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85 |) AI A l'article Chin-han qui suit, on verra que ce titre était le plus élevé dans la nation des Han.
86 È, LS . Litt. « Prince souverain de ville. »
87 È, È. Litt. « Seigneur de ville. »
85 sj Le dict. de Basile traduit ce mot
par une toile dont on couvre la tête (fa-
eux-mêmes adoptaient cette coiffure, quand ils se rendaient près du gouverneur chinois pour faire la visite d'hommage. Bientôt le nombre des chefs munis de lettres-patentes et porteurs de la coiffure isè s'éleva à plus de mille; les affaires à traiter se multiplièrent, et la ville de Lo-lang fut choisie comme centre administratif. On divisa le pays des Han en huit cercles, dont cette ville devint ainsi la métropole.
Sous le règne de Ou-ti, des Tcin 8°, la première et la deuxième des années /ai-kang (280-281), le roi des Han envoya des ambassadeurs qui offrirent divers objets de leur pays.
Les septième, huitième et dixième années de la même période (286, 287, 289), de nouveaux ambassadeurs furent envoyés.
La première des années faï-hi (291), une ambassade des Han vint encore ; elle s’adressa à Ho-kan, qui avait le titre de protecteur et pacificateur des orientaux, pour faire agréer par l'Empereur les présents qu'elle apportait.
L'année suivante (292), le Roi vint lui-même faire la visite d’hom-
scia qud caput obvolvitur). Morrison dit: notre ère. Dans un ouvrage d'ethnogra-
a napkin rolled round to keep up the hair. phie, où l'ensemble de certains détails a
C'était donc une bande de toile formant son importance, il m'a paru que cette
une sorte de turban. Si nous consultons maintenant le dict. de Kang-hi, auquel ces définitions sont empruntées, nous >»
voyons que ce dictionnaire donne à la coiffure sè une origine chinoise, en rap- , . L portant qu'elle fut inventée par l’empe-
reur Youen-ti. au premier siècle avant
assertion n'était pas inutile à recueillir.
89 2 J'écris le nom de cette dynastie avec un c, comme l'ont fait plusieurs orientalistes, pour éviter de la confondre avec la dynastie du E tsin, fondée par
le célèbre Tsin-chi-hoang-ti.
mage, demandant à être reconnu comme grand vassal de l'empire“;
ensuite, on n’entendit plus parler des trois Han ; ils furent conquis
et absorbés par Pe-tsi et Sin-lo°!.
A l'occident du pays des Ma-han, se trouvent les 7cheou-hou®
(insulaires de la race de Hou) qui habitent de grandes îles au milieu
de la mer. Ils sont de très-petite taille et leur langage diffère com-
plétement de celui des Han. Ils se rasent la tête commeles Sien-pi*.
Ils portent des vêtements de cuir qui ne leur couvrent que la partie
0 EE IN FF. Litt. Sollicitant
l'appui intime, ce qu'on pourrait traduire par l'incorporation à l'empire, si cette dernière expression n’entraînait une idée d'abdication qu’il ne convient pas de lui donner.
avaient obtenu l'union intime avec l'empire se trouvaient dans une situation assez semblable à celle des grands vassaux de la féodalité européenne au moyen âge. Ils recevaient l'investiture de la cour chinoise et payaient tribut, mais continuaient de gouverner leurs sujets, et acquéraient cet avantage de ne pouvoir plus être attaqués par leurs voisins sans que l'appui des ar-’ mées chinoises leur fût assuré.
# Pe-tsi et Sin-lo, ou Païk-tse et Sin-ra, selon la prononciation adoptée par quel-
ques orientalistes modernes. étaient deux
Les souverains étrangers qui
royaumes ou tribus de la nation des Han, qui s'agrandirent peu à peu jusqu'à posséder toute la Corde méridionale. Des notices spéciales leur sont consacrées plus loin.
"Vi tl.
#8 Fvidemment les îles de Hall et du Poivre.
% Nous avons vu que les Chinois donnaient le nom de til Hou à plusieurs classes de barbares originaires de la Mongolie. Les Sien-pi, considérés par Klaproth comme formant une race tout ì fait distincte de la famille tongouse proprement dite, descendaient des Tong-hou (Hou orientaux) qui, du temps des Tcheou, habitaient les montagnes de la Mongolie orientale, au nord du royaume de Yer et
du Pe-tche-li actuel. Nous avons vu éga-
supérieure du corps, de sorte qu'ils demeurent presque nus. Ils élèvent des bœufs et des porcs, et allaient sur leurs barques faire le commerce avec les Han.
lement qu’à l'époque de l’avénement des quable qu'au nr siècle de notre ère, les Tcheou (au x siècle av. J.-Ch.), une co- Îles situées sur les côtes du pays des Malonie chinoise conduite par Ki-tse s'était han étaient encore occupées par des indiétablie en Corée, et avait changé peu à gènes, vraisemblablement issus de l'anpeu les mœurs de ses premiers habitants. cienne population autochtone.
Ma-touan-lin constate ici ce fait remar-