Ce détail est peu important
que le soleil paraît, il cesse d'écouter, en disant : je m'en repose maintenant sur mon frère cadet. »
L'Empereur jugea qu'un tel usage offensait grandement les principes de la justice. Il ordonna qu'il fût changé.
« La femme légitime du Roi s’appélait de son nom de famille
Ki-mi-mo-kouan'!8. Le Roi avait des concubines au nombre de six à sept cents. Le prince héritier, son fils, s'appelait Li-ko-mi-tofou-li!!?. Dans ses états, il n'existait point de villes entourées de murailles. Les mandarins de l’intérieur étaient de douze classes et dénommés comme il suit (en commençant par les plus élevés en dignité) : 7a-te!!8, siao-te!!°, ta-jin!®, siao-jin "1, ta-y!*?, siao-y!*, ta-lit?%, siao-li!°, ta-tche!*6, siao-tche!%, ta-sin!*8, siao-sin!*; au-dessous de ce dernier rang, les degrés n'étaient plus marqués. Il y avait des kiun-ni!° au nombre de cent vingt, assez semblables au mo-tsaï "1 de l'empire chinois. Quatre-vingts feux étaient administrés par un y-#i-ki'*?, fonctionnaire qui peut se comparer à nos modernes li-tchang'#.
416 E: per ï 5 E, c'est-à-dire la ink fu.
dame Mo-kouan, suivant l’observation ci- 425 JP pu. dessus, note 115. 126 XK AH,
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119 JP qui, 129 JP 4.
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« Pour le costume, les hommes étaient habillés d’une sorte de jupe courte avec un petit vêtement supérieur à manches étroites. Leurs chaussures ressemblaient à nos sandales de paille; ils les recouvrent de vernis et les attachent sur le dessus du pied. Les gens du peuple restent pieds nus pour la plupart. Il leur est interdit d'employer l'or ou l’argent comme ornement (dans leur costume); c'est pourquoi ils s’habillent simplement avec des lés d'étoffes placés en travers et retenus entre eux au moyen de nœuds, sans aucune couture. Ils ne portaient point de chapeaux ; ils laissaient tomber leurs cheveux qui couvraient leurs oreilles. Toutefois, sous la dynastie (chinoise) des Soui (581-617), le Roi du Japon a commencé à introduire l'usage de grands bonnets faits de très-riches étoffes et ornés de fleurs d’or ou d'argent ciselés. Les femmes attachent leurs cheveux derrière la tête. Elles sont vêtues, comme les hommes, d’une jupe et d’un habit court. Le vêtement inférieur est toujours garni d’une bordure de couleur tranchante.
« (Les Japonais) fabriquent des peignes en bois de bambou, et aussi des nattes de paille tissée, entremélant à la paille des bandes de cuir qui forment, à l'extérieur, des raies et des ornements. Ils ont des arcs, des flèches, des sabres, des lances, des arbalètes !##, des
les fonctions sont nettement définies dans mention d'une arbalète appelée do, de dile Mémoire sur les institutions adminis- mension extraordinaire, qui servait à lantives et municipales de la Chine, par cer des pierres et qui fut employée pour M. Bazin (Journal asiat., 5e série, t. mt). la première fois sous le règne de l'impé-
‘4 Les Annales du Japon, dont M. de ratrice Pi-mi-hou, dans son expédition
Rosny m'a communiqué un passage, font contre la Corée. :
hallebardes et des haches d'armes. Ils fabriquent des cuirasses avec du cuir recouvert de vernis et des pointes de flèches en os. Quoique si bien armés, ils ne faisaient point la guerre. Dans les réceptions, à la cour, le Roi exposait seulement ses armes de cérémonie.
Dans ce royaume, les maisons de plaisir peuvent atteindre le nombre de cent mille. Les homicides, les brigands et les adultères sont tous condamnés à mort. Le voleur doit payer une indemnité proportionnée à la chose volée; s'il ne peut pas s'acquitter, il est réduit en servitude. Les autres crimes et délits sont punis par l’exil ou par la bastonnade. Pour juger si un accusé est coupable ou non, alors qu'il refuse d’avouer, quelquefois on lui donne la question (on emploie la torture), en lui serrant les genoux entre deux morceaux de bois, ou bien en lui sciant le derrière de la téte avec la corde d’un arc tendu; quelquefois on jette un caillou dans de l'eau bouillante et on lui ordonne de l'en retirer; on estime que, s'il est coupable, sa main se trouve endommagée (par la brûlure) : d’autres fois, on met un serpent au fond d’une cruche ou vase profond, et l’on ordonne à l'accusé de l’en faire sortir, dans l’opinion que si cet accusé est coupable, il ne manque pas d’être mordu par l'animal venimeux!*.
« Les habitants sont d'humeur pacifique ; ils ont peu de procès. Parmi eux, les voleurs et les brigands sont rares. En fait de musique, ils ont des kin à cinq cordes et aussi des flûtes. Un grand nombre d’hommes et de femmes ont le dos parsemé de tatouages noirs, le visage marqué de même et souvent le corps entièrement
135 Ainsi nos ordalies du moyen âge étaient en usage au Japon dans.le vie siècle.
tatoué. Ils plongent dans l’eau pour pêcher. Ils n'avaient point d'écriture; ils gravaient seulement (certaines marques) sur du bois et faisaient des nœuds sur des cordes; mais pour étudier la religion de Fo, ils firent venir par le royaume de Pe-tsi des livres bouddhiques, et c'est ainsi qu’ils commencèrent à connaître les caractères de l'écriture. Ils possèdent la science des sortiléges ; ils ont une grande confiance dans les magiciens. Toujours, au premier jour de la première lune, ils se divertissent en tirant de l'arc et en buvant du vin. À l'égard des autres fêtes, c'est à peu près comme en Chine. Ils aiment à jouer aux échecs et à divers jeux de dés et de pair ou non.
« Le climat est tempéré; la végétation, même pendant l'hiver, est verdoyante. Le sol est fertile; l’eau est abondante; les lieux secs sont rares. Les habitants ont des cormorans qu'ils dressent à la pêche; ils leur mettent au cou un petit anneau qui les empêche d'avaler et, de cette façon, ils prennent en un jour plus de cent poissons. Ils ne font usage ni d’assiettes ni de bols; ils les remplacent par des feuilles de l’arbre kiaî!?, et mangent d’ailleurs avec leurs doigts. |
« Leur naturel est simple et droit. Leurs mœurs sont policées. Les femmes sont en bien plus grand nombre que les hommes. Il ne se fait point de mariage entre les personnes qui portent le même nom de famille‘#7. Les garcons et les filles qui ont de l'inclination l’un pour l’autre se marient aussitôt. La nou-
velle épouse, en entrant dans la maison de son mari, doit traverser
136 + Sorte de palmier. 137 De même qu'à la Chine. ATSUME GUSA. 57
tout d’abord un feu allumé. Ensuite, elle peut se rapprocher de son époux. Les'femmes ne sont ni débauchées ni jalouses. Les morts sont renfermés dans un double cercueil. Les parents et les amis viennent rendre visite au cadavre, en chantant et en dansant, La femme, les enfants et les frères prennent le deuil avec de la toile blanche. Les nobles ne font les funérailles qu'au bout de trois ans. Les gens du commun choisissent un jour par le sort et enterrent aussitôt le mort, qu’ils transportent sur un bateau ou sur un petit chariot.
« Il existe (au Japon) une montagne appelée Ngo-s0u'*, dont les rochers produisent, sans cause, un feu qui s’élance très-haut vers le ciel. Les habitants pensent généralement que c’est une chose surnäturelle ; ils offrent (à cette montagne) des prières et des sacrifices!*®. On trouve aussi, au Japon, des pierres précieuses de couleur verte, appelées Jou-i-pao-tchou!#, qui sont grosses comme des œufs de poule. La nuit, elles jettent de l’éclat. Les Japonais les nomment yeux de poisson.
