‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 59 sur 175 · LEI · texte numérisé non relu

LEI

o Sen 66 + Tag x ene Ce nom comporte l'idée

de la descendance de ‘Fen)-ko assurée, consolidée.

i | fi (Barbares du fleuve). Il

ment appelé Yo jtf Mi-hai (mer de Mi). Il est donc probable que l'expression Ho-man désigne ici ces mémes barbares.

(Voir ci-après la note 75.)

" K fl également appelée k fL Ta-ho. Les ruines de cette ville se voient encore actuellement pres de Ta-li (Yun-nan).

ti k LT Malgré la variante d'or-

barbares, signifiait grande concorde. C'est pourquoi on l'appela (en chinois) Tai-ho"°,

L'Empereur décerna à Pi-lo-ko le titre de Kower-y ‘!. Dans ce même temps, les cinq autres rois ou tchao ?, reconnaissant la puissance de Kouei-y, qui seul était fort, témoignèrent sincèrement à l'Empereur, par l'intermédiaire de Ouang-yo gouverneur du Kien-nan, le désir d’être tous réunis sous son autorité. L'Empereur y consentit . Déjà le roi Kouel-y avait vaincu les Tou-fan ‘* et assujetti les nombreux chefs des Man. Ses ambassadeurs étant venus faire la visite d'hommage avec une pompe inaccoutumée, l’Empereur voulut qu'on les reçut aussi avec des honneurs plus grands que par le passé. Considérant, d’ailleurs, que ce souverain s'était rendu maître complétement du pays des Mi-man?, il lui conféra le titre de roi de Yun-nan et délégua un dignitaire de la Cour pour

thographe, il est probable qu'il s'agit de la ville actuelle de k FE Ta-li (Yun-nan).

70 Le mot de la langue des barbares qui signifiait grande concorde ou grande

paix était, en transcription chinoise, ii

FX PE Chan-po-to.

n pr: 26 Nom qui signifie: retour

à la justice, Restaurateur de la justice.

73 Ci-dessus, note 0.

73 Le To-sse fang-yu expose ce fait sous un autre jour, d'après la chronique des Tang. Il dit que Kowuei-y gagna par

des. présents le gouverneur Quang- po,

afin d'obtenir que l'Empereur dépossédit les cinq autres tchao en sa faveur, La version de Ma-touan-lin ne serait, dans ce cas très-vraisembiable, que l'exposition du prétexte imaginé par Ouang-po pour provoquer le décret de l'Empereur.

74 LesTibétains, Il s'agit des Tibétains méridionaux, dont la capitale était à Lassa.

di n: Ra Les barbares qui habitaient les bords du lac appelé par les Européens lac de Ta-li (voir ci-dessus.

note 67).

lui porter le décret d’investiture avec les insignes correspondants, à savoir la robe longue de soie brochée, la ceinture à fleurs d'or ", etc. Presque aussitôt le nouveau roi de Yun-nan transféra sa résidence à Tai-ho.

Au commencement des années fien-pao (742-756), le fils de Ko-lo-fong nommé Fong-kia-y 7, fut envoyé à la cour par le roi Kouei-y, afin qu'il servit dans la garde de l'Empereur. L'Empereur lui fit la faveur de l’y admettre pour sept années. Quand le roi Kouei-y mourut, Ko-lo-fong lui succéda et Fong-kia-y fut nommé par l'Empereur gouverneur de K'oua-tcheou °8,

La ville de Ngan-ning ® possédait jadis cinq puits salins, exploités par ses habitants qui en tiraient profit eux-mêmes. L’Empereur Hiouen-tsong ayant chargé Ho-li-kouang de pacifier les Nan-tchao révoltés, ce général prit la ville de Ngan-ning avec ses puits, rétablit les colonnes de cuivre de Ma-youen et ramena ses

troupes victorieuses après cette heureuse expédition #!.

76 Ces insignes royaux étaient au nombre de sept. Ils comprenaient en outre des vêtements de cérémonie, le sceptre et le sceau.

7 JE Fm Hi Le méme prince auquel le surnom de Tching-ko avait été donné (ci-dessus, note 66).

n JA M Le seul tchou de ce nom dont je trouve l'indication était situé dans la province de K'an-sou, plus étenduc jadis qu'elle ne l'est aujourd'hui.

C'etait un icheou formé chez les barbares

du Nord-Ouest. Il est à présumer que le titre donné au fils du roi de Nan-tchao devait étre purement honorifique.

di CA i Ville du Yun-nan oriental, qui n’a pas changé de nom.

