident (si-pi) était un pavillon du Palais Impérial.

50 Ci-dessus, note 25.

5 Les chefs de bourgades ou cités, au nombre de soixante-dix, qui prenaient le

titre de roi, comme on l'a vu plus haut.

Sa E dA À Sorte de robe ou

Sous la dynastie des Tang, la première année /in-fe (664), à la cinquième lune, l'Empereur établit à Long-tong-tchouen*, du pays des Kouen-ming*, le siége d'un nouveau fou appelé Yao-tcheou®® dont cette ville devint la capitale et prit le nom. Cinq cents soldats y furent envoyés chaque année, pour l’entretien de la garnison.

Au temps de l'impératrice Ou-heou, la deuxième année chinkong (698), à la dixième lune intercalaire, Tchang-kien-tchi qui était gouverneur du pays de Chou envoya respectueusement à la cour le rapport suivant: « On a formé le Yao-tcheou sur les territoires de l’ancien royaume de Ngai-lao, qui fut longtemps sans communiquer avec la Chine. A l’époque où Tang-mong soumettait les pays de Ye-lang, de Tien et de Tso®”, le Ngai-lao continua de se tenir à l'écart. Ce fut seulement dans les dernières années kouang-ou (25-57) qu'il offrit pour la première fois le tribut et rechercha l’appui de l'Empire. Les Han instituèrent alors le kiun de Yongtchang**, afin de régir ces barbares, dont on tira tout d'abord quelque utilité en leur imposant divers impôts en sel, toile et tapis de

feutre ou de laine. Plus tard, le Ngai-lao qui entretenait des rela-

manteau, qui consiste uniquement en Une pièce d'étoffe percée d'un trou au milieu pour laisser passer la tête.

# HE FR JI Actuellement Yaongan-fou (Yun-nan), comme il est dit plus loin.

5 Voir ci-dessus, page 83, note 2.

ss Hi iù AE M La dynastiedes Tangavait

donné le nom de FF fou à certaines cir-

conscriptions précédemment appelées kiun. Yao-tcheou, autrefois Long-tongtchouen, est actuellement Yao-ngan-fou, latitude 25033”, longitude 90°3".

ST Voir ci-dessus, pages 123 et 126 (article Ye-lang).

58 Ci-dessus, page 154, note 62.

NGAI-LAO. 185

tions du côté de l’occident avec le T'a-tsin?, et du côté du sud avec le Kiao-tcht®, envoya chaque année en tribut des objets curieux et précieux. Quand Tchu-ko-leang traversa le fleuve Lou ft, il lui fournit de l'or, de l’argent, du sel, de la toile et jusqu’à des contingents de vaillants soldats pour renforcer son armée. Les dynasties précédentes trouvèrent dans ce kiun institué par les Han des avantages toujours croissants. Aujourd’hui, les barbares de Ngaï-lao n'offrent plus ni sel, ni toile, ni objets précieux d'aucune sorte. Bien loin de là, ils épuisent le trésor public, fomentent des désordres et lèvent eux-mêmes sur leurs voisins, avec une rigueur extréme, des impôts qui ne devraient être payés qu'aux collecteurs de l'Empire.

« Encouragés par les grands profits qu'ils obtenaient, les Han franchirent les montagnes Po-nan°*, passèrent le Lan-tsang® et fondèrent encore les deux hien de Po-nan°' et de Ngaï-lao ®, tandis que les hommes de Chou exprimaient tristement leurs plaintes dans la chanson que l’on connait %. En ce temps-là, si le peuple se plaignait, l'Etat du moins bénéficiait. Aujourd'hui l'Etat ne fait plus

aucun bénéfice, et le peuple reste avec ses souffrances.

59 — =}2- . . ’ » ge.

À K, dont la notice viendra ho. L'expédition de Tchu-ko-leang est plus loin, aux occidentaux, et que l'on relatée dans la notice sur le royaume de

croit pouvoir identifier avec l'empire ro- Ten (ci-dessus, page 146) et aussi page

main. 96, à l'article Tchong-tcheou.

6 Ci-dessus, page 181, note 43, 62 Ci-dessus, page 176, note 19. 64 » Mi)

3 D Fleuve dont il a été fait 65 Ci-dessus, page 177. mention déjà et qui traverse le Sse-tchouen 6! Voir ci-dessus, page 176. occidental, entre le 29° et le 30° degrés 65 Voir ci-dessus, page 176. de latitude. Il est marqué sur la carte 66 Ci-dessus, page 177.

de Klaproth, sous le nom de Ta loc

LIS n k

« Tchu-ko-leang, après qu'il eut conquis le Nan-tchong, chargea les chefs indigènes du soin de contenir leurs propres sujets. Il ne voulut laisser dans le pays conquis ni fonctionnaires, ni soldats chinois. Moi, votre humble sujet, je crois que Tchu-ko-leang en agissant ainsi montrait beaucoup de sagesse. On ne doit pas compter que les mandarins envoyés présentement au Yao-tcheou auront la valeur militaire de Tchu-ko-leang et sauront employer sa politique généreuse ©, Ce qu'on peut attendre d’eux c’est que, suivant leur habitude, ils commettront force injustices, malversations et tromperies, que leur cupidité exaspérera les chefs indigènes, et que ces chefs, faisant appel aux populations féroces dont ils disposent, commettront à leur tour les plus terribles excès.

