MA-HAN
Eu
Ar
LS
L y a trois sortes de Han. Premièrement les Ma-han, qui ont été en relation avec la Chine sous la seconde moitié de la
dynastie des Han?; ensuite les Chin-han* et enfin les Pien-chin*.
Les Ma-han étaient à l’occident. Ils formaient cinquante-quatre
royaumes® situés au sud du territoire de Lo-lang.
! Dans la Corée occidentale.
2 Le texte porte Â$ Ì di ce que l'on pourrait traduire par les Han postérieurs, avant d'être familiarisé avec le style du Quen-hien-tong-kao, mais c'est ainsi que Ma-touan-lin désigne habituellement les empereurs de la grande dynastie des Han, après qu'ils eurent transféré leur capitale dans le Ho-nan, et il ne s’agit nullement de la petite dynastie des Z7eou-han, ou
Han postérieurs, ainsi qu'on le verra dans
‘le texte qui suit. On devra remarquer
aussi qu'il n'existe aucun autre rapport
qu'une ressemblance de nom, entre les
Han de la Corée (EH et les Han [ì Hi)
qui ont occupé le trône de la Chine pen-
dant quatre cents ans.
rst FK $ Ici, le mot propre serait évidemment
tribu; mais le texte portant le mot koué,
royaume, je préfère laisser à cette expres-
seulement de relever et de nouer leurs cheveux. Ils portaient des habits longs en toile, et des chaussures en paille. Les hommes étaient robustes et courageux. Il y avait des jeunes gens qui déployaient leur force en travaillant à la construction des maisons. Ils se traversaient la peau des reins avec une corde, et enlevaient ainsi de grandes poutres !?. Ils poussaient des cris, en cadence, afin d’unir leurs efforts.
Toujours, à la cinquième lune, ils se rassemblaient pour sacrifier aux esprits!*; passant un jour et une nuit à boire du vin, chanter et danser tous ensemble. Pour la danse, quelques dizaines d'hommes se suivaient les uns les autres, et frappaient la terre en mesure avec leurs pieds. A la dixième lune, quand les travaux des champs étaient terminés, la même fête se renouvelait. Chaque cité, dans chaque royaume, déléguait un homme pour présider au sacrifice que l’on offrait à l'esprit du ciel, désigné sous le nom d’Empereur du ciel. Ils avaient institué aussi la fête appelée Sou-tou !*.
[On lit dans l’Abrégé de l’histoire des Oueï* : Chaque royaume
12 à SF =] SA 5A TE trouve toujours réunis dans les passages
7 * RX VI 4 is SI analogues, forment une expression comà
E fil VI À XK. Je donne posée renfermant l'idée des esprits bons
le texte de cette mention bizarre. Un et mauvais, c’est-à-dire des esprits en géchangement de ponctuation peut modifier néral. GR légèrement le sens, mais non le rendre UD dd. moins singulier 15 EI Ze. istoi gulier. y. Cette histoire est'celle de 13 # RA. On pourrait traduire litté- la dynastie des Tartares Topa, appelés égaralement: aux démons et aux esprits; mais lement Youen-oueï, qui régnèrent dans
les deux caractères ci-dessus que l'on le nord, alors que la Chine fut partagée en
a une ville dans laquelle on célèbre la fête appelée Sou-tou. Tous les émigrés chinois qui se sont réfugiés dans le pays des Han s'y sont fixés sans esprit de retour. La fête Sou-tou ressemble à celle
qu'on nomme (en Chine) Feou-tou!.] On élevait un grand arbre auquel on suspendait des clochettes
et des tambours.
Telles étaient les cérémonies religieuses que l’on pratiquait
dans ce pays.
deux empires, l'un méridional et l'autre septentrional. Elle s'étend de l'an 386 à l'an 556, et fut publiée aussitôt après la chute des Youen-oueï, c'est-à-dire vers 557.
