‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 71 sur 175 · JI Ancienne ville et ancienne · texte numérisé non relu

JI Ancienne ville et ancienne

circonscription à l’est de Nan-ning-fou.

La forteresse de Hong-chan, qui défendait le cours du Tso-kiang, paraît être la méme que celle qui est mentionnée dans la note précédente sous le nom de forteresse de + Ì L Hong-kiang.

108 Ci-dessus, note 2.

10) 4 EH (Humain et bien‘aisant).

no EX V5 C'est-à-dire : changement de calendrier, ouverture d'un nouveau calendrier. Le Tong-kien-kang-mou, qui rapporte ces faits, ajoute que Tchi-kao, changeant encore une fois le nom du royaume qu'il prétendait fonder, l'appela

K PA Ta-nan (Grand Midi).

les neuf icheou de Hong!!!, Kouei!!%, Kong", Tsin!!!, Teng!!, Ou'6, Fong!!, Touan!8 et Kang !!*, brûlant tous les édifices publics ct faisant mettre à mort tous les fonctionnaires chinois qui avaient le malheur de tomber entre ses mains. Il arriva jusqu'aux murs de la capitale du Kouang-tcheou ‘9, qu'il assiégea vainement pendant cinquante jours. Ensuite il prit encore les deux icheou de 7chao!"! et de Pin!*° et retourna dans le Yong-tcheou, allant au-devant des troupes impériales envoyées contre lui sous le commandement du général Tchin-hiao. Il attaqua ces troupes avec furie, les battit et les dispersa.

La Cour s'émut en apprenant de pareils désastres. Elle mit Titsing à la tête d’un corps d'armée formé de tous les contingents disponibles et ce général, après avoir coupé les défilés de Kouenlun, livra bataille à Tchi-kao qui subit à son tour une irréparable défaite. Ce terrible chef se réfugia, par les voies fluviales, dans le royaume de Ta-l1!?*. Les maux qu'il avait causés furent énormes ; cependant l'Empereur amnistia les chefs barbares qui avaient suivi

sa fortune et pris part à sa rebellion.

“Hi Je

112 i 12 Canton.

113 È a 5e «KB n ja 122 ET us ++ | HS 123 Au nord-est de Van-ming - fou.

ti KH (Kouang-si).

-|- Voir ci-dessus, p. 223, note ob.

un LU ilthj

Sans se laisser décourager par le désastre de son fils, Ngo-nong voulut du moins défendre le Te-mo ‘’ contre les troupes chinoises victorieuses. Nong-hia-king, son mari, rallia environ trois mille barbares et tenta d'opérer une diversion en ravageant quelques territoires de l'Empire ; mais on sut profiter, au contraire, de son éloignement pour investir le Te-mo. Ngo-nong et le frère cadet de Tchi-kao, nommé 7chi-kouang, furent faits prisonniers, envoyés à la capitale et exposés dans une cage de bois à la curiosité populaire. On ignore ce que devint Tchi-kao "?f.

Il y eut encore un prince barbare de la famille Nong, appelé Tsong-tan 27, qui gouverna le pays de 77o-tong!?8. C'était un homme

fier et cruel. La seconde des années kia-yeou (1057), il viola les

125 Ci-dessus, note 93.

126 Ma-touan-lin veut qu'on ne possède pas de renseignements certains sur le sort de Tchi-kao.et ne dit pas non plus ce que devinrent sa mère et son frère, après qu'ils eurent été exposés dans les rues et les marchés de la capitale (qui était alors Kai-fong-fou). Cependant on lit dans le Tong-kien-kang-mou : « La cinquième année hoang-yeou (1053), le bruit se répandit (faussement) que Tchi-kao était mort. Deux ans plus tard, on prit vivants sa mère, son frère cadet Nong-tchikouang et ses enfants. Ensuite, on envoya

dans le royaume de Ta-li des émissaires

chargés de savoir ce que Tchi-kao était devenu. Ces émissaires apprirent que Tchi-kao venait de mourir. On leur livra sa tête qu'ils enveloppèrent et rapportèrent à la capitale. La mère de Tchi-kao, son frère et ses fils furent mis à mort. n On ne manquera pas de remarquer avec quel à-propros Tchi-kao mourut justement à la veille de l'arrivée des envovés chinois, pour leur permettre d'emporter sa tête.

lo 117 C'est-à-dire (15) DA GS H (Nong-

tsong-tan).

1a K Ur] (L’antre de feu).

frontières chinoises et commit des déprédations. Le gouverneur du Kouei-tcheou, nommé Siao-kou, le fit rentrer dans le devoir par des moyens pacifiques, en contractant avec lui un traité d'alliance et en obtenant de la Cour qu'un titre honorifique lui fut conféré.