« À peine eut-on fondé le gouvernement de Yao-tcheou, par les conseils de l'inspecteur Chi-tse-jinf8, que les commandants de nos troupes, Li-hiao-jang et Sin-ouen-hie, furent massacrés dans une émeute. L'Empereur chargea le général Li-y-tsong de châtier les

67 Le texte dit littéralement: ef, deplus, n'auront pas la tactique de Tchu-ko-leang qui ldchait et reprenait, phrase qui fait allusion à la conduite de Tchu-ko-leang vis-à-vis du chef indigène Mong-ko (voir ci-dessus, page 154), et dont il m'a paru préférable de rendre ici le sens plutôt que la lettre.

68 On lit ici littéralement: Chi-tse-jin qui avait le titre de tchu-pou du hien de

Ou-ling.et un peu plusloin: Ouang-chen-

pao, qui avait le titre de nan-man-langtsiang et Quang-chen-pao qui avait le titre de fse-chi du Aouen-tcheou. Chaque fois qu'il est fait mention d'un titre de fonctions pouvant offrir de l'intérét pour le sens du contexte, je m'efforce d'en rendre de mon mieux la valeur approximative. Dans ces passages, il m'a semblé que les titres chinois relatés ne feraient qu’en-

traver la version, sans la moindre utilite.

NGAI-LAO. 187

rebelles ; le gouverneur Lieou-hoei paya cette répression de sa vie, et le Yao-tcheou fut momentanément abandonné. En laissant des fonctionnaires et des soldats dans le pays conquis, on s'était précisément heurté aux trois écueils que Tchu-ko-leang avait signalés®,

«La quatrième année fchoui-kong (688), Quang-chen-pao et Tsouan-kien-fo demandèrent qu'on rétablit les choses comme elles étaient auparavant, en faisant valoir que les impôts tirés du Yaotcheou dégréveraient d’autant les charges de la province de Chou. Ce gouvernement fut reconstitué et tout aussitôt le gouverneur Liling périt égorgé par les barbares.

« Au milieu des années yen-tsai (694-695), d’après les avis de Sse-ma-tching-chin, sept camps retranchés ont été construits au midi de la rivière Lou”, et depuis cette époque le pays de Chou, obligé de fournir et d’entretenir les troupes qui occupent ces positions, est dans un état permanent de troubles et de souffrance.

«Je supplie donc Votre Majesté de supprimer définitivement ce gouvernement de Yao-tcheou, ordonnant que lesterritoires qui le composent relèveront désormais de celui de Soui ‘!, que les princes indigènes qui l’habitent feront à l'avenir la visite d'hommage comme les autres princes de la race des Fan‘, que les limites de l'Empire seront fixées au fleuve Lou ‘?, qu'un poste de garde-frontières sera établi sur la rive septentrionale de ce fleuve, et qu’à moins d’ins-

69 Voir ci-dessus, page 155. (ci-dessus, page 126, note 31.) 70 C'est-à-dire dans la province de Yao- 72 Pour les Fan, ci-dessus page 144. tcheou. 73 Ci-dessus, note 61.

di L'ancien kiun de Youe-soui,

tructions spéciales, toutes relations seront interdites aux popula-

tions chinoises avec les populations barbares de la rive opposée. »

Les conclusions de ce rapport ne furent pas adoptées"!.

74 Bien que ce mémoire n'ait pas obtenu l'approbation impériale, Ma-touan-lin le rapporte parce qu'il résume des faits historiques et des appréciations intéressantes. La province barbare de Yao-tcheou était fondée depuis trente-six ans quand le gouverneur Tchang-kien-tchi crut devoir en demander la suppression, par les

considérations qu'il expose. L'histoire des

-Vgai-lao proprement dits se trouve mélée, dans cette notice, à celle des autrés barbares dont les territoires furent également absorbés pour former le Yaotcheou. C'est une conséquence de la solidarité des événements qui se fait remarquer dans plusieurs notices, et notamment dans la notice suivante où il est

encore question des Ngai-lao.

DEIRIIIIIEIIAETIIIAIIORI A

Bi na

Le Nan-tchao a recu ditiérents noms. Quelques-uns l'appellent Ho-tche', d'autres Long-ouei?, Tsiu-yang®, ct encore Yang-kien*. Les barbares de ce pays descendent des Ngai-lao ; ils appartiennent a la race des Ou-man*. Dans leur langage un roi est appelé tchaof. Parmi leurs anciens rois, il y en avait six que l'on nommait les six tchao?, à savoir Mong-soui tchao*, Youe-si-tchao®, Lang-kiong tchao!°, Teng-yen-tchao!!, Chi-lang-tchao!?, et Mong-che-tchao'.