La Chine a possédé plusieurs dynasties du nom de Oueï, et ce même nom est encore celui d'un pays dont la notice va suivre immédiatement celle du Tchaosien. Il est utile de remarquer l’orthographe des caractères, qui n'offre point la confusion des prononciations.
‘6 ï F E . Cette explication, qu'on peut trouver insuffisante, me paraît complétée dans une encyclopédie chinoise intitulée : 5] FL Fk $ où je lis le passage suivant: « Le dernier jour de l’année, un tao-sse, appelé Sun-tching-jin, avait coutume de parcourir les villages et les
maisons isolées autour du lieu qu'il habi-
tait, et de recueillir dans un sac les restes de tous les médicaments dont les habitants avaient fait usage durant le cours de l'année écoulée. Il mettait cette récolte dans un grand vase plein d'eau, et cette eau soigneusement soutirée le lendemain, premier jour du nouvel-an, était conservée par lui dans un tonneau pareil à ceux qui contiennent ordinairement du vin, ce qui lui fit donner le nom de Tou-soutsieou (vin de plantes hachées). Les personnes qui en buvaient n'avaient rien à redouter des épidémies. »
La chronique des Oueï donne à entendre clairement que la fête appelée Soutou avait été introduite chez les Han par des réfugiés chinois, et l'encyclopédie que je viens de citer nous apprend qu'on la
célébrait au renouvellement de l’année.
seulement de relever et de nouer leurs cheveux. Ils portaient des habits longs en toile, et des chaussures en paille. Les hommes étaient robustes et courageux. Il y avait des jeunes gens qui déployaient leur force en travaillant à la construction des maisons. Ils se traversaient la peau des reins avec une corde, et enlevaient ainsi de grandes poutres !*. Ils poussaient des cris, en cadence, afin d’unir leurs efforts.
Toujours, à la cinquième lune, ils se rassemblaient pour sacrifier aux esprits!*; passant un jour et une nuit à boire du vin, chanter et danser tous ensemble. Pour la danse, quelques dizaines d'hommes se suivaient les uns les autres, et frappaient la terre en mesure avec leurs pieds. A la dixième lune, quand les travaux des champs étaient terminés, la même fête se renouvelait. Chaque cité, dans chaque royaume, déléguait un homme pour présider au sacrifice que l’on offrait à l'esprit du ciel, désigné sous le nom d’Empereur du ciel. Ils avaient institué aussi la fête appelée Sou-tou!!.
[On lit dans l’Abrégé de l'histoire des Oueï " : Chaque royaume
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le texte de cette mention bizarre. Un
trouve toujours réunis dans les passages analogues, forment une expression com-
posée renfermant l’idée des esprits bons
et mauvais, c'est-à-dire des esprits en gé-
changement de ponctuation peut modifier légèrement le sens, mais non le rendre moins singulier.
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les deux caractères ci-dessus que l’on
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lement Youen-oueï, qui régnèrent dans
le nord, alors que la Chine fut partagée en
a une ville dans laquelle on célèbre la fête appelée Sou-tou. Tous les émigrés chinois qui se sont réfugiés dans le pays des Han s'y sont fixés sans esprit de retour. La fête Sou-tou ressemble à celle
qu'on nomme {en Chine) Feou-tou'i.] On élevait un grand arbre auquel on suspendait des clochettes
et des tambours.
Telles étaient les cérémonies religieuses que l’on pratiquait
dans ce pays.
deux empires. l'un méridional et l'autre septentrional. Elle s'étend de l'an 386 à l'an 556, et fut publiée aussitôt après la chute des Youen-oueï, c'est-à-dire vers 557.
La Chine a possédé plusieurs dynasties du nom de Oueï, et ce même nom est encore celui d’un pays dont la notice va suivre immédiatement celle du Tchaosien. Il est utile de remarquer l’orthographe des caractères, qui n'offre point la confusion des prononciations.
