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Ci-dessus, p. 199, note 3a.
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de Ching-ma!' et qui s'étendent jusqu'à Pou-teou '?, appartiennent
aux Ou-tsouan (Tsouan noirs), dits Tsouan-man orientaux".
Les chefs des Tsouan occidentaux se disaient issus, à la sep-
tième génération, d'un gouverneur militaire chinois de Nan-ning!*
au temps des Tcin!*, naturel du Ngan-y!$ et nommé Tsouan-tsan\?,
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PS pas été possible d'identifier toutes les lo-
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calités ci-dessus mentionnées; mais il suffit d'en reconnaître sûrement quelquesunes pour déterminer approximativement la situation des régions occupées par les Tsouan-man, et reconnaître que nous rentrons ici dans les limites de la Chine actuelle (provinces du Sse-tchouen, du Yun-nan et du Kouei-tcheou). Tsin-ning est sur les rives du lac Tien-tchi (lat. 24 longit. 101); Ngan-ning est à peu de distance au nord-ouest de Tsin-ning, le Kiotcheou comprenait le territoire actuel de Kio-tsing-fou (lat. 25, long. 101). La ville forte de Long-ho (Long-ho-tching) était située, dit le To-sse-fang-y'u, sur le territoire de Ngan-ning, c'est-à-dire un peu au sud-ouest de la capitale actuelle du
Yun-nan. Quant à Pou-teou, limite orien-
tale et méridionale du territoire occupé par les Tsouan orientaux, le To-sse-fangyu nous apprend également que c'est le territoire actuel de Pou-ngan, dans la partie sud-ouest du Æouei-tcheou, non loin de l'un des derniers centres de résistance occupés par les Miao-tse indépendants.
14 Il s'agit ici, comme tout le contexte l'indique, non de FH sa Nan-ning, ville importante du A’ouang-si méridional, mais d'une ville et ancienne circonscription territoriale du méme nom, dans le département actuel de Â30-1sing - fou (Yun-nan). dont il a été fait mention plus haut.
13 Dynastie chinoise qui régna de l'an 265 à l'an 419.
16 De la province de Chan-si, c'est-à-
dire ue. de la Chine.
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TSOUAN-MAN. 273
lequel, profitant des troubles de l'Empire et de l'absence du gouverneur civil de la province, nommé Siu-ouen-ching, s'était rendu indépendant au commencement des années fa-pao de la dynastie des Leang (550), était demeuré maître du pays et s'était assuré la soumission des indigènes'#. Ce pays avait mille /i d’étendue et produisait d'excellents chevaux.
Tchin-ouan *, fils de Tsouan-tan, devint le chef d’une partie des populations qui obéissaient à son père, après la mort de ce dernier. Il envoya plusieurs de ses officiers à la Cour, au commencement des années kaï-ouang (581-600), pour saluer le nouvel empereur fondateur de la courte dynastie des Song ?°, reconnaître la suzeraineté de l'Empire et offrir le tribut. L'Empereur institua les trois tcheou de Kong*', Hie** et Kouen* sur les territoires des Tsouan-man et confia au général Ouei-chi-tchong le soin d’en surveiller les frontières. Quelques années plus tard, Tchin-ouan s'étant révolté et se voyant serré de près par les troupes chinoises, qui l'avaient chassé devant elles depuis les bords du lac de Tien”! jusqu'aux rives du Si-eu/-ho*, prit la malheureuse détermination de se rendre lui-même à la Cour avec sa famille, dans
18 On voit que le nom de Tsouan ne fut pas, à proprement parler, un
nom de peuplade, mais servit seu-
lement à distinguer une nationalité
de formation accidentelle et transitoire.