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100] mk Nulle mention de ce souverain dans la chronologie admise jusqu'à ce jour, qui prolonge le règne de Tsan jusqu'à l'an 453.
101 Précédemment, il avait été question de treige seigneurs et non de vingttrois. Peut-être y a-t-il une faute d'impression. Le fait est peu important, et
je rends le texte tel qu'il est.
Le Bi La chronologie que nous contrôlons garde le silence sur ce prince.
A la date de 462, elle fait régner Jun- Rijacu, suivant Deguignes, ou Youryak, selon l'orthographe de M. de Rosny, lequel aurait été le fils du roi Tsan, et ne serait autre que le mikado appelé Ou par les Chinois. On va voir immédiatement qu'il y a là une confusion
évidente.
années fa-ming (463), un décret impérial reconnut au roi Hing
le titre de Ngan tong tsiang kiun!®.
Ce roi étant mort, son frère cadet appelé Ou!" lui succéda.
Ou s'intitula, etc. (Suit la même série de titres que ci-dessus,
‘à propos du roi Tsin, avec cette différence toutefois, que le
roi Ou se dit roi de sept royaumes, au lieu de six, en con-
servant la mention du royaume de Kia-lo, et en rétablissant
celle du royaume de Pe-tsi).
193Déjà donné à son prédécesseur T'san.
Dnav Ce caractère se prononce également Vou. Ici la contradiction devient de plus en plus forte entre les faits précis recueillis par Ma-touan-lin et la chronologie, plus ou moins authentique, suivie par tous les japonistes depuis Koempfer. Selon cette chronologie, le roi I Ou (autrement Vou), régnait déjà depuis l'an 457, ayant succédé à son père et non à son frère aîné. La chronologie le fait mourir, après un règne de vingt-trois ans, justement vers l'époque où Ma-touan-lin le fait monter sur le trône. La chronologie dit, en parlant de Ou: « Dans les années 477 et 478, il envoya des ambassadeurs à Chun-ti, des Song. » Or, Ma-touan-lin,
qui parle en termes précis de l'ambas- ATSUME GUSA.
sade de 478, mentionne également une autre ambassade antérieure du même souverain qui notifiait son avénement au trône, comme successeur de son frère Hing.Ils'agit donc évidemment des mêmes ambassades, et ce fut seulement vers 476 Où 477 que Ou commença à régner.
Je crois à propos de réfuter ici une objection qui m'a été faite, en général, au sujet des souverains japonais mentionnés par Ma-touan-lin, et dont la chronologie des japonistes ne contient pas la moindre indication. On m'a représenté que peutêtre ces princes inconnus, cités par le célèbre écrivain chinois, n'étaient point des empereurs du Japon ou mikados, mais seulement de petits rois féodaux ou daïmios, qui auraient envoyé direc-
tement des ambassades à l'empereur de
Du vivant de l'empereur Chun-ti, des Song, la seconde des
années fching-ming (478), ce roi du Japon envoya une ambassade
à l'Empereur. Ses lettres disaient : « Depuis qu'autrefois mon
aïeule (Pi) mi (hou), sortant du repos pour prendre les armes,
traversa les monts et les fleuves, vainquit, du côté de l'Orient, les
Mao-jin!° qui formaient cinquante-cinq royaumes, subjugua, du
côté de l'occident, soixante-six royaumes barbares !°5 et fit peser
son autorité sur quatre-vingt-quinze royaumes des mers septen-
trionales, nos frontières étaient élargies et notre empire était floris-
sant. Durant plusieurs générations, les peuples nous rendirent fidè-
la Chine. Qu'on veuille bien lire avec quelque attention les paragraphes qui précèdent, et l'on jugera qu'aucune équivoque ne saurait se produire à cet égard. Parmi les souverains inconnus des japonistes, dont Ma-touan-lin vient de nous révéler l'existence, nous voyons figurer : Y-yu, signalée comme héritière de l'impératrice Pi-mi-hou, sa parente, souveraine incontestée du Japon; TSin, remplaçant sur le trône l'empereur Tsan, son frère; Tsi, qui prend le titre de chef suprême de l'Orient, roi du royaume de Ouo, et enfin, Hing, son fils, indiqué comme étant le frère aîné de l'empereur (ou roi) Ou, sur le règne duquel
on retombe d'accord. Il est donc évi-
dent qu'il y a succession dans une même ligne, entre tous ces princes unis par les liens du sang. En reconnaissant plusieurs d'entre eux, la chronologie adoptée admet nécessairement les autres, et l’invraisemblance absolue de ses treize souverains plus que centenaires atteste
combien elle a de lacunes à combler.
108 £ A Litt. : Les hommes velus; en japonais ÂAfô-7in. Suivant M. de Rosny, on doit entendre par ce nom les populations qui habitent aujourd'hui Yeso et quelques parties des Kouriles, et qui occupaient primitivement le nord et l'est de l'île du Nippon.
