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20 L'empereur Quen-ti.
DAS Sur le territoire actuel de Aio tsing-fou.
# A l'est du précédent.
23 FA > EG Sur le territoire actuel de
Yun-nan-fou.
24 Sur ies bords duquel est la ville de Yun-nan.
25 Voir ci-dessus, p. 84, note 3.
l'espoir de désarmer la colère de l'Empereur; mais Ouen-ti lui fit trancher la tête et retint en esclavage ses enfants?f.
Aux Soui succédèrent les Tang. Kao-tsou?? eut compassion des fils de Tchin-ouan; il créa l'aîné, nommé Hong-youen*$, gouverneur héréditaire du Kouen-tcheou®?, et Hong-youen revint dans son pays emportant avec lui le corps de son père. Le gouverneur général du Y-tcheou, nommé Touan-lun, délégua le haut mandarin Yu-ta-chi, qui établit sa résidence à Nan-ning, pour le représenter dans les régions méridionales et pour faire connaître à toutes les tribus barbares les bienveillantes intentions du nouveau maître de l'Empire. Toutes les tribus acceptèrent avec joie les traités qui
24 Les deux premiers paragraphes de cette notice sont rédigés dans un style si concis et si plein de sous-entendus que la traduction sèchement littérale eut été peu intelligible. Je me suis aidé de la version du 70-sse-fang-yu, qui rapporte les mêmes faits d’une manière plus détaillée, pour compléter quelques phrases et présenter un sens plus clair.
27 Le premier empereur de la grande dynastie des Tang, qui régna de l’an 618 à l’an 627.
"54 & 29 Ci-dessus, note 23. Il est à remar-
quer que les circonscriptions des fcheow
ayant varié constamment de noms et d'étendue, le Xouen-tcheou a pu comprendre, à cette époque, toutes les régions qui avaient formé les trois tcheou de &ouen, Kong et Hie, dont il a été parlé plus haut.
3 On a vu précédemment que le gouvernement général du 3 M Y-tcheou formait un grand commandement, comprenant presque tous les pays tributaires placés au sud-ouest de l'Empire. Le siége de ce gouvernement général était au centre du Sse-tchouen actuel. FA va Nan-ning, où le délégué Yu-ta-chi fut envoyé, était la ville dont il a été fait
mention ci-dessus, note 14.
TSOUAN-MAN. 275
leur étaient proposés et s'empressèrent d'offrir en signe de soumission des productions de leur pays.
Plus tard, l'empereur Taï-tsong fit diriger une expédition contre les Tsouan occidentaux. Il créa le hien de Tsing-ling®', pour servir de limite et recevoir un camp retranché*.
A l'occident des Tsouan-man habitaient les Sse-mo-ti-man* et les Kien-ouang-man*, qui se soumirent à la domination de l'Empire dans la vingt-troisième année fching-kouan (650). On forma sur leurs territoires les fcheou de Pang*, Ouang**, Lan", Kicou® et Kieou®?. Ces tcheou furent placés sous la garde du tou-to de Langtcheou , ainsi que les territoires occupés par les Pe-choui-
ai Fi pe
33 Voilà encore une de ces phrases si serrées qu'elles semblent plutôt faites pour rappeler des événements précédemment relatés que pour exposer un épisode historique. Elle a cependant le mérite de nous montrer jusqu'où s’étendaient alors, vers le midi, lesterritoires des T'seuan occidentaux, peuplades déjà connues ct décrites sous d'autres noms à des époques différentes. Tsing-ling (sauterelles vertes) cst actuellement XK HE Ta-y ao, petite ville située sur les bords de la rivière du méme nom, dans le Yun-nan (latit.
259 467, longit. 101° 13"). — Tai-tsorg fut
le second empereur de la dynastie des Tang et régna de l'an 627 à l'an 650.
33 ZIE ++ i:
si IH Gi. fi SL) Barbares mé-
ridionaux de Sse-nto-ti.
34 (6 DA Ki
tt Barbares méridionaux de Aien-o0uang.
Ce dernier nom de fcheou ne diffère du précédent que dans sa forme écrite.
40 La difficulté de trouver, en français,
de justes équivalents à certains titres de
man“, situés aux confins des régions de Tsing-ling et de Longtong'*. A l’ouest de Long-tong étaient d’autres peuplades, dont le pays formait les deux tcheou de Ta-po-long et de Siao-po-long “ et qui, toujours dans la direction de l’ouest, s'étendaient jusqu’à -Hoang-koua**, Ye-yu' et les bords du fleuve Si-eul-ho. Tous ces barbares portaient leur tribut au siége du gouvernement de Chou. Ils n'ont pas de chef souverain, et vivent entre eux dans de continuelles inimitiés.