Sin-lo et Pe-tsi reconnaissent Ouo (le Japon) pour un grand
138 Fe] 3A On pourrait écrire O-sou,
le caractère Fr s'employant pour figurer le son O initial, qui ne se rencontre pas dans les monosyllabes chinois. Ces transcriptions de noms étrangers n'étant toutefois que des approximations conventionnelles, le plus souvent bien éloignés des prononciations indigènes, j'ai
préféré conserver l'unité d'orthographe, à
l'exemple des missionnaires de Pé-king.
Il s’agit ici du volcan appelé maintenant par les Japonais Oun-sen-daké.
139 Usage qui s'est perpétué de nos jours.
uo UN È Hi FR Il a déjà été fait mention, à l'article Fou-yu, d'une espèce de perles ou pierres précieuses, grosses
comme des fruits de jujubier.
royaume, qui abonde en choses précieuses. Ils le respectent et sont en relations suivies d’ambassades avec lui. »
La troisième année ta-nie (607), le roi (du Japon) To-li-ssepi-kou envoya encore une ambassade avec des présents. L'ambassadeur disait : « (mon maître) a appris que le Fils du Ciel (l’empereur de la Chine), qui est un Pou-ssa de l'occident, s’attache à propager le bouddhisme. C’est pourquoi il nous a chargés d’aller le saluer et lui porter nos hommages, et avec nous quelques dizaines de cha-men'', désireux de s’instruire dans la doctrine de Fo. » Les lettres du Roi disaient : « Du côté où le soleil se lève, le Fils du Ciel donne ces lettres. Du côté où le soleil se couche, que le Fils du Ciel soit en bonne santé!#?, etc., etc. » Ce passage mécontenta l’Empereur. Il dit au président de la cour des cérémonies : « Les lettres de ces barbares renferment des choses contraires aux rites (inconvenantes); il ne faut pas y répondre. »
L'année suivante (608), l'Empereur envoya l’académicien Pei-che-tsing comme ambassadeur au Japon. Il traversa le Pe-tsi, parvint à Z'cho-taot, puis se dirigea du côté du midi, vers le
141 » PH Religieux bouddhistes. cits des premiers ambassadeurs avaient 43 Le père Amiot, dont j'ai rapporté déjà choqué l'Empereur. plus haut quelques observations au sujet 143 AT A Ile de la mer du Japon, du roi To-li-sse-pi-kou (note 114), attribue située près du rivage de la Corée, dans la cette lettre à la première ambassade de ce baie de Broughton. Les Japonais l'apprince, l’an 600, ce qui paraît une confu- pellent Také-sima, et les Coréens Sion, mais ce qui ne change rien à ses re- Tsyæn-san-kouk. En japonais, comme en
marques. On notera, d’ailleurs, que les ré- chinois, son nom signifie fle des Bam-
royaume de Tan-lo!#. Ayant laissé encore derrière lui le royaume de Tou-sse-ma'#, il se trouva fort avant dans la grande mer. Vers lorient, il parvint ensuite au royaume de Y-tchi!!8, puis à celui de Tcho-sse!!?, et, toujours dans la direction de l’orient, il atteignit le royaume de Tsin-ouang!*8. Les habitants de ce dernier royaume ressemblent à des Chinois. On suppose que c'est Y-tcheou!#, mais sans avoir de certitude à cet égard. L'ambassadeur chinois vit passer encore plus de dix royaumes, et atteignit enfin le lieu de débarquement. Du royaume de Tcho-sse, dans la direction de l’orient, tous (ces royaumes) relèvent de celui de
Ouo.
Le roi de Quo!* envoya un fonctionnaire du rang de siao-
bous. Tsycen-san-kouk veut dire l'île des mille montagnes. (Rosny, Variétés orientales, p. 321.)
ann) 444 EX Xi L'ile de Quelpaert, suivant M. de Rosny.
us {if HI Dé Le même qui a été
appelé, plus haut, Touï-haï (note 37), c'est-à-dire Tsou-sima (Rosny).
dae % Iki (Rosny).
447 AT HI L'ancien pays de Tsoukousi et notamment la région où se trouve aujourd'hui la province de Tsikou-zen (Rosny).
ua + Litt. : du roi Tsin.