106 Ceci paraît s'appliquer à la Corée.
lement hommage, sans manquer une seule année à ce devoir. Les routes du Pe-tsi nous étaient ouvertes et nos vaisseaux bien équipés. Mais le prince de Kiu-li, plein de perfidie, ayant formé le projet de nous envahir, la mort a surpris tour à tour mon père et mon frère aîné, comme ils se préparaient à faire une grande expédition contre lui. Maintenant, je veux exercer mes troupes et donner des encouragements à mes serviteurs, afin d'accomplir les desseins de mon père et de mon frère aîné!0, »
Alors un décret impérial fixa comme il suit les titres du roi du Japon (suit l’énumération des titres mentionnés plus haut), dans laquelle on remarque seulement les modifications que voici : 1° L'Empereur supprime la mention du royaume de Pe-tsi, que le roi Tsin avait introduite, que le roi Tsi avait changée en celle de Kia-lo et que Ou avait reprise, tout en conservant celle de Kialo. — 2° Le mot fchin 8 est substitué au mot ngan!® dont il est d'ailleurs à peu près synonime, et le mot fa (grand) est ajouté pour la première fois devant le titre de fsiang-kiun, chef militaire. |
L'empereur Ou-ti, des Liang, quand il monta sur le
107Cette lettre royale écrite dans un extenso du texte de Ma-touan-lin, j'avais style emphatique et obscur, comme la prévu d'ailleurs qu'il me serait à peu plupart des documents analogues, ren- près inévitable de rencontrer de loin ferme des allusions que je n’oserais me en loin quelques difficultés de ce genre. flatter d'avoir toutes complétement sai- veti. sies, ce qui m'a forcé de traduire un peu 109 + .
librement. En abordant la version in
trône (502), permit au roi Ou!!° de se nommer T'ching tong ta
tsiang kiun!!!.
Après la pacification du pays de Tchin!!?, la vingtième année
kai-hoang du règne de Quen-ti, des Soui (600), le roi du Japon
qui s'appelait de son nom principal Ngo-meî!'3, de son petit nom
To li sse pi kou!!* et de son nom d’honneur Ngo pei-ki-mi!*,
envoya une ambassade à la cour. L'Empereur ordonna que le
usi On pourrait croire que ce roi Ou est le méme que celui dont il a été parlé précédemment; mais, la chronologie des japonistes indiquant le règne d'un autre prince appelé Bou-retz, en chinois Ou-lie ou Vou-lie, de l'an 408 à l'an 506, il est possible que ce soit celui que l'on désigne ici, en ne lui
donnant que la première syllabe de son
nom.
ft È X 16 Æ.
U3Pacification est, en chinois, synonyme de conquéte. Il s'agit ici de la destruction de la dynastie impériale des Tchin, qui régna sur la Chine méridionale de l'an 557 à l'an 580, et qui fut remplacée par celle des Souï, dont le fondateur Quen-ti unifia l'Empire. La pacification complète du pays des Tchin eut
lieu l'an 589.
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DE #1 Fi JE FX.
usPn] # RÉ qe”) Suivant M. de
Rosny, le mot ki-mi signifie, en japonais, seigneur. Il faudrait donc lire le seigneur Ngo-peïi. La mention de ce prince, dont il sera question de nouveau quelques pages plus loin, à propos d'une seconde ambassade qu'il envoya en 606, comble encore une lacune dans la chronologie des souverains japonais adoptée jusqu'à ce jour, et il est curieux de constater que, dès le siècle dernier, le père Amiot l’avait signalée.
Parlant, dans son Introduction à la connaissance des peuples chinois, de l'indignation que ressentit l'empereur de la Chine en recevant une lettre du souverain du Japon qui prenait lui-même
le titre de Fils du ciel (ainsi qu'on le
fonctionnaire chargé de recevoir les ambassadeurs étrangers inter-
rogeàt les envoyés japonais sur tout ce qui concernait leur pays.
Ceux-ci firent en conséquence la relation que voici :
« Le Roi du Japon considère le ciel comme son frère aîné, et
le soleil comme son frère cadet. Quand le jour commence à
poindre, le Roi se montre et donne audience. Assis, les jambes
croisées, il écoute les rapports officiels qui lui sont faits; mais, dès
verra ci-après), le savant missionnaire ajoute : « Il est dit dans le Tou che tong tien que le souverain qui régnait alors au Japon avait pour nom principal Ngomeï et pour petit nom To-li-sse-pikou, et que sa lettre pour l'Empereur fut reçue la vingtième année kaïhoang. Si cette époque est vraie, comme ‘il n'ÿ a pas lieu d'en douter, je ne comprends pas comment les Chinois auraient pu ignorer que c'était une femme qui régnait pour lors au Japon. Koempfer, et le père de Charlevoix après lui, dans la liste chronologique des empereurs du Japon, marquent le règne de Suiko ou Siko, veuve de Fi-tats, depuis l'an de J.-Ch. 593 jusqu’en 629. Or, suivant l'époque rapportée par les Chi:
nois, la lettre dont il s'agit a été reçue la vingtième année kaï-hoang, c'est-à-
dire l'an de Jésus-Christ 600, qui ré-
pondrait à la huitième année du règne de la princesse Suiko. Le lecteur judicieux pourra voir lui-même de quel côté est l'erreur.» Amiot, ne relevant qu'incidemment et isolément ce défaut de concordance, pouvait garder ou tout au moins manifester quelque doute sur la question de savoir de quel côté était l'erreur. Pour nous, le doute ne saurait exister, après avoir constaté déjà tant de lacunes dans la chronologie de Koempfer et de Charlevoix. On fera seulement cette petite remarque que le père Amiot attribue la lettre qui excita l’indignation de l'empereur de la Chine à la première ambassade envoyée par To-lisse-pi-kou en 600, tandis que Ma-touanlin cite le même fait à l'occasion de la seconde ambassade du même prince, en