Au commencement des années yong-hoei (650-656), il y eut un petit chef des Ta-po-long, nommé Yang-tching-tien**, qui essaya de se rendre indépendant. L'’Empereur Kao-tsong chargea Tchao-hiao-tsou et Hoai-yu de le faire rentrer dans le devoir. Les troupes chinoises, sous la conduite de ces deux mandarins militaires, pénétrèrent dans les montagnes Lo-ou-heou** et trouvèrent le défilé de Tsing-keou * occupé par d’autres rebelles de la même
fonctions chinois m'empéche de traduire ici celui de tou-to. Le tou-to est un gouverneur militaire investi de ce qu'on pourrait appeler un grand commandement très-étendu. Lang-tcheou est actuellement Tchang-te-fou (Hou-nan).
" HI 7k fa C'est-à-dire barbares de la rivière Pe-choui irivière blanche).
“eh
43 K LA) Ei
FN H- " JP 1) Fi Le To-sse-fang-yu
dit que les tcheou de T'a-po-long (grand
Po-long) et Siao-po-long (petit Po-long)
étaient situés à 100 li, à l’est, de T'a-li.
HR so de: if Circonscription actuelle
de Ta-li.
47 Ancien nom du Sse-tchouen occidental actuel, qui formait un grand gouvernement.
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TSOUAN-MAN. 277
peuplade, à la tète desquels était un chef nommé 7o-mo ?! assisté d'un grand kouei-tchu* nommé Tou-yu. Le passage fut forcé et la révolte promptement comprimée.
Ces barbares sont très-attachés au culte des esprits. Ils appellent kouet-tchu celui d’entre eux qui préside aux cérémonies religieuses °!, Chaque famille livre annuellement au kouei-tchu un bœuf ou un mouton pour les sacrifices. Soit qu'ils implorent l’assistance des bons esprits, soit qu'ils cherchent à écarter les mauvais, ils sont toujours en armes pour adresser leurs prières ou pour procéder à leurs conjurations. Des insurrections partielles et sans importance éclatèrent plusieurs fois parmi eux, mais sous le règne de l'empereur Hiouen-tsong (713-755) toutes leurs tribus se levèrent ensemble, ce qui entraîna une répression violente, à la suite de laquelle ils furent très-affaiblis. On établit alors à Fong-tcheou” le siége d’un grand gouvernement militaire, afin de surveiller et de contenir les fcheou, au nombre de dix-huit, formés sur les territoires des populations indigènes du sud-ouest.
Les Ou-man*, depuis de longues générations, mélent leur
dictionnaires chinois. Ici, nous décou-
# # + Voir ci-après la note 54.
"HT v di + Kouei-tchu signific litté-
ralement maître des esprits. Ayant rencontré déjà plusieurs fois ce titre, notamment dans la notice sur les Tsang-ko (cidessus, p. 386), je l'ai traduit par le mot
chef, sens que m'indiquaient plusicurs
vrons évidemment sa véritable signification étymologique, et nous voyons que certains chefs de peuplades étaient revêtus
d'un caractère religieux.
5 2 36 ho E * c'est-à-dire les (GR À)
SR rt - Voir ci-dessus note 13, et le
texte correspondant.
‘ race avec celle des Nan-tchao®”. Ils comptent sept tribus. Ils nourrissent beaucoup de boeufs et de chevaux. Ils ne cultivent ni chanvre, ni coton; ils manquent également de soie et portent des vêtements de peaux. Ils croient aux sortiléges et consultent sou- .vent les esprits. Ils saluent sans plier le genou. Leurs grandes tribus ont chacune un grand kouei-tchu. Là où sont réunies cent familles, il y a toujours un fsien-kouei-tchu‘$. Le territoire de la tribu de Ou-teng*? occupe mille /i d'étendue. La tribu de Kiong® a six noms de famille. Viennent ensuite les barbares appelés Tongkin-man®!, Siu-man 8, Loui-man et Mong-man*, qui dépendent de la tribu de Ou-teng et qui habitent dispersés dans les {cheou de Lis, de Souif, et de Jong". A soixante-dix li environ, à leur midi, est la tribu de Leang-lin®, et plus au midi encore, la tribu de Fong-pa**. La tribu des Leang-lin n’occupe qu’un très-petit territoire et cependant c’est elle qui fournit le tou-kowei-tchu®, dont
37 Ci-dessus, p. 189 et suivantes.
i + Li E Litt.: Aouei-tchu
de mille. Probablement : Æouei - tchu pour mille habitants (en supposant une moyenne de dix personnes par famille).
° 71 dh kb