‘Voir ci-dessus, la note 29.
150 Nous avons vu en plusieurs endroits, et ce passage confirme pleinement que, par le royaume de Ouo, il faut entendre le royaume particulier du mikado et par extension l’ensemble de tous les royaumes qui lui obéissent, et qui forment ainsi l'empire japonais. Si j'écris ici le roi de Ouo, au lieu de dire le roi du Japon, comme je l'ai fait constamment dans cette notice, c'est uniquement afin de mieux marquer la liaison entre ce paragraphe et celui qui précède, et afin de montrer qu'il s’agit bien d'un roi de Quo, autrement dit d'un mikado, et non pas du souverain de
quelque petit royaume feudataire.
tel, nommé Ho-peï-taïl*, avec quelques centaines d'hommes portant des armes de cérémonie et faisant résonner des cornes et des tambours. (Ce cortége) vint au devant (de l'ambassade chinoise). Au bout de dix jours, il arriva encore un fonctionnaire du rang de fa-li!, appelé Ki-to-pi, avec plus de deux cents cavaliers, apportant des vivres et des raffraîchissements. Quand l’ambassade eut fait son entrée dans la capitale, le roi Yuw-chi-tsing 5: lui remit, comme tribut, diverses productions du pays. Après cela, il y eut une interruption dans les relations.
Sous la dynastie des Tang, la cinquième année tching-kouan du règne de l’empereur Taï-tsong (531), une ambassade du Japon
vint en Chine rendre la visite d'hommage. L'Empereur, prenant
15 C'est-à-dire du second rang.
«ff E #.
153 Le septième rang.
ss BE LL sf Prince inconnu des
japonistes, du moins sous le nom qu'on lui donne ici.
t55La dynastie des Tang ayant unifié l'Empire, depuis longtemps partagé entre plusieurs monarchies rivales, les E ja nien-hao, ou noms donnés par chaque empereur aux années de son règne pour en marquer les dates, redeviennent désormais uniques au lieu de revétir simultanément autant de formes qu'il y avait
de dynasties co-régnantes. C'est le mo-
ment de jeter un coup d'œil en arrière et de vérifier, d’après l'appartenance dynastique des nien-hao employés dans les diverses mentions d’ambassades japonaises recueillies par Ma-touan-lin, quels furent les empires de la Chine divisée avec lesquels le Japon entretint successivement des relations. J'ai déjà introduit plus d'une fois cette indication dans ma traduction, en ajoutant des noms d'empereurs aux noms d'années que le texte mentionnait seulement, mais un résumé de quelques lignes sur ce détail historique ne sera pas, je crois, sans intérêt. ‘
Les deux premières ambassades rela-
en considération la longueur du voyage que ces envoyés devaient
accomplir, ordonna, par un décret, aux mandarins chargés des
affaires étrangères de ne pas exiger le tribut annuel. Ensuite, il
envoya lui-même (au Japon) le gouverneur de Sin-tcheou, nommé
tées, celles de l'an 57 et de l’an 107 de notre ère, sont envoyées à la dynastie des Han, qui possédait encore l'Empire sans partage. Celles de 238, 240 et 243 se rendent vers l'empereur des Oueï, qui régnait sur la Chine septentrionale. En 265, la souveraine du Japon salue l'avènement des Tcin. Nulle trace de rapports établis avec l'empire méridional des Ou, bien qu'il renfermàt toutes ces côtes du Tche-kiang et du Fo-kien. Du moins, Ma-touan-lin n'en dit mot. Au commencement du ve siècle, sous le dernier des Tcin et sous les premiers Song, plusieurs ambassades japonaises se succèdent rapidement auprès des princes de ces deux races ; mais sans qu'il soit fait méntion de communications officielles du Japon avec le second empire des Oueï, fondé par Chiy-kien en 338, qui devait cependant intercepter la route du Japon à l'empire des Song par le Leao-tong, et qui exergait une
grande influence dans le Nord. Il est vrai
que ces seconds Oueï ne figurant point dans la chronologie purement chinoise, Ma-touan-lin néglige peut-être de recueillir ce qui les concerne. Les Tsi, qui remplacent officiellement les Song et qui règnent sur la Chine au-dessous du Kiang,
ne reçoivent point d'ambassade du Japon.
" Le fondateur de la dynastie des Liang et,
cent ans plus tard, celui de la dynastie des Soui sont complimentés par des envoyés japonais, alors qu'ils se sont rendus maitres de l’Empire; mais un siècle sépare ces deux dernières ambassades, durant lequel les Tong-oueï et les Pe-tsi ont possédé les provinces septentrionales de la Chine, jadis territoires des premiers Oueï, tandis que les Tchin, reconnus pour souverains légitimes de l'Empire, occupaient l’ancien empire des Ou. Il est donc permis de supposer que, lorsqu'il y a eu division de l'Empire, les Japonais ont préféré conserver des relations avec le souverain du
Nord.
Kao-jin‘%5, porteur d’une lettre qui renfermait ses instructions.
Kao-jin eut des contestations avec le Roi sur les rites ; ils ne purent
s'entendre, et l'ambassadeur fut rappelé !*7,
Longtemps après, il y eut des envoyés (du Japon) qui se joignirent à ceux de Sin-lo, pour venir présenter des lettres à
l'Empereur.
Au commencement des années yong-hoeï (650), le roi du
si K.
IST Le père Amiot rapporte le même fait dans les termes suivants : « Taï-tsong, second empereur de la dynastie des Tang, envoya des députés au Japon, avec ordre de s'informer exactement de l'état-où se trouvait alors ce royaume. Il les chargea, en même temps, d'assurer le Roi de sa bienveillance et de lui offrir toute sorte de bons offices de sa part. Le chef de cette députation était un nommé Kao-jin, cidevant mandarin de Sin-tcheou. Il n’arriva au terme de son voyage qu'après quelques mois de navigation, ce qui fut cause que le Roi du Japon entra en défiance sur l'objet de sa commission, et qu'il ne lui rendit aucun des hommages dus à la qualité d'envoyé de S. M. Impériale. Kao-jin
insulté dissimula le mieux qu'il lui fut
possible; mais à son retour ayant rendu compte à l'Empereur du mauvais accueil qu'on lui avait fait, Sa Majesté en fut outrée, et en conséquence elle ordonna qu'on rayât le Japon du nombre des royaumes tributaires, en défendant toute communication avec les Japonais. » (Introd. à la connaissance des peuples chinois.) Il est aisé de voir que ce morceau est une paraphrase ; mais plusieurs détails qu'il fournit, évidemment puisés à des sources chinoises, suppléent au laconisme du texte que nous traduisons.
Le mikado régnant à cette époque, suivant la chronologie admise, était Soui-ko.
Le décret qui lui faisait remise du tribut annuel présente une de ces métaphores orgueilleuses dont la chancellerie chinoise
est si prodigue.
Japon appelé Hiao-te'*8 monta sur le trône, donnant aux années de son règne le nom de Pe-tche. Il offrit de l’ambre et des pierres précieuses appelées ma-nao!°. Dans ce même temps, le royaume de Sin-lo fut envahi et dévasté par Kao-kiu-li et Pe-tsi. Alors l'empereur Kao-tsong remit aux ambassadeurs japonais des lettres revêtues du sceau impérial, qui ordonnaient aux mandarins chinois d’escorter ces ambassadeurs à travers le pays de Sin-lo avec des forces militaires suffisantes pour protéger leur retour.
Le roi Hiao-te étant mort peu de temps après, son fils Tienfong-tsai' lui succéda, lequel étant mort à son tour eut pour successeur son fils 7'en-tchi"5l, L'année qui suivit l'avènement de Tien-tchi, des ambassadeurs vinrent en Chine rendre la visite
158 A E Kao-toku, suivant Deguigues. Ké-tok, selon l'orthographe de M. de Rosny, que j'ai suivie dans cette notice pour les noms des souverains japonais.
e TS.