80 Des mines de sel gemme sont encore exploitées de nos jours dans le Yun-nan.

BI Les colonnes dont il est fait mention ici avaient été élevées au premier siècle de notre ère, aux confins du Tong-king et de la province actuelle du Xouang-si,

par le général chinois Ma-youen, en mé-

Sien-yu-tchong-tong étant gouverneur général du Kien-nan®,

il arriva que le roi Ko-lo-fong alla lui rendre visite, accompagné

de la Reine et de ses enfants et vit, au passage, le commandant de

l'armée d'occupation du Yun-nan, nommé Tchang-kien-to #. Ce

Tchang-kien-to, homme faux et cupide, adressa au roi Ko-lo-fong

des demandes excessives, et comme ce prince refusait d'y satisfaire,

il écrivit secrètement des lettres à la cour pour l’accuser auprès de

l'Empereur de crimes imaginaires. Ko-lo-fong, qui en fut instruit,

entra dans une violente colère, leva des troupes, attaqua Tchang-

Kien-to, le tua et s'empara de trente-deux tcheou 8, au nombre des-

quels étaient ceux de Yao 8° et de Siao-y 85.

moire d'une grande victoire qu'il avait remportée sur les anciens peuples de ces contrées. Ma-touan-lin est d’une sobriété de détails extraordinaire tant sur l'expédition de Ho-lo-kouang que sur les événements qui l'auraient amenée, et le Tong-kienkang-mou ne fournit aucun éclaircissement à cet égard. Par la date des faits qui précèdent et qui suivent, on voit seulement que st l'ordre chronologique n'a pas été interverti, cette expédition aurait cu lieu entre les années 748 et 750, Kouei-y étant mort en 748 et la prise d'armes de Ko-lo-fong relatée dans ce paragraphe, qui vient immédiatement après celui-ci,

sc plaçant à l'année 750.

52 Le @) F4 Kien-nan des Tang

était l’ancien royaume de Chou; A'ouanghau et Y-tcheou des Han, actuellement lc Sse-tchouen.

83 Le Yun-nan, en tant que pays placé sous la suzeraineté de l'Empire, recevait des garnisons chinoises et relevait directement du gouvernement général du Aiennan. Sien-yu-tchong-tong avait succédé au gouverneur général Quang-yu, mentionné plus haut.

84 Voir la note 19, page 89.

85 Ci-dessus, page 184. note 56.

L'année suivante 8", Sien-yu-tchong-tong se mit en marche avec une grosse armée, afin de réprimer cette rebellion. Ayant traversé le Soui-tcheou#, il divisa ses troupes en deux corps, dont l'un prit la route du Xïo-tcheou 8, et l’autre celle du Tsing-tcheou®. A la nouvelle de son approche, Ko-lo-fong effrayé envoya un de ses officiers pour lui dire qu'il ne voulait pas la guerre et offrait de rendre tout ce qu'il avait pris ‘!, mais que si ses propositions de paix n'étaient pas agréées, il se tournerait du côté des Tou-fan et placerait le Yun-nan sous leur suzeraineté. Sien-yu-tchong-tong ne tint aucun compte de ce message, garda prisonnier le parlementaire, et se porta en avant jusqu à la ville de Pe-yai*, près de laquelle il essuya une si sanglante défaite qu'à peine il put s'échapper

et s'enfuir avec quelques débris de son armée *. Ko-lo-fong ordonna

89 ) Le 87 Ma-touan-lin a omisla date de cette HH M Actuellement territoire de

année précédente; mais on voit dans le Tong-kien-kang-mou que la prise d'armes de Ko-lo-fong eut lieu en 750, et l'expédition de Sien-yu-tchong-tong en 751.

Dans la courte notice qu'il consacre au Nan-tchao (Hist. des Huns, t. I, p. 173), Deguignes écrit : « L'an 751, Ko-lo-fong, battu par les Chinois, se sauve chez les Tou-fan.» Ce qui est une erreur, comme on le voit.

i Le # M Le Soui-tcheou des Tang comprenait le nord-ouest du Yun-

nan, actuellement territoire de Li-kiang.

Kio-tsing-fou (Yun-nan).

oo ff} Dii À l'est du Aio-tcheou.

% Une note de la chronique des Tang dit qu'il offrait de rendre le butin, les prisonniers, et aussi les portes fortifiées d'où les garnisons chinoises avaient été chassées.

" El KH: Ville située près du lac Si-eul-ho (ci-dessus, page 84, note 3).

