RME
in AZVgn japonais Ten-dzi. La chronologie des japonistes est d’accord avec ce texte de Ma-touan-lin en ce qui concerne Tien-tchi et Hiao-te, ci-dessus nommé; mais entre Hiao-te et Tien-tchi (K6-tok et Ten-dzi) la chronologie place une impé-
ratrice, Tsi-meï (orthogr. Deguignes),
Saï-meï (orthogr. de M. de Rosny), petitefille de l’un des précédents mikados, au lieu de Tien-fong-stai, fils [ +] de Hiaote, dont elle ne fait pas même mention.
On trouvera plus loin dans cette notice une chronologie complète des souverains du Japon jusqu'à l’an 984, fournie par un bonze japonais qui vint en Chine à cette époque. Nous comparerons les indications suivies qu'elle renferme avec celles que nous aurons déjà recueillies isolé-
ment.
d'hommage, accompagnés par des hommes de Hia-y!. Les hommes de Hia-y habitent également des îles au milieu de la mer. Les envoyés de ce pays avaient des barbes de près de quatre pieds de long. Ils portaient des boucles d'oreilles, et plaçaient une flèche dans leurs cheveux. Ils faisaient mettre un homme à quelques centaines de pas, avec une courge sur la tête pour servir de but, et il n’était pas un d’entre eux dont la flèche n’atteignit cette courge à coup sûr.
Tien-tchi étant mort, son fils 7ien-fou!* lui succéda, et Tienfou étant mort eut pour successeur son fils 7song-fou!*, qui, la première année hien-heng (670), envoya des ambassadeurs afin de féliciter l'Empereur sur la conquête de Kao-(kiu)-li'99. Dans la suite, les Japonais s’appliquèrent peu à peu à l'étude de la langue chinoise. N’étant pas satisfaits du nom de Quo que portait leur royaume, ils le changèrent en celui de Ji-pen!f6. Selon les propres paroles des ambassadeurs, ils avaient donné ce nom à leur royaume à cause
162 je {E A Hia-y est Ye-so, et
les hommes de H1a-y sont les mêmes qui ont été nommés précédemment Mao-jin, ou hommes velus.
163 K Z Le nom japonais de ce prince est Ten-bou. Il est écrit, en chinois, XK muy Tien-ou dans la liste chronologique mentionnée plus haut. La chronologie des japonistes ne le donne point
pour le fils de son prédécesseur.
164 #4 gii Suivant la chronologie des ATSUME GUSA. 4, 73
japonistes, ce ne fut pas un fils de Tenbou, mais Tsi-t6, sa veuve, qui lui succéda. D’autre part, cette chronologie prolonge le règne de Ten-tsi (en chinois Tien-tchi) jusqu'à l'an 671, lui attribuant ainsi l'envoi des ambassadeurs de 670, contrairement aux assertions de notre texte.
165 La Corée.
166 H LS Lit. : Source du Soleil.
de sa proximité du lieu où le soleil se lève. Quelques-uns ont dit que Ji-pen était un petit royaume, dont celui de Quo avait fait la conquête et dont il avait ensuite usurpé le nom; mais les envoyés japonais ne mettaient pas en doute l'explication qu'ils donnèrent eux-mêmes à ce sujet. On ne doit pas ajouter plus de créance à une autre opinion suivant laquelle ce royaume, grand de plusieurs milliers de /î en carré, serait borné au midi et à l'occident par la mer, et à l’orient comme au nord par de grandes montagnes, au-delà desquelles le pays des Mao-jin se trouverait immédiatement placé, & 197.
La première année fchang-ngan (701), le roi Ouen-ou "58 étant monté sur le trône prit le nom de fa-pao'f° pour celui des années de son règne et envoya en Chine un échao-tchin-tchin-jin 1, appelé Siu-tien!", qui offrit en tribut divers produits du Japon. Le titre de tchao-tchin-tchin-jin correspond au titre chinois de chang-chou!??. Cet ambassadeur portait le bonnet de cérémonie appelé fsin-te-
167 Ma-touan-lin a dit plus haut queles moi-même; il appartient au texte chinois
Mao-jin, autrement appelés hommes de Hia-y ou de Yeso, habitaient des îles (ou une île) au milieu de la mer. Il repousse ici une ancienne erreur, suivant laquelle leur pays n'aurait été séparé du Nippon que par une chaîne de montagnes.
Le signe &, placé à la fin de ce paragraphe, et qu'on rencontrera quelquefois dans le cours de cette traduction, n’indi-
que point une abréviation que j'aie fait
et n'est que l'équivalent du caractère AA :
iso À Av En japonais Mon-bou ou Mon-mou, dont le règne est marqué de l'an 696 à l'an 707 (chronologie des japo-
nistes).
reo À Pi.
mb pi i À.
n BL HI.
PIS 172 fi E President, or the chief se-
cretary of state (Medhurst).
kouan'?3, orné de quatre belles fleurs (artificielles) au sommet. Il était vêtu d'une longue robe de couleur pourpre foncé, avec une ceinture de soie pè!” Il aimait l'étude, connaissait la littérature et avait une contenance modeste. L'impératrice Ou-heou l’invita à dîner au palais de Lin-te-tien'", et lui donna un excellent maître d'hôtel, qu'il emmena avec lui, quand il s'en retourna dans son pays.
Le roi Ouen-ou étant mort, son fils Ngo-yong!" lui succéda, et le roi Ngo-yong étant mort eut pour successeur son fils Chingou 71, lequel appela les années de son règne pé-kouït"s,
Au commencement de la période kaï-youen (713), Siu-tien vint de nouveau comme ambassadeur. Il demanda qu'on lui permît de suivre des cours d’études et que les livres canoniques lui fussent expliqués. Alors l'Empereur ordonna à Tchao-youen-mo, qui était
mi 18 TE
173 i Tissu de soie uni, sorte de taffetas.
1 Rig qui EX Litt. : le Palais de la vertu resplendissante. |
Le père Amiot dit en parlant de cette ambassade : «Le Roi du Japon voulant rester dans ses droits de tributaire de la Chine envoya des ambassadeurs à l’impératrice Ou-heou, qui était alors sur le trône de la Chine. On voit que psr le terme chinois de tributaire il faut enten-
dre le mot allié. »
176 y FE Aucune mention de ce
prince dans la chronologie des japonistes, que nous continuons à contrôler. Entre le règne de son prédécesseur Mon-bou et celui de Sy6-mou, en ‘chinois Ching-ou, indiqué ci-après, et sur lequel la concordance se rétablit, on voit figurer, à sa place, deux autres souverains qui, suivant M. de Rosny, seraient deux femmes,
Gen-my6 et Gen-sy6.
in BE IN En japonais Syô-mou.
478 HI dE.
président du Collége Impérial, et à quelques autres lettrés des plus habiles de prêter leur assistance à l’envoyé japonais et de lui donner des leçons. Siu-tien leur offrit des pièces de soie très-large, en reconnaissance de leurs bons soins, et recut lui-même de ses professeurs des livres et des objets variés qu’il rapporta dans son pays.
Le second ambassadeur, qui s'appelait 7chong-moen!?, aimait la Chine et ne voulait point la quitter. Il changea son nom pour prendre celui de Tchao-heng!'®, se lia peu à peu avec le prince Tso-pou-kiue-y-ouang et se fit, de tous côtés, beaucoup d’amis. Il ne revint dans son pays qu'après un long séjour dans l'Empire du milieu. -
Le roi Ching-ou étant mort, sa fille Hia0-ming!*' lui succéda et donna aux années de son règne le nom de fien-ping-ching-pao**?. La douzième année (chinoise) tien-pao (754), Tchao-heng revint encore pour faire la visite d'hommage. Au milieu des années changyouen (761), la reine du Japon envoya un nouvel ambassadeur avec des présents, Cet ambassadeur, qui était revêtu de hautes dignités, changea la route que ses prédécesseurs avaient suivie et se rendit en Chine par Ming-tcheou et Youe-tcheou!®3,
Hiao-ming étant morte, Ta-tchoui'% lui succéda ; et quand
179 4h ÿ "ne 18 Aujourd'hui Ning-po et Chao-hing-
180 Gi I. fou, dans le Tche-kiang.
484 A BH Déguignes donne à cette 184 K KR Le prince, ici désigné par impératrice le nom japonais de Kao-ken, ce nom, paraît être le même qui figure et le nom chinois de Hiao-kien. M. de dans la chronologie dressée par M. de
Rosny écrit K6-ken. Rosny sous le nom de Oho-ino-miko et
isa Kr PF RE E. que Deguignes appelle Tonneri-rotsi-fai-
Ta-tchoui mourut, ce fut une fille de Ching-ou, nommée Kao-ye!85, qui devint reine; laquelle étant morte Pé-pi!8° lui succéda.
La première année kien-tchong (780), un ambassadeur du Japon, appelé Tchin-jin-hing-neng!*®, vint offrir des produits de son pays. La dénomination de Tchin-jin #8 était un titre, mais qui s'était incorporé à son nom. Cet ambassadeur avait une très-belle écriture ; son papier, qui ressemblait à celui dont l'Empereur fait usage, était d’une souplesse inconnu: en Chine jusqu'alors.
Vers la fin des années tching-7ouen (785-805), le roi du Japon, appelé Ouan-ou!%, envoya des ambassadeurs rendre la visite d’hommage. Ses fils étudiants (appelés) Kia-mien-che!®, F eou-tou\%1 et
taï, en chinois (selon lui) Jèn-lou-si-ti.
Assurément toutes, ces dénominations offrent entre elles peu de ressemblance, mais il arrive assez souvent que des princes sont mentionnés dans l’histoire sous des noms ou titres différents, et la place occupée par celui-ci entre deux règnes en parfaite concordance donne à penser que Ta-choui est un exemple de ce fait.
sE RX DE Syou-tok (chronologie des japonistes).
Deguignes dit que les Chinois la nom-
ment également Tchong-te.
196 = BÈ Encore un prince qui eut vraisemblablement plusieurs noms. Son
règne correspond exactement à celui de
Kouo-nin, dans la chronologie admise. - Deguignes dit que les Chinois l’appellent encore Kouang-jin.
ur EL A DELE] BE.
188 Les mots tchin-jin, qui signifient littéralement un homme ayant atteint la perfection morale, s'employaient dans la secte des Tao-sse pour désigner l'homme épuré au point de se rendre invisible, et formaient, chez les prêtres bouddhistes, un
titre analogue à celui de révérend dans
nos ordres religieux.
189 FH IN Dans la chronologie des
japonistes : Kouan-mou.
“ti AD.
»ÎF JE.
Kong-hai'° demeurèrent à la Chine pour y continuer leurs études. Après vingt années environ, un envoyé, appelé Kao-kiaï-tchin- Jin", vint les inviter à rentrer dans leur patrie, ce que l'Empereur autorisa par un décret.
Les successeurs de Ouan-ou furent No-lo'%t, ensuite Tsengo'*, ensuite Feou-ho!*, ensuite Jin-ming-jin-ming-tchi!", qui, la quatrième année kaï-tching (840), envoya des ambassadeurs pour offrir des présents en tribut.
Les rois du Japon qui suivirent furent Quen-te!?8, puis T'sing-
ho!*, puis Yang-tching*®, puis Kouang-hiao-tchi"1, P E E »P E
La première année kouang-hi (885), parmi les îlés situées dans
la mer à l’orient du Japon, il se trouva trois petits rois Ye-kou?®,
m2 }ff.
» e DE E À.
194 5A 4f& Tient ici la place de Feiei, que Deguignes dit s'appeler en chinois Ping-tching.
195 DE 11637 Sa-ga-no des japonistes, que Deguignes reconnaît s'appeler en chinois Tse-ngo.
196 YF Al Tient ici la place de Syoun-oua, que Deguignes dit s'appeler en chinois Siun-ho. |
ir À HF Æ BH [EL Ce prince
est évidemment Nin-meî, dont le règne
correspond aux années kaï-tching mentionnées au sujet d'une ambassade envoyée par lui à l'empereur Quen-tsong.
La répétition des mots Jin-ming, qu'on est tenté de prendre pour une erreur d'im-
pression, se rencontre néanmoins dans
deux éditions différentes de Ma-touan-lin.
is SL 4 En japonais : Boun-tok.
199 VE 3A En japonais : Seï-oua.
200 [Gg FX En japonais : Y6-set.
201 X x TE} En japonais: Kou6- NE
Po-ye?% et To-ni?, qui, passant au nord par Sin-lo, et au nordouest par Pe-tsi, arrivèrent directement jusqu’à la ville de Youetcheou*%. Ils possédaient de la soie, du coton, des perles extraordinaires, etc. ?06
La première année yong-hi, de la dynastie des Song (984), un bonze japonais appelé Tao-jèn?® vint, par mer, avec cinq de ses disciples, offrant des vases de cuivre de plus de dix sortes, l’annuaire des fonctionnaires du Japon et aussi la chronologie de ses rois jusqu’au souverain qui régnait alors. Ce bonze portait des vêtements de couleur verte: il disait se nommer de son nom de famille Teng-youen*'® et être le fils d’un mandarin fching-lien?9, ce qui, dans son royaume, était le titre des mandarins du cinquième rang. Il écrivait parfaitement bien (le chinois) en écriture /i-chou?!°, mais il ne savait point la langue parlée. Quand on l’interrogeait sur les choses de son pays, il répondait en écrivant. L'Empereur?! le fit appeler devant lui, le traita avec honneur et lui donna une robe de soie pourpre foncé. Ayant appris par ce religieux que c'était la même famille qui avait fourni tous les rois du Japon, par une
ns ÿ JE If. | ; princes, probablement des daimios, ou m & JE. peut-être ceux des petits royaumes qui 205 EX M Aujourd'hui Chao - hing- leur étaient soumis. fou, dans le Tche-kiang. 207 HA Kat
206 I ’extréme concision du texte chinois 208 fe Jr °
| SA è + me laisse quelque doute sur la question 2% ÎEL HE. + 210 SE
de savoir si les mots Ye-kow, Po-ye et E3 Sorte d'écriture cursive.
To-ni sont bien les noms de ces trois 2! Tai-tsong.
continuelle hérédité de siècle en siècle, et que tous les hauts fonctionnaires se transmettaient de même leurs fonctions de génération en génération, il dit à ses ministres : « Cette île est une île barbare, et cependant un bonheur perpétuel accompagne les générations de ses rois. Des générations de ministres s’y succèdent de même, en formant une chaîne ininterrompue. C'est la doctrine des sages de l'antiquité. Dans le royaume du milieu, le règne des Tang a été de courte durée. Les villes qui leur obéissaient se sont divisées. Cinq dynasties, après eux, n'ont fait que passer. Il y a là de quoi s'affliger. »
Il y avait au Japon beaucoup de livres de la Chine. Le bonze Tao-jèn en augmenta le nombre, en acquérant le livre Hiao-king ou de la Piété filiale*"?, accompagné de commentaires, ainsi qu’un autre ouvrage plus récent portant le même titre et composé sous la dynastie des Tang. Il gardait précieusement ces deux livres avec une enveloppe de soie rouge, des attaches d’or et un rouleau de cristal. Tao-jèn demanda encore un exemplaire imprimé des prières de Ta-tsang?', et l'Empereur le lui fit donner. Au commencement de la seconde année yong-hi (985), cet étranger s’en retourna dans
111 2 366 Hiao-king, l'un des livres classiques de la Chine, est attribué à Confucius. 11 renferme une conversation sur la piété filiale entre le célèbre philosophe et. son disciple Tseng-tse, recueillie par un autre de ses disciples. La parfaite authenticité de cet ouvrage a été mise en
doute par plusieurs lettrés.
23 L'expression À si Ta-tsang désigne sans doute le Tibet qui est appelé quelquefois [e] À Si-tsang et aussi 4% JE Heou-tsang. Les ouvrages im-
primés étaient dès lors très-répandus à la Chine, où l'invention de l'imprimerie da-
tait déjà de plusieurs siècles.
son pays sur un bateau marchand de Ning-hai?!, du département de Taï-tcheou. Quelques années plus tard, il envoya un de ses disciples avec des lettres de remerciements pour le bon accueil qu’il avait recu. C’est à partir de cette époque que les Japonais commencèrent à offrir des prières bouddhiques?!*, en même temps qu'ils apportaient en tribut divers produits de leur pays.
Voici ce que bonze Tao-jen a écrit :
« On possède au Japon les cinq king ou livres canoniques de la Chine?!9, des oraisons à Bouddha et soixante-dix volumes d'ouvrages divers qui tous sont venus de l’Empire du Milieu. Le sol du Japon est propre à la culture des cinq céréales, mais on y récolte peu de froment. Dans ce royaume, on se sert de menues monnaies qui ressemblent aux sapèques chinoises, et qui ont pour légende : HI XK Pg 217, En fait d’animaux domesti-
su SE ji sur les côtes de la pro-
vince de Tche-kiang.
H5C'est-à-dire réciter des prières en faveur de l'empereur de la Chine.
#6C'est-à-dire : I, le Y-king ou Livre des Transformations, ouvrage énigmatique dont le texte rudimentaire est attribué par les Chinois à Fo-hi, et remonterait ainsi à plus de 3,000 ans avant notre ère. Le principe fondamental de sa conception ontologique est le principe binaire ou de dualité. Il, le Chou-king, fragment
considérable de l'histoire des trois pre- ATSUME GUSA. 8. 73
mières dynasties. III, le Chi-king, recueil de chansons, odes, cantiques et autres poésies de la plus haute antiquité.
IV, le Li-ki, compilation de plusieurs rituels, de quelques traits d'histoire, et de sentences de Confucius recueillies par ses disciples. V, le Tchun-tsieou, annales du petit royaume de Lou, rédigées par Confucius lui-même, et embrassant une période de deux cent quarante-deux ans (721-480 av. J.-Ch.).
317 Kien ouen ta pao, suivant la pro-
nonciation chinoise; Ken bun daï fo, se- 658-664
ques, on nourrit des buffles et des troupeaux de moutons. On voit
aussi beaucoup de rhinocéros et d’éléphants. Les habitants élèvent
des vers-à-soie et fabriquent un taffetas mince et fin, d’un usage
très-agréable. Ils ont une musique chinoise et une musique co-
réenne. Quant aux alternatives du froid et du chaud, les quatre
saisons sont à peu près comme à la Chine. Dans le voisinage des
côtes orientales il existe des îles dont tous les habitants ont le visage
et le corps couverts de poils. A l’orient, se trouve aussi l'île Ngo-
lon l'orthographe japonaise de Hoffmann.
Ce renseignement numismatique est un des nombreux exemples de l’imitation des choses de la Chine par les Japonais. On peut ajouter que l'on possède des monnaies japonaises du siècle où vivait Tao-jen, et qu'elles sont littéralement calquées sur les monnaies chinoises, tant pour leur forme, qu'un trou carré dans le milieu de la pièce rend très-particulière, que pour la disposition des caractères chinois placés aux quatre côtés de ce trou carré. Si nous examinons maintenant l’inscription mentionnée dans la relation de Tao-jen, nous remarquerons tout d'abord qu'elle se compose de deux parties distinctes, à la manière chinoise:
les deux derniers caractères X Pi, que
l'on pouvait traduire par marqué du grand
sceau, n'étant qu'une légende courante,
A tandis que les deux premiers HZ doivent représenter un nom d’années, c'est-à-dire la date de la fabrication.
Pour la légende courante, c'est une
bien petite différence que cette variante
entre la formule japonaise k Ei
et les inscriptions en usage sur les monnaies chinoises depuis l'avènement de la dynastie des Tang (601 de notre ère):
3 TI rong pao D i; Joue pao H ii tchong pao, E} ici fong pao (sceau universel, principal, très-honoré,
très-noble, etc., etc.), mais cette petite
différence contribue cependant à démontrer l'exactitude des renseignements fournis par Tao-jen, car j'ai sous les yeux
une monnaie japonaise à peu près con-
tcheou?!8 qui produit de l'or. A l'occident est une autre île, d’où
l'on tire de l'argent pour fournir aux dépenses de l’État.
« Les souverains du Japon ont fait du nom de Ouang leur
nom de famille?!°. Depuis cinquante-quatre (ou) soixante-quatre
générations??, la même dynastie occupe le trône, qui est hérédi-
taire. Les fonctionnaires civils et militaires se transmettent égale-
ment leurs charges par hérédité.
temporaine de ce personnage, sur laquelle on lit en effet : E 2h À , marqué du grand sceau, dans les années Kouan-ping, en japonais Kouan-feï (889- 897), tandis qu'une autre monnaie japonaise, postérieure seulement de quelques années, me montre déjà la formule chinoise tong-pao, définitivement adoptée depuis FF è dans les deux empires HE Pi il Ei « sceau universel, années 901-922. »
D'autre part, en ce qui concerne le nom d'années HT 3, il faut admettre ou que ces deux caractères ont été changés par Ma-touan-lin, ce qui paraît peu probable, ou bien qu'ils nous revèlent un nom d'années dont la trace est perdue, car le H % 4 LS (tableau des noms d'années japonaises) ne renferme
aucune dénomination analogue.
249 Quang + signifie Roi. L'autorité royale était si parfaitement fixée dans cette famille que le nom de Roi était devenu le sien.
me A 17 + Pt.
Le caractère ILA chi u génération,»
s'entend aussi dans le sens de la durée moyenne d'une génération humaine, représentant un espace de trente ans. Par respect pour le texte de Ma-touan-lin, j'ai conservé ici cette phrasesingulