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78 Le texte porte: le tou-kouei-tchu des Man de la tribu de Yn (EJ 2h).
mais, sans m'arrêter à ce qui a été dit plus haut (page 278), que le tou-koueitchu ou kouei-tchu en chef était choisi dans la tribu des Leang-lin, circonstance qui a pu n'être que temporaire, nous devons remarquer qu'il n'a été fait aucune mention de cette tribu de Yn dans l’énumération des différentes tribus des Tsouanman donnée précédemment. Je soupçonne donc le caractère EN Yn d'être ici, par
erreur, pour le caractère JP A'iong,
ainsi que la suite de ce récit me paraît l'indiquer. Par respect pour le texte, j'ai préféré cependant m'en tenir à la version sommaire : un tou-kouei-tchu des Man.
7 Ci-dessus note 65.
ia = M Ci-dessus note 66, et plus haut, p. 199, note 88. On sait que la plupart des villes chinoises, portent le même nom que la circonscription territoriale à laquelle elles président. Un grand nombre de ruines semblables à celles de Souitcheou se rencontrent encore dans le Sse-
tchouen.
TSOUAN-MAN.
marche, on atteint la ville forte de Kien-tchang®'. Encore dix-sept jours de voyage à pied et l’on parvient à la capitale du Yun-nan®?,
La troisième année kaï-pao (970), à la septième lune, et la huitième de ces mêmes années (975), les Tsouan-man firent la visite d'hommage et'apportèrent le tribut. Au commencement des années tai-ping-hing-koue (976-983), leurs envoyés offrirent de très-beaux chevaux, ainsi que divers autres produits de leur pays et demandèrent le calendrier chinois. L'Empereur encouragea ces visiteurs en leur conférant de nouveaux titres, plus élevés que ceux dont ils jouissaient précédemment.
La première année chun-hoa (990), les barbares habitant le territoire de Li-tcheou demandèrent à être protégés dans leur commerce. L'Empereur ordonna que le prix qui leur était donné de leurs marchandises fut augmenté, Depuis cette époque, jusqu’à
" HÉ E tr Cette ville, qui était
située au sud-ouest de Kia-ting (Sse:
tchouen), a été récemment engloutie par un affaissement subit du sol.
82 La ville actuelle de Yun-nan ou Yun-nan-fou.
88 On a vu précédemment que l’adoption du calendrier chinois était une marque de soumission à l’Empire, comme l'adoption d'un nien-hao (nom d’années) particulier était, de la part d'un souverain étranget, auparavant vassal, une déclara-
tion d’indépendance.
84 Il s'agit évidemment ici des tribus dispersées dont il a été fait mention cidessus, p. 278. Un des nombreux modes de concussion pratiqués par les mandarins chinois qui gouvernaïient les barbares soumis à l'Empire consistait à taxer audessous de leur valeur réelle les objets que les indigènes apportaient sur les marchés, afin de les revendre ensuite euxmêmes avec de grands bénéfices. Des réclamations analogues à celles qu’on relate ici se rencontrent souvent dans l’his-
toire chinoise. La Cour faisait d'énergiques
la fin du règne de l’empereur Tchin-tsong (1023), les visites d'hommage des Tsouan-man eurent lieu sans interruption ; les distinctions honorifiques et les libéralités impériales ne cessèrent pas non plus de leur être prodiguées.
La huitième des années fien-ching (1030), à la dixième lune, le roi des ichouen-man de la tribu de Kiong*, nommé Li-tsai®, envoya pour offrir le tribut des ambassadeurs qui arrivèrent à la Cour en même temps que ceux du Tchen-tching® et des pays de Kouei-tse8 et de Cha-tcheou®. ‘Fous menaient avec eux leur famille. L’historiographe officiel sollicita et obtint de l'Empereur l'autorisation de faire dessiner avec soin les costumes de ces étrangers ainsi que les différents objets à leur usage, et aussi de faire recueillir de leur bouche des informations exactes et détaillées sur la situation et la distance, les mœurs et les particularités de leur pays. Ces documents furent consignés dans les archives de l'Em-
pire *.
efforts pour réprimer ces abus, source de fréquentes révoltes; elle abattait quelques têtes, mais le mal était incurable; il s'est perpétué de nos jours.
85 Voir ci-dessus la note 78, et plus loin la note 92.