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87 La Cochinchine, dont la notice viendra plus loin.
J ui E dI Koutchi de nos jours;
royaume voisin de Æachghar. dont la
notice viendra dans le volume des Occr- DENTAUX.
di ï b M Pays situé au nord-ouest de la Chine, aux frontières du Æan-sou.
% On ne prenait pas toujours le soin de dessiner les costumes des visiteurs étrangers, mais le fait de les avoir interrogés sur la situation, les mœurs et les particularités de leur pays n'avait rien d’exceptionnel; il était au contraire d'or-
dre etabli, et Ma-touan-lin a recueilli
TSOUAN-MAN. 283
La première des années ming-tao (1032), le roi Li-tsai, alléguant la longueur du voyage, demanda qu'il lui fut permis de n'envoyer le tribut que tous les trois ans. L'Empereur prit en considération sa requête et décida même que l’intervalle entre les visites d'hommage pourrait être de cinq ans.
Cette tribu de Kiong, sur laquelle régnait Li-tsai, est à la fois la plus forte, la plus orgueilleuse et la plus perfide. Elle donnait asile à tous les criminels d’état de la Chine et du royaume des Tou-fan, opprimait les autres tribus et coupait leurs communications, quand elle y trouvait son avantage. La troisième année hi-ning (1070), le chef des Kiong, nommé Tsiu-ke%!, envoya plusieurs des siens à la Cour, pour féliciter l’empereur Tchin-tsong sur son avénement. Il se donnait le titre de chef souverain de tous les Man des deux versants des montagnes de Kiong et du midi du fleuve Ta-tou-ho*®. L'Empereur fit écrire des lettres affectueuses,
dans les procès-verbaux des interroga-
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toires de cette nature une grande partie des renseignements qu'il nous fournit, sans se donner la peine de les fondre.
C'est ainsi qu'il revient plusieurs fois, dans une même notice, sur le chapitre des mœurs ou de la topographie d’un pays, parce qu'il a emprunté ces relations successives à des documents d'un caractère identique, consignés dans les annales de
l'Empire à diverses époques.
"Hi x)
la A A Ud RARE.
Ce passage éclaircit, je crois, la difficulté que J'ai cru devoir signaler dans la note 78, en confirmant l'opinion que le caractère EN, employé plus haut, a dû être mis par erreur pour le caractère JP (négligence de graveur dont les textes chinois offrent de nombreux exemples); mais une contradiction, apparente du moins, qui ne peut manquer de nous
frapper, c'est que si les Kiong étaient bien
que ces envoyés portèrent à leur maître avec des présents de soieries, des robes de cérémonie, une ceinture d'argent et des objets précieux.
A la mort de Tsiu-ke, l'investiture fut donnée à son fils Oueifse®, à qui l'Empereur conféra un titre chinois, et qui prenait luimême celui de fou-kouei-tchu des Man des deux versants des montagnes de Kiong et du midi du fleuve Ta-tou-ho, comme avait fait son père.
La neuvième année kien-lao (1173), un décret impérial investissait Yai-oua*, qui avait succédé à son frère*, lui accordait, sur la demande du haut commissaire du Si-tchouen, un titre chinois plus élevé que celui dont avait joui son prédécesseur et le recon-
des Tsouan-man, ainsi que le passage ci-dessus, page 278, ligne 8, semble le dire, et ainsi qu'il résulte aussi d’un passage de notre texte (ci-dessus, page 157. ligne 8), les territoires occupés par ces barbares s’étendaient beaucoup plus au nord que le début de la notice ne l'indique (voir ci-dessus, note 13). Les montagnes Kiong, auxquelles la tribu de Kiong devait évidemment son nom, sont situées par 28° de latitude, dans le voisinage du Tibet, ce qui ne saurait faire l'objet d'un doute, puisqu’un district du Sse-tchouen actuel, qui nous précise cette
situation, porte encore le nom de Aiong-
pou (tribu de Kiong). Cela s'accorde d'’ailleurs pariaitement avec la qualification que prenait aussi le chef des Aiong de chef des tribus barbares habitant au sud du Ta-tou-ho, fleuve qui traverse le Ssetchouen de l’ouest à l'est, au-dessus du 29e degré de latitude, L'explication de ce manque d'accord entre certaines indications fournies vient vraisemblablement de la méthode de compilation suivie par Ma-touan-lin, qui puise tour à tour à des
sources d'époques très-différentes.