‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 98 sur 175 · E LIL · texte numérisé non relu

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précisément parce qu'ils n’eûssent pas osé introduire eux-mêmes une pareille demande. La vérité apparut ; la Cour révoqua sa première décision et Tchang-kong fut envoyé en exil dans le Kieou-kiang.

« Il y eut aussi des Chinois, en assez grand nombre et pour la plupart habitants de Hing-ngan*® du pays de Koueï, qui entreprirent de nouer des relations commerciales avec les Nan-tan, au mépris de plusieurs décrets impériaux. Ils pénétraient chez les barbares, munis de passeports qui leur étaient délivrés par les chefs indigènes, et revenaient ensuite sur nos marchés traiter les affaires entamées au dehors. Je fis saisir les principaux de ces trafiquants;

ils furent jugés selon la loi et les Nan-tan ressentirent une crainte salutaire.»

i Ville qui n'a pas changé de nom, Zing-ngan-fou, du Chan-si (latitude 25°,

mais qu'il ne faut pas confondre avec longitude 108°).

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Pride

FOU-CHOUI-MAN!

Les Fou-choui-man occupent, au midi du Y-fcheou?, les quatre hien de Fou-choui*, King-chout*, To-kien® ct Kou-lao®. Sous la dynastie des Tang, ils dépendaient du Kien-nan". Tous leurs chefs appartiennent à une famille qui porte le nom de Mong* et qui se divise en trois branches, classées hiérarchiquement. Le peuple a quatre noms de famille Kiu®, Leao', Pan 1, et Ou". Ceux de ces batbares qui résident dans les vallées cultivent un sol

K ' Man de Fou-choui. ° Ci] SE gta 7 ° EL IH Ancien nom de la ville Ei FA et du territoire actuel de Xing - youen ° i Le même nom que celui des

(Kouang-si). Voir plus loin la note 35 rois de Nan-tchao.

au sujet de l'orientation qui est indiquée E

10 pa ° + 7 Voir plus loin la note 35. È JE | #7 k 1 DEL

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humide et se nourrissent de poisson. Ceux qui habitent les montagnes ne récoltent que fort peu de grains, bien qu'ils aient récemment défriché quelques terres ; ils chassent continuellement pour vivre, tuant des quadrupèdes et des oiseaux avec des flèches empoisonnées et passant d’un lieu dans un autre, dès que le gibier commence à leur manquer. Ils n'ont d'ailleurs ni chevaux, ni moutons, ni mûriers. |

Quand on pénètre dans la région du pays des Fou-choui-man appelée Tcheou-tong , on arrive après un parcours de cinquante li au village de Tchouen-youen!*, situé à l'entrée d’une plaine coupée par le fleuve Long-kiang ®. Plus de cinq cents familles y sont établies sur les deux rives du fleuve et cultivent là des rizières qui ressemblent beaucoup à celles du Hou-nan. Au milieu de la plaine s'élève une maison à plusieurs étages, entourée de tentes de guerre, avec une enceinte de palissades en bois de bambou. C'est l'habitation du grand chef. Ses guerriers sont armés de sabres recourbés, de javelots et d’arbalètes; ils ont aussi des boucliers. Leurs flèches sont très-redoutables. Ceux qu'elles atteignent poussent de grands cris de douleur, perdent aussitôt le sentiment et semblent morts. On peut cependant les rappeler à la vie, à l’aide de certains médicaments du Yong-fcheou!®.

Sous la dynastie des Song, dans les années yong-hi (984- 987), ces barbares commirent de grandes déprédations, violant

les frontières, enlevant les troupeaux du peuple de nos campagnes

13 E D H , | . ne 144 À au nord du Avuang-si et qui passe à Æing-

" NI F youen.

i H = II Fleuve qui prend sa source di È M

FOU-CHOUI-MAN. 385

et faisant même des prisonniers qu'ils emmenaient en esclavage. L'Empereur résolut de les soumettre par des moyens pacifiques. Il conféra un titre à leur chef Mong-ling!", qui devint gouverneur chinois de son propre territoire et qui se montra reconnaissant de la bienveillance impériale.

Dans les années hïen-ping (998-1003), les incursions des Fou-choui-man recommencèrent. Ordre fut transmis, cette fois, de traiter les coupables sans ménagement. Le général qui commandait les troupes chinoises du Y-tcheou les mit en fuite et prit plus de trente chefs de ces bandits qu'il envoya à la Cour. L'Empereur les ayant fait comparaître devant lui et leur ayant adressé des reproches, ils répondirent : « Nous autres pauvres barbares nous sommes d’humbles sujets. C’est la faim et le froid qui nous ont pressé. » — « Si jadis on les avait tous exterminés, au lieu d’user de clémence, » dit alors l'Empereur en se tournant vers ses ministres, « nous serions aujourd'hui débarrassés de ces rongeurs. » Il pardonna cependant aux captifs, leur fit distribuer de riches vêtements et les renvoya chez eux avec la recommandation de se montrer reconnaissants ou de craindre sa colère. L’année d'après, le grand chef Mong-ting '# parut à la Cour, accompagné de soixante-quatre des siens, offrant divers produits de son pays et notamment des cuirasses, le tout formant cent soixante-quatorze objets. Les chefs Mong-han-tching , Mong-kien-ouei? et Mong-

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