16 ee à E . Cette explication, qu'on peut trouver insuffisante. me paraît complétée dans une encyclopédie chinoise intitulée : 5] ip Fk $ où je lis le passage suivant : « Le dernier jour de l’année, un tao-sse, appelé Sun-tching-jin, avait coutume de parcourir les villages et les
maisons isolées autour du lieu qu'il habi-
tait, et de recueillir dans un sac les restes de tous les médicaments dont les habitants avaient fait usage durant le cours de l'année écoulée. Il mettait cette récolte dans un grand vase plein d’eau, et cette eau soigneusement soutirée le lendemain, premier jour du nouvel-an, était conservée par lui dans un tonneau pareil à ceux qui contiennent ordinairement du vin, ce qui lui fit donner le nom de Tou-soutsieou (vin de plantes hachées). Les personnes qui en buvaient n'avaient rien à redouter des épidémies. »
La chronique des Oueï donne à entendre clairement que la fête appelée Soutou avait été introduite chez les Han par des réfugiés chinois, et l'encyclopédie que je viens de citer nous apprend qu'on la
célébrait au renouvellement de l’année.
Les Chin-han étaient à l'orient. Ils formaient douze royaumes qui touchaient du côté du nord au territoire de Oueï-me.
Les Pien-chin habitaient au milieu des Chin-han; ils formaient également douze royaumes, situés dans la partie méridionale ‘de la Corée), qui est voisine du Japon.
Au total, cela faisait soixante-dix-huit royaumes, au nombre desquels figurait celui de Pe-fs15. Les plus grands de ces royaumes comptaient dix mille feux ‘ et plus; les plus petits renfermaient seulement quelques milliers de familles. Plusieurs occupaient des îles, au milieu de la mer. Les territoires réunis des trois Han formaient une région de plus de 4,000 li, en carré, d’étendue, que la
mer baigne à l’orient et à l’occident®. C était l’ancien royaume de
sion son caractère uniforme, chaque fois que l'auteur chinois l'emploiera.
=] je dont l'article viendra plus loin.
7 Litt. « Dix mille portes d'habitation » F hou; ce qu'on appellerait en frangais 10,000 feux. Dans l’édition du Ouen-hientong-kao que possède la Bibliothèque royale de Paris, une inadvertance de copiste a substitué le caractère re (cent)
++ au caractère Hi, ‘dix mille), qu'on trouve dans les éditions impériales. Trompé par cette faute d'impression, et rapprochant ce passage d'un autre passage qu'on rencontre un peu plus loin. Klaproth a cru
pouvoir donner au caractère F Je sens extraordinaire de cent familles, erreur qui l'a conduit à augmenter, dans la proportion de un à cent, le chiffre de la population d'un certain nombre de nations asiatiques, dont l'évaluation lui était fournie par des écrivains chinois. J'ai examiné ce fait dans une note publiée par le Journal asiatique ‘1872, 1e" semestre).
# Je traduis 4.000 li, en carré. et non pas 4,000 li carrés ‘ce qui serait une manière de compter inusitée à la Chine.. Cette expression reviendra très-fréquemment: il est bon d'en préciser ie sens, la première
fois qu'elle se présente. Par une fiction
Chin®. Les Ma-han, les plus puissants de beaucoup, avaient constitué comme roi de Chin un prince de leur race, lequel résidait dans le royaume de Youe-tchi!° et gouvernait les trois nations. Tous les anciens souverains du pays furent ainsi de la race des Ma-han.
Les Ma-han cultivaient leurs champs, élevaient des vers-à-soie, et savaient tisser des étoffes. Le pays qu'ils occupaient produit des châtaignes aussi grosses que des poires, et l’on y voit une espèce de poules dont la queue a cinq fchi de long. Ils habitaient dans des villages et dans des villes ouvertes, mais ils n’avaient point de villes fortifiées. Ils construisaient des maisons de terre ayant la forme d'un tumulus !!, avec une ouverture dans la partie supérieure. Ils ne connaissaient pas l’usage de saluer en pliant le genou. Chez eux, les cadets ne montraient point de déférence pour leurs aînés, ni les femmes pour les hommes. Ils faisaient peu de cas de l'or. des matières précieuses ou des riches tissus. Ils ne savaient atteler ni les chevaux ni les bœufs. Ce qu'ils estimaient le plus, c’étaient des houppes ou rubans de soie garnis de jade et autres pierres fines, qu'ils attachaient sur leurs vêtements et dont ils ornaient aussi leurs oreilles et leur cou.
