PIEN-CHIN
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lu milieu des Chin-han habitaient les Pien-chin*. Ils avaient,
| comme eux, des villes fermées. Leur costume et la forme de
leurs habitations étaient les mêmes. Leur langage et leurs mœurs
se ressemblaient. Il existait, toutefois, des différences dans le culte
‘Les Pien-chin faisaient partic de la nation des Han. On disait les frois Han, en parlant d'eux en même temps que des Ma-han et des Chin-han. Il convient donc de sous-entendre le mot Han à la fin de leur nom, et de voir en eux des Pienchin-han ou Chin-han distingués par le nom de Pien. En chinois: Ft pien signifie casque, et par extension militaire, en opposition avec Ei youen, civil. Pien indique aussi, en chinois, un bonnet de céré-
monie, servant à marquer le grade de cer-
tains fonctionnaires d'un rang élevé. Si le mot pien n'entre dans le nom des Pienchin que comme homophone, destiné à rendre la prononciation d'un mot barbare, ces remarques seront sans utilité, mais sil a une étymologie chinoise, hypothèse qui ressort du contenu de ces notices, elles seront importantes à consigner.
: PH ra Lit AU E + ‘Littéralement : Cum Chin-han mixtim habitant.
Klaproth, recucillant ce document pour
ses Tableaux de l'Asie, a dit que les Pien-
qu'ils rendaient aux esprits. Ils plaçaient toujours le foyer des sacri-
fices à l’occident de leur maison *.
Les Chin étaient tous de haute stature ; ils avaient de très-belles
chin vivaient mélés avec les Han; mais cette expression ne sauraits’entendre d'une manière absolue, puisque des villes entières étaient occupées par les Pien-chin.
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Il n'est point dit expressément que les Pien-chin aient été, comme les Chin-han, d'origine chinoise, mais les sacrifices à l'esprit du foyer se sont pratiqués à la Chine dès la haute antiquité, et l'on notera également que ce foyer placé ainsi, à l'occident de la maison, se trouvait chez les Pien-chin tourné du côté de la Chine.
4 Nous attendrons que cet ouvrage soit plus avancé pour esquisser le tableau des
principaux faits qu'il renferme; mais, un
résumé de quelques observations sur les
notices du Tchao-sien, de Oueï et des trois Han gagnera peut-être à n'être pas retardé.
Klaproth a considéré les anciennes populations de la Corée comme appartenant
à la race Sien-pi. Cette assertion paraît
confirmée par Ma-touan-lin, quand il nous apprend que, dans les îles situées sur la côte occidentale de la presqu'île coréenne, il existait encore, aux premiers siècles de notre ère, des indigènes offrant les caractères de cette race, avec sa rudesse primitive. On remarquera toutefois que si les Ma-han avaient la même origine, l'élément étranger avait profondément altéré leur .
langage, puisqu'il différait dès lors complétement de celui des indigènes qu'on vient de mentionner. Klaproth ajoute, il est vrai, que la langue des Han n'était pas tout à fait la même que celle des Coréens du Nord, et qu'elle se rapprochait davantage de celle des Japonais, auxquels les Han ressemblaient par leur manière de vivre, leurs mœurs et leur habillement. Ma-touanlin ne dit rien de semblable. Il distingue seulement les Ma-han, les véritables Han originaires, des Chin-han appelés Tsinhan parce qu'ils parlaicnt le chinois, et de ces Pien-chin qui se posent comme
une énigme ethnographique, avec leur
chevelures et s’habillaient avec recherche. Leurs lois pénales étaient
sévères. Comme ils étaient voisins du Japon, beaucoup d’entre eux
avaient le corps tatoué.
haute stature, leurs lois sévères, leur magnifique chevelure et le luxe de leurs habits. Enfin, rapportant que le voisinage
du Japon avait fait adopter le tatouage
par quelques Chin-han et Pien-chin; il n'indique même pas que cette coutume japonaise ait pénétré jusque chez les Ma-
han.