La sixième des années kia-yeou (1062) Tsong-tan et ses fils demandèrent que les territoires placés sous leur domination fussent incorporés à l'Empire, et que les priviléges de sujets chinois leur fussent accordés. L'Empereur accueillit favorablement cette requête, leur conféra des mandarinats et leur fit des largesses. L'exemple qu'ils avaient donné fut bientôt suivi par Nong-hia-king et par Nong-leang, du Te-mo. Tous ces chefs appartenaient à la famille Nong, dont Tchi-kao avait usurpé le nom.

On lit dans l’ouvrage de Fan-chi-hou, intitulé Kouei-hai-yuheng-tchi!°?; « Après que l’on eut réprimé la rebellion de Nong- | tchi-kao, on prit soin d'organiser les territoires soumis selon lesinstitutions chinoises. On érigea les grosses bourgades en chefs-lieux de icheou, les petites en chefs-lieux de ten, et les villages en centres administratifs de cirronscriptions appelées {ong (antres)t%. Plus de cinquante circonscriptions furent déterminées de la sorte, et les mandarins chargés de les gouverner furent choisis parmi les chefs indigènes qui inspiraient le plus de confiance. On dressa la liste des

129 Ci-dessus, p. 35, note 223. à laquelle cependant son étymologie doit Fe Ì a On voit clairement ici qu'il remonter. Ma-touan-lin emploie souvent, faut entendre cette expression dans le comme synonyme, le caractère Mr) tong sens général d'un lieu habité par les bar- (à la clef des montagnes), dans le même bares et non pas dans son acception litté- article et parfois en parlant des mêmes

rale de antre, caverne, vallée profonde, lieux.

hommes valides pour former une milice qui devait protéger les frontières contre les incursions des barbares du dehors. Les nouveaux sujets de l'Empire furent appelés d’ailleurs à jouir de tous les droits de sujets chinois. Les chefs indigènes investis de mandarinats furent constitués héréditairement dans leurs fonctions, en même temps qu'ils demeurèrent subordonnés les uns aux autres suivant l’ordre hiérarchique de leurs grades respectifs. L'approvisionnement des places fortifiées fut confié aux surintendants appelés ti-kiu St. La région de Tso-kiang renferma quatre places fortifiées et fut pourvue de deux #i-kiu; dans celle de Yeou-kiang il y eut également quatre places fortifiées, mais un seul #-kiu !?, Le mandarin principal de chacune de ces places jugeait lui-même les affaires privées 1%, Deux receveurs spéciaux furent chargés de percevoir les impôts sur les territoires nouvellement conquis. Le préfet de la région de Tso-kiang eut sa résidence à Tai-ping et celui de la région de Yeou-kiang à Hong-chan!*. Ils tinrent les populations de ces provinces dans le respect, sous la protection d’une armée chinoise d'occupation.

131 Title of an office intented to preserve donc signifier que les mandarins gouver-

the price of grain at a medium rate. The neurs des places fortifices, malgré leur

ti-kiu had authority to prevent the forestalling of commodities. (Morrison, part. I, D. 824.) 132 Voir ci-dessus, la note 80, p. 120.

133 A la Chine, le mandarin principal d'une ville importante ne juge les affaires

privées qu’en appel. Cette phrase paraît

importance relative, étaient cependant les juges auxquels on s'adressait en premier ressort, 134 Ville du Æouang-si actuel, qui n'a pas changé de nom (lat. 22°, long. 104°).

135 A l'est et près de la ville de Nan-

ning (Kouang-si).

« Les barbares Si-youen-man sont d'un caractère dur et farouche ; ils ont des mœurs rudes et des usages bizarres qui les rendent rebelles aux institutions chinoises. Tout ce qu'on peut faire est de les contenir. L'administration des tcheou établis sur leurs territoires est confiée à des chefs indigènes de différents grades placés sous la juridiction d’un fonctionnaire chinois du titre de 1gan-fou, lequel est chargé de surveiller leurs actes, et d’un autre fonctionnaire du titre de kien-sse, qui contrôle les écrits officiels en y apposant un cachet de couleur rouge‘. Chaque village forme une société ou commune reconnaissant l’autorité d'un chef appelé tchu-hou 1%, qu'elle se donne elle-même à l'élection. Le commun du peuple est désigné, dans ce pays, sous le nom de fi-to 8, équivalant à l’expression chinoise les cent familles. Les contestations qui surgissent entre les barbares sont tout d'abord soumises par eux au jugement de leurs chefs 139, S'ils ne sont pas satisfaits de ce premier jugement, ils portent l'affaire en appel devant les commandants des fchai !!°

136 L'Empereur trace avec du vermillon les décisions qu'il inscrit de sa main sur les rapports qui lui sont présentés. De là l'adoption de la couleur rouge pour les visas et les timbres d'un caractère officiel. Il est à noter toutefois que la couleur

bleuefut adoptée par quelques empereurs,

vd F (gubernans familias).

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