‹ Atsume gusaChapitre 22 sur 111 · EN · texte numérisé non relu

EN

de ce pays se tatouent la face et se

| couvrent le corps de figures. Depuis

Pe

l'antiquité, leurs envoyés se sont rendus

à la Chine. »

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83Kong-sun ou Kong-sun-youen s'était

. saisi du Leao-tong, dont il avait fait

un puissant royaume, en profitant de

l'affaiblissement de l’Empire partagé entre

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les trois dynasties Han, Quei et Ou. Il

fut d'abord l’allié de l’empereur Ming-

ti, des Oueï, qui finit par lui déclarer

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la guerre et s'emparer de ses États.

de ses grands officiers nommé Nan-chin-mi, qui se rendit au cheflieu du kiun* pour demander à présenter ses hommages à l’Empereur et à lui faire accepter des présents. Le gouverneur du kiun conduisit lui-même cet ambassadeur à la cour. L'Empereur accorda à la reine du Japon un sceau d’or enveloppé de soie violette, qui lui conférait le titre de T'sin-Oueï, ou parente des Oueï. L’ambassadeur et ceux qui l’accompagnaient furent salués eux-mêmes des titres de tchong-lang® et de hiao-oueï8, et recurent des sceaux d'argent enveloppés de soie verte. Ils emportèrent, en outre, un grand nombre de riches présents.

La première année tching-chi (239), le gouverneur*°, nommé Kong-tseng, fit partir pour le Japon, au nom de l’Empereur, des envoyés porteurs du sceau destiné à la Reine, avec une patente impériale. Ils furent chargés de remettre également des objets d'or, de très-beaux tissus de soie, de gros tapis fabriqués avec des poils d'animaux, des épées, des miroirs et d’autres menus objets

La reine Pi-mi-hou projettait elle-même motivé, plus haut, la note 82, page 29,

la conquête de la Corée. Elle avait on sera fondé, je crois, à supposer qu'il

tout intérêt à se concilier l'amitié de s'agit du kiïun de Taï-fang, résidence

l'empereur des Oueï devenu maître du du gouverneur chargé des relations in-

Lao-tong, et s’empressait de le com- ternationales entre le Japon et la

plimenter sur ses victoires. Chine, auxquelles les (Chinois, dans #Nous avons vu ce qu'il faut en- leur orgueil, attribuaient un caractère

tendre par le mot kiun (page 4, note 8). de vasselage purement fictif.

ici, Ma-touan-lin ne précise point de 87 HH RP.

quel kiun il entend parler; mais, en 343% Ei.

rappochant ce passage de celui qui avait 8 De Taï-fang, sans doute.

d'un travail délicat. Le Japon, de son côté, envoya une nouvelle ambassade avec des lettres de remercîments.

La quatrième année fching-chi (242), une dämbassade (japonaise) vint encore, offrant comme présents des esclaves et des produits de son pays.

"” La huitième année tching-chi (246), le gouverneur Ouang-ki venait d’entrer en fonctions, lorsque la reine Pi-mi-hou, qui avait des différends avec le roi du royaume de Keou-nouf, appelé Pi-mi-kong®, l’envoya au chef-lieu du ÆAiun°!, afin d’exposer les motifs de la guerre engagée entre eux. Alors, il y eut des envoyés (chinois) nommés Sse-tsin, Youen-sse, Tchang-tching et autres, qui partirent pour aller notifier à cette reine les volontés et les instructions écrites de l'Empereur. Quand elle mourut, un roi lui succéda; mais, le peuple n'étant pas satisfait, la guerre civile fut allumée®. On mit sur le trône une jeune fille de la race de cette reine Pi-mi-hou, qui s'appelait Y-yu% et qui était âgée de treize ans; ensuite, la paix fut

5) UN Ce royaume pourrait être pératrice

Y-yu, non plus que du

le méme que celui dont il a été parlé

plus haut, avec la variante d'orthogra-

phe 15) VE of LE 9! Voir, ci-dessus, note 86.

* Voir, ci-dessus, note 19.

n SH La chronologie des japo-

nistes ne dit rien de la reine ou im-

prince qui la précède, mais fait vivre cent ans l'impératrice Pi-mi-hou, dont elle prolonge le règne jusqu’en 269.

Ma-touan-lin, qui nous fait connaître Y-yu, ne fixe point la date de son avénement d'une manière précise, mais il indique clairement qu'elle dut monter

sur le trône vers l'an 248 ou 249,

rétablie dans le royaume. La nouvelle reine nomma des ambassadeurs, pour reconduire les envoyés chinois et pour offrir en même temps, comme présents, des esclaves des deux sexes, des perles, des pierres précieuses et diverses étoffes de soie rayée de plusieurs couleurs.