En général, ils ne se couvraient point la tête; ils avaient soin
qui se rattache au mode de diviser les do- version mantchoue des œuvres de Mengmaines féodaux dans l’antiquité, le terri- tse, où l’expression | fang est souvent toire dont il s’agit d'évaluer approximati- employée, rend cette expression par chouvement la superficie est supposé ramassé, 7deme (in circuitu.) en quelque sorte, de manière à former un 9 FR.
bd la somme totale de ses quatre còtés. La
carré kh , et le chiffre donné représente
seulement de relever et de nouer leurs cheveux. Ils portaient des habits longs en toile, et des chaussures en paille. Les hommes étaient robustes et courageux. Il y avait des jeunes gens qui déployaient leur force en travaillant à la construction des maisons. Ils se traversaient la peau des reins avec une corde, et enlevaient ainsi de grandes poutres !?. Ils poussaient des cris, en cadence, afin d’unir leurs efforts.
Toujours, à la cinquième lune, ils se rassemblaient pour sacrifier aux esprits!*; passant un jour et une nuit à boire du vin, chanter et danser tous ensemble. Pour la danse, quelques dizaines d'hommes se suivaient les uns les autres, et frappaient la terre en mesure avec leurs pieds. A la dixième lune, quand les travaux des champs étaient terminés, la même fête se renouvelait. Chaque cité, dans chaque royaume, déléguait un homme pour présider au sacrifice que l’on offrait à l'esprit du ciel, désigné sous le nom d’Empereur du ciel. Ils avaient institué aussi la fête appelée Sou-tou '*.
[On lit dans l’Abrégé de l'histoire des Quei! : Chaque royaume
DOSE À da E TE TRUE Saia
trouve toujours réunis dans les passages
analogues, forment une expression com-
PE VI XK FX. Je donne
posée renfermant l'idée des esprits bons
et mauvais, c'est-à-dire des esprits en gé-
changement de ponctuation peut modifier légèrement le sens, mais non le rendre moins singulier.
13 FL NH. On pourrait traduire littéralement: aux démons et aux esprits; mais
les deux caractères ci-dessus que l'on
néral.
Des
n fol +.
sg PH Noe 15 3 Cette histoire est ‘celle de la dynastie des Tartares Topa, appelés éga-
lement Youen-ouei, qui régnèrent dans
le nord, alors que la Chine fut partagée en
a une ville dans laquelle on célèbre la fête appelée Sou-tou. Tous les émigrés chinois qui se sont réfugiés dans le pays des Han s'y sont fixés sans esprit de retour. La fête Sou-tou ressemble à celle
qu on nomme ‘en Chine) Feou-tou !.] On élevait un grand arbre auquel on suspendait des clochettes
et des tambours.
Telles étaient les cérémonics religieuses que l'on pratiquait
dans ce pays.
deux empires, l'un méridional et l'autre septentrional. Elle s'étend de l'an 386 à l'an 556, et fut publiée aussitôt après la chute des Youen-oueï, c'est-à-dire vers 557.
La Chine a possédé plusieurs dynasties du nom de Oueï, et ce même nom est encore celui d’un pays dont la notice va suivre immédiatement celle du Tchaosien. Il est utile de remarquer l’orthographe des caractères, qui n'offre point la confusion des prononciations.
