‹ Atsume gusaChapitre 16 sur 111 · PIEN-CHIN · texte numérisé non relu

PIEN-CHIN

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lu milieu des Chin-han habitaient les Pien-chin*. Ils avaient,

| comme eux, des villes fermées. Leur costume et la forme de

leurs habitations étaient les mêmes. Leur langage et leurs mœurs

se ressemblaient. Il existait, toutefois, des différences dans le culte

‘Les Pien-chin faisaient partic de la nation des Han. On disait les frois Han, en parlant d'eux en même temps que des Ma-han et des Chin-han. Il convient donc de sous-entendre le mot Han à la fin de leur nom, et de voir en eux des Pienchin-han ou Chin-han distingués par le nom de Pien. En chinois: Ft pien signifie casque, et par extension militaire, en opposition avec Ei youen, civil. Pien indique aussi, en chinois, un bonnet de céré-

monie, servant à marquer le grade de cer-

tains fonctionnaires d'un rang élevé. Si le mot pien n'entre dans le nom des Pienchin que comme homophone, destiné à rendre la prononciation d'un mot barbare, ces remarques seront sans utilité, mais sil a une étymologie chinoise, hypothèse qui ressort du contenu de ces notices, elles seront importantes à consigner.

: PH ra Lit AU E + ‘Littéralement : Cum Chin-han mixtim habitant.

Klaproth, recucillant ce document pour

ses Tableaux de l'Asie, a dit que les Pien-

qu'ils rendaient aux esprits. Ils plaçaient toujours le foyer des sacri-

fices à l’occident de leur maison *.

Les Chin étaient tous de haute stature ; ils avaient de très-belles

chin vivaient mélés avec les Han; mais cette expression ne sauraits’entendre d'une manière absolue, puisque des villes entières étaient occupées par les Pien-chin.

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Il n'est point dit expressément que les Pien-chin aient été, comme les Chin-han, d'origine chinoise, mais les sacrifices à l'esprit du foyer se sont pratiqués à la Chine dès la haute antiquité, et l'on notera également que ce foyer placé ainsi, à l'occident de la maison, se trouvait chez les Pien-chin tourné du côté de la Chine.

4 Nous attendrons que cet ouvrage soit plus avancé pour esquisser le tableau des

principaux faits qu'il renferme; mais, un

résumé de quelques observations sur les

notices du Tchao-sien, de Oueï et des trois Han gagnera peut-être à n'être pas retardé.

Klaproth a considéré les anciennes populations de la Corée comme appartenant

à la race Sien-pi. Cette assertion paraît

confirmée par Ma-touan-lin, quand il nous apprend que, dans les îles situées sur la côte occidentale de la presqu'île coréenne, il existait encore, aux premiers siècles de notre ère, des indigènes offrant les caractères de cette race, avec sa rudesse primitive. On remarquera toutefois que si les Ma-han avaient la même origine, l'élément étranger avait profondément altéré leur .

langage, puisqu'il différait dès lors complétement de celui des indigènes qu'on vient de mentionner. Klaproth ajoute, il est vrai, que la langue des Han n'était pas tout à fait la même que celle des Coréens du Nord, et qu'elle se rapprochait davantage de celle des Japonais, auxquels les Han ressemblaient par leur manière de vivre, leurs mœurs et leur habillement. Ma-touanlin ne dit rien de semblable. Il distingue seulement les Ma-han, les véritables Han originaires, des Chin-han appelés Tsinhan parce qu'ils parlaicnt le chinois, et de ces Pien-chin qui se posent comme

une énigme ethnographique, avec leur

chevelures et s’habillaient avec recherche. Leurs lois pénales étaient

sévères. Comme ils étaient voisins du Japon, beaucoup d’entre eux

avaient le corps tatoué.

haute stature, leurs lois sévères, leur magnifique chevelure et le luxe de leurs habits. Enfin, rapportant que le voisinage

du Japon avait fait adopter le tatouage

par quelques Chin-han et Pien-chin; il n'indique même pas que cette coutume japonaise ait pénétré jusque chez les Ma-

han.

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