! 6 M: sus l'article Ngai-lao, où il est dit qu'ils ° BE FÉ, étaient au nombre de soixante-dix.

a ++ EH BE a ch SIE SI, n d à fr | i E i (Barbares noirs). . IR 73 | HE "38 HX | 7 Lou tchao (les six rois). Cette ex- 1 hi IR | pression servait sans doute à désigner les 13 5 È |

six chefs les plus puissants. (Voir ci-des-

Ces rois se faisaient la guerre entre eux. Tchu-ko-leang les soumit et les pacifia''. La tribu qui obéissait au {chao Mong-che, et qui devint prépondérante, habitait au sud de toutes les autres tribus.

De là le nom de Nan-tchao!.

Le territoire du Nan-tchao s'étendait entre Yong-tchang!5 et Yao-tcheou !7, au midi de 7ie-kiao!8. Du côté de l’est, il arrivait jusqu'au pays des 7sowan !* ; au sud-ouest il confinait avec le Kiaochi, à l'ouest avec le Xia-to *, au nord-ouest avec les Tou-fan??, au sud avec le Niu-ouang *3, et au sud-ouest avec le royaume de

‘4 Voir ci-dessus, page 153.

15 C'est-à-dire le roi du Midi et, par extension, le royaume du Midi ou le peuple du royaume du Midi.

16 Ci-dessus, page 154, note 62.

17 Ci-dessus, page 184. note 56.

i 21) F6 Le pont de fer. On lit dans le To-sse-fang-yu que c'était un pont construit en fer, dont les traces existent encore et qui était jeté sur le Wincha-kiang, à 300 li environ au nord-ouest de Li-kiang (Yun-nan occidental).

19 On trouvera plus loin une notice sur les Tsouan appelés Leang-tsouan-man, qui s'étendaient jusqu'au 101° degré de longitude.

20 Ci-dessus, page 181, note 43.

"nf

Le Pei-ouen-yun-fou dit

que le A7a-to est l'ancien 4 14 Tchupo du royaume de Piao dont la notice viendra plus loin); le même ouvrage. consulté à l'article Tchu-po, dit que ce pays confinait avec le Tchin-la (Cambodge:.

7 Lan DS Tibétains.

3 & E Ce nom, qui signifie litté-

ralement roi des femmes, pourrait embarrasser à première lecture; mais dans l'ouvrage intitulé Esa + FA KE 1 Tang-chou-nan-man-tchouen (histoire des barbares du midi d'après les écrivains des Tang), on lit l'explication que voici: « Les Niu-ouang appartiennent à la race des Ou-Man (ci-dessus note 5) du Nan-tchao. » Il est donc vraisemblable que la valeur des caractères La +

est ici purement phonétique.

Piao”i. Ses frontières du nord s'arrêtaient aux limites nord-est du

Y-tcheou*, touchant ainsi aux territoires chinois de Kien?9 et de

Ou ?7. La résidence du Roi était à Yang-tsiu-yang *#. Une autre

capitale de ce royaume fut Chen-tchen-fou??.

Le Roi, parlant de lui-même, se nomme youen ®, comme

l'Empereur dit échin ‘!, en chinois. Il appelle ses serviteurs tchang*,

expression qui équivaut aux mots chinois kin-eu/*. Les mandarins

de premier rang sont appelés tsing-ping**. Ils dirigent les affaires du

2 La notice sur le royaume de Piao suit immédiatement celle-ci.

n SE Dai Province chinoise dont le siége était à Zching-tou (autrefois Ytcheou) dans le Sse-tchouen, et dont les limites ont beaucoup varié. Il faut supposer ici que le Nan-tchao s'allongeait à l'est en confinant le Y-tcheou, à moins qu'il n'y ait une erreur d'impression dans notre texte. Les frontières du Nan-tchao ont, elles-mêmes, subi des modifications très-notables, ainsi qu'on en peut juger dans les Tableaux historiques de l'Asie.

Ma-touan-lin ne dit pas à quelle époque se rapportent les indications géographiques qu'il donne ici. Il est à présumer toutefois qu'elles doivent remonter au temps des premières relations de la Chine avec le Nan-tchao, c'est-à-dire à la seconde

moitié du VII siècle, puisqu'elles pla-

cent la résidence royale à Yang-tsiuyang. Or le To-sse- fang-vu dit que, sous les premiers rois du Nan-tchao, la résidence du roi fut transportée de Yangtsiu-y ang à Ho-king-tcheou (Yun-nan), et nous lisons dans la même notice que, vers l'an 740, cette résidence fut transférée à Tai-ho.

2% Le Kien-{tchong), ci-dessus, page 6, note 26.

n AR Actuellement territoires de Afen-

chi, Pa-tong, Ta-tchang et Ou-chan.

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