16 Ì z RE . Cette explication, qu'on peut trouver insuffisante. me paraît complétée dans une encyclopédie chinoise intitulée : GY E. Fk FE où je lis le passage suivant : « Le dernier jour de l’année, un fao-sse, appelé Sun-tching-jin, avait coutume de parcourir les villages et les
maisons isolées autour du lieu qu'il habi-
tait, et de recueillir dans un sac les restes de tous les médicaments dont les habitants avaient fait usage durant le cours de l'année écoulée. Il mettait cette récolte dans un grand vase plein d'eau, et cette eau soigneusement soutirée le lendemain, premier jour du nouvel-an, était conservée par lui dans un tonneau pareil à ceux qui contiennent ordinairement du vin, ce qui lui fit donner le nom de Tou-soutsieou (vin de plantes hachées). Les personnes qui en buvaient n'avaient rien à redouter des épidémies. »
La chronique des Oueï donne à entendre clairement que la fête appelée Soutou avait été introduite chez les Han par des réfugiés chinois, et l'encyclopédie que je viens de citer nous apprend qu'on la
célébrait au renouvellement de l’année.
Sur la côte méridionale, tournée du côté du Japon, on rencontrait des hommes dont le corps était tatoué. Chaque royaume avait ses chefs. Les plus puissants prenaient eux-mêmes le titre de Tchin-tch1!". Ceux d’un ordre secondaire étaient appelés Y-tsie!8,
Les royaumes (ou tribus) des Ma-han portaient les noms.que ‘ VOICI :
Ngai-siang!*, Meou-choui*, Sang-ouaï?!, petits Chi-so??, grand Chi-so?, Yeou-hieou-meou-Tcho?', Tchin-fen-kou*, Petsi®5, Siu-lou-pou-sse ??, Ji-hoa?8, Kou-tan-tche?*, Kou-li*, Noulan8!, Youe-tchi*, Tchi-li-meou-lou*, Sou-ouei-kien®', Kou-youen“’, Mo-lou*f, Pei-li*, Tchen-li-pei*, Tchen-hin*, Tchi-tsin{, Keoulou‘, Peï-mi‘?, Kien-hi-Pei-li‘, Kou-pou*', Tche-li-kou ‘5, Jénloui5, Eul-lini?, Sse-lou'8, Noui-Pei-li?, Kan-hi°, Quan-lou ?!, Pi- Pei-li®?, anciens Se-ou-tan**, Y-l1?!, Pou-m*, Yeou-pan®, Keousou*’, Leou-lou?, Meou-lou-Pei-li*°, Tchin-sou-tou®, Mo-louf!,
ss E E RO de PUR Seo Ro 39 ERE dé DAR KA KA AO Rd ER PIX RT CAR IR DI HE n À TH SEE MUR Re HE sio «E ie «BUSH BE «GEE HO XL if «HE sh «KP.
BE À o Gi © «Jo dh PW SH sh «BE PH «Hm à sp RÉ 0 «X
Kou-la*®, Lin-sou-pan*, Tchin-yun-sin®, Jou-lai-Pei-/i8, Tsouchan-tou-Pei-l19, Y-nan®, Keou-h1f8, Pou-yun*°, Pou-sse-fensie", Youen-tchi?!, Kien-ma”, Tsou-li??.
Les plus grands de ces royaumes renfermaient plus de dix mille tamilles, les plus petits comptaient seulement quelques milliers de familles ; au total, plus de cent mille feux.
Le roi de Chin gouvernait (comme domaine privé) le royaume de Youe-tchi". Les titres honorifiques que portaient les principaux chefs des Han indiquent que ces chefs étaient placés sous la dépendance du roi de Youe-tch1 #.
Lorsque le roi du Tchao-sien, nommé Tchun, se vit dépouillé de ses états par Oueï-man, il s'enfuit sur mer avec ceux de ses sujets qui lui étaient demeurés fidèles, débarqua chez les Ma-han, soumit tous les Ha et se constitua lui-même leur roi.
+ «E fi ZE «An 1 AE.