93 Le Tong-kien dit que l'armée chinoise était forte de 80,000 hommes, et qu'il

en périt 60,000 dans cette batail'e, les

de ramasser les morts et de les enterrer tous dans un vaste tombeau. Ensuite, il se soumit au roi des Tou-fan, dont les états touchaient les siens par leurs frontières du nord. Dans le langage des Tou-fan, un frère cadet se nomme fchong*. Le roi des Tou-fan appela Ko-lo-fong 7san-pou-tchong*, et lui envoya le sceau d'or en lui décernant le titre de T'ong-ti* (empereur d'Orient). Ko-lofong fit dresser aux portes de sa capitale une table en pierre, avec une inscription qui commençait ainsi :

« De génération en génération, mes ancêtres ayant recu de la Chine l'investiture et de grands bienfaits, il pourra sembler que moi, leur descendant, j'aurais dû suivre les exemples de fidélité à la Chine qu'ils m’avaient laissés ; mais s'il passe par ici des envoyés de l’Empire Chinois, ils n'auront qu'à lire cette inscription pour laver ma mémoire de toute accusation de félonie”. »

Yang-koue-tchong , qui était tout puissant, ayant pris le gouvernement du Kien-nan®, résolut de châtier Ko-lo-fong et

envoya contre lui le général Li-mi; mais la peste se mit dans

Nan-tchao avant poursuivi et massacré mes dans lesquels était conçue cette ins-

les fuvards sans faire aucun quartier aux

blessés.

91 A d 95 e. og + = SE C'est-a-dire : « Le Tsan-pou, frère cadet. » Tsan-pou était le titre souverain que les rois tibétains prenaient eux-mêmes.

® Le Tong-kien ne rapporte pas les ter-

cription, mais dit que le roi Æo-lo-fong y exposait les raisons qui l’avaient obligé à prendre les armes, pour se délivrer des insolences et des concussions des officiers chinois.

98 Ministre et favori de l'empereur Hiouen-tsong.

99 Ci-dessus, note 82.

l'armée de ce général, comme dans le personnel du service des approvisionnements. Li-mi, forcé de lever le siége de la ville de Tai-ho (dans laquelle le roi Ko-lo-tong s'était enfermé), ne put opérer sa retraite sans être enveloppé par l'ennemi et le nombre des soldats chinois qui périrent, de misère, de maladie ou de mort violente, fut de huit sur dix '®.

Bientôt après ce désastre, éclata la révolte de Ngan-lo-chan!°!, Ko-lo-fong en profita pour s'emparer immédiatement du Souitcheou ‘ et des défilés de Tsing-ki-kouan ‘. Ensuite il envahit

le domaine du tchao Youe-si!%, qu'il fit décapiter à Tseng-si105,

soumit les

10 Ce désastre cut lieu à la treizième année tien-pao (754). Le général Li-mi fut au nombre des morts, et l’on cstima qu'il avait péri 200,000 hommes dans les deux campagnes entreprises contre le roi Xolo-fong.J'extrais ces détails du Tong-kien, qui dit fort peu de choses des pays étrangers, mais qui sétend plus que le Quenhien-tong-kao sur l'historique des expéditions chinoises, et dans lequel il me paraît utile parfois de puiser quelques explications complémentaires.

101 Célèbre général de race turque ou tartare, qui essaya de sc rendre maître de l'Empire en 755, mit l'empereur Hiouen-tsong dans le plus grand péril

Tsin-fou! et rendit tributaire le roi de Piao!°.

et mourut assassiné par son propre fils en 757.

102 Ci-dessus, note 83,

“ff ix ka

l'occupation fermait le Sse-tchouen infé-

Ces défilés, dont

rieur, sont situés au midi du fleuve 7atou-ho et à l'ouest du lac Afa-hou.

01 Voir ci-dessus, note n.

5 Hg us] Peut-être faudrait-il traduire «dans l'occident(dupays)de Tseng.»

Je n'ai pu identifier Tseng-si, avec l'orthographe de notre texte, mais il s'agit peutêtre de wr Tseng. actuellement territoire de Teng-tchouen | Yun-nan).

“Ep (0

407 Voir ia notice qui suit.

Les Tsin-fou sont des barbares Man, qui ne connaissent pas la soie. Ils marchent pieds nus sur des épines sans se blesser, tuent à coups de flèche des sangliers dont ils mangent la chair crue et, pour combattre, se couvrentla téte d’un casque de bambou.

A l'ouest de ces barbares sont les Zo-man !°, également appelés Ye-man!, qui vivent dispersés dans leurs montagnes sans avoir de chef souverain. Ils entourent leurs habitations de palissades, ne cultivent pas la terre, et prennent des écorces d'arbre pour se vêtir. Le nombre des femmes dépasse de beaucoup, chez eux, le nombre des hommes. Dix à quinze femmes sont réunies

autour d’un seul mari.

Au commencement des années kouang-te (763-764), Fong-

kia-y fonda la ville de Tche-tong!!°.

Los pui Rein

Page 1