Sous le règne de Ou-ti, des Tcin, au commencement des années fai-chi (265), il arriva encore une ambassade avec des présents; elle était accompagnée de deux interprètes.

Au temps de Nganti (397-418), le roi du Japon, appelé Tsan*, envoya une ambassade à la cour avec des présents.

Sous la dynastie des Song, la deuxième année yongtsou (421), l'empereur Ou-ti décréta que le roi Tsan, pour avoir donné de si loin des témoignages de son attachement,

avait mérité qu’on l’honoràt et qu'on augmentàt ses titres”.

puisque les ambassadeurs chinois Ssetsin, Youen-sse, Tchang-tching et autres, envoyés à la reine Pi-mi-hou, l'an 247, pour répondre à son dernier message, furent reconduits en Chine par les soins de la nouvelle souveraine Y-yu. Ajoutons que l'ambassade de l'an 265, dont il est fait mention ci-après, paraît avoir été envoyée par cette même princesse, dont le règne n'aurait pas duré moins de treize ans.

VLitt. : des pierres de couleur verte

appelées X 4 TK ta-kiu-tchu.

| “Elf Ce prince, que les Chinois nomment aussi quelquefois Yun-kong, est l'empereur, ou mikado Yn-kio, qui figure dans la chronologie admise, avec un règne de quarante-deux ans.

Les Chinois réservent pour leurs souverains le titre d'Empereur, et ne donnent à ceux du Japon que celui de Roi; mais il demeure entendu que l’expression le Roi du Japon désignera toujours le Mikado.

%Litt. : Qu'on lui donndt de l'avan-

cement. Cette singulière expression tient

La deuxième des années youen-kia, de l’empereur Ouenti (425), le roi Tsan envoya une ambassade avec des lettres et des objets de son pays. Le roi Tsan étant mort, son frère cadet, appelé 7sin®, lui succéda, et, à son tour, envoya des ambassadeurs avec des présents, se dénommant lui-même Sse tchi tsie tou to Quo, Pe-tsi, Sin-lo, Jin-no, Tsin-han, Mohan, lou koue, tchou-kiun-sse, ngan tong ta tsiang-kiun, Quo koue ouang*. (En traduction libre : Roi du Japon, investi du gouvernement des six royaumes de Quo, Pé-tsi, Sin-lo, Jin-no, Tsin-han et Mo-han, grand chef militaire, pacificateur de l’Orient.) Le roi du Japon, par ses lettres, demandait la ratification, en d’autres termes la reconnaissance de ces titres qu'il se donnait. L’Empereur ratifia celui de ngan tong ta tsiang-kiun, grand chef militaire, pacificateur de l'Orient.

au système, adopté par les empereurs ‘envoya des ambassadeurs à |

a Chi de la Chine, de considérer tous les sou- 98 {E Te fi n pih 242 js 4 13 verains étrangers comme des sujets de Ì sk XI DE KH tt id # Hg x leur empire. On verra, plus loin, que [Ea] of CA E & 5 XK 19

. = | l'avancement accordé au souverain du CA 13 | + Le titre de fsian g-

Japon consistait en un certain nombre &iun, qui se lit en japonais syo-goun,

de titres. | est devenu plus tard, selon M. de Rosny,

97 E Ce souverain ne figure pas celui de ces lieutenants-généraux de dans la chronologie des japonistes, bien l'Empire, que les voyageurs européens que Deguigues ait cru devoir inscrire la ont longtemps désignés sous le nom mention que voici, à la suite du nom de d’'Empereurs temporels. Æ Hé est Tsan : « Les Chinois lui donnent pour écrit, ici, pour la HS.

successeur son frère Tsin, qui, l'an 430,

Le roi Tsin demandait aussi, pour treize seigneurs japonais, la confirmation de plusieurs titres dont le sens était : Chefs, pacificateurs de l'Occident, vainqueurs des barbares Lou“, et soutiens du royaume. L'Empereur confirma ces titres, sans y rien changer.

La vingtième année youen-kia (444), le roi du Japon appelé Tsi!° envoya une ambassade avec des présents, en prenant à son tour le titre de ngan tong tsiang kiun, Quo koue ouang (chef militaire, pacificateur de l'Orient, roi du Japon).

La vingt-huitième de ces années (452), il s'intitule comme auparavant, et modifie seulement les titres concernant vingttrois seigneurs, précédemment soumis à l’approbation de l’Empe-

reur!0!.

Le roi 7si étant mort, son fils appelé Hing!® envoya une

ambassade avec des présents.

Sous le règne de l'empereur Hiao-ou, la sixième des

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