«ZE I * BE RE «JR kE A MIRA Zi.
n i nf BE
nu A % I. Ce passage impor-
N tant, rapproché de ce qui a été dit au
commencement de cette notice et aussi de ce qu'on lira quelques lignes plus bas, à propos du rétablissement d’un roi de Chin
par les Ma-han, semble bien établir que la
confédération entière des Han portait le nom de royaume de Chin, ce qui contredirait la tradition suivant laquelle ce nom de Chin serait une corruption du mot chinois E Tsin. Nous reviendrons sur ce sujet à l’article Chin-han, ci-après.
75 J'ai résumé ici la substance de plu-
sieurs lignes du texte de Ma-touan-lin,
pour éviter une aride énumération de titres, qui seront d’ailleurs commentés plus
loin.
(On lit dans l'Abrégé de l'histoire des Quei : Les fils, les parents et les serviteurs dévoués . de ce roi Tchun: qui se fixèrent avec lui dans le pays des Ma-han usurpèrent le nom de Han, comme nom de famille. Le roi Tchun n'avait conservé aucune relation, même par mer, avec le Tchao-sien.]
Il ne put toutefois se maintenir, il fut éxterminé. Aujourd'hui encore, il existe des Ma-han qui offrent des sacrifices à son esprit. Tchun ayant succombé, les Ma-han rétablirent un prince de leur race pour roi de Chin'6.
La vingtième des années kten-ou, du règne de Kouang-ou (45 de notre ère), un personnage de la nation des Han et de la ville de Lien-sse", nommé Sou-ma-tche, vint avec sa suite à Lo-lang et apporta des présents. Alors Kouang-ou constitua Sou-ma-tche prince-gouverneur # de la ville de Lien-sse, et vassal de l’empire chinois. Il releva du gouvernement de Lo-lang, et aux quatre époques réglementaires de l'année, il vint rendre sa visite d'hommage.
Dans les dernières années du règne de Ling-ti (vers l'an 185 de notre ère), les peuples de Han ‘et de Quei étaient devenus si puissants que les gouverneurs chinois ne pouvaient plus les contenir. De grands troubles désolaient l’empire; de nombreux émigrants venaient se réfugier chez les Han.
Sous le règne de l’empereur Hien-ti, dans les années kienngan (196-200), Kong-sun-kang détacha les hien de Teng-yeou” et de Yeou-yen®, pour former, avec les terres incultes du midi, le
kiun ou gouvernement de Tai-fang®!.
76 Voir ci-dessus les notes 9 et 74. 7 LU H.
77 Re HT. 80 # ES.
"À DE zi
[Teng-yeou et Yeou-yen étaient des villes qui relevèrent du Leao-tong chinois. Sous les Tang, elles retombèrent au pouvoir des barbares orientaux.]
Kong-seng-mou, Tchang-tchang et d'autres furent envoyés pour rassembler et rassurer les populations dispersées. Ils assaillirent les Han et les Oueï. Les anciens habitants sortirent de leurs retraites, et dans la suite les pays des Han et de Quo dépendirent de Taï-fang ®?.
L'empereur Ming-ti, des Quei, au milieu des années kingtsou (237-238), chargea secrètement le gouverneur de Tai-fang appelé Lieou-kiu, et le gouverneur de Lo-lang, nommé Sien, de se rendre dans les deux kiun de Sse-youe® et de Hai-ting 8' pour conférer de nouvelles dignités, par lettres revétues du sceau impérial, aux chefs de la nation des Han qu'il voulait se concilier. Ceux qui possédaient déjà le titre de T'chin-tchi® furent promus au rang de Y-kiun%, et les chefs d'un ordre secondaire recurent le titre de
Y-ichang*. Tous ces chefs avaient l'habitude de porter la coit-
fure appelée fsè*8, qu'ils affectionnaient beaucoup. Les petits chefs
"ERE Cette mention du pays de Quo, qui est le Japon, paraît ici tellement étrange que je
me suis demandé si le caractère 15 Quo n'aurait pas été mis par erreur pour le
caractère A que le sens rationel semblerait appeler. Je ne puis cependant me permettre une correction de ce genre, et je me borne à signaler les doutes que ce
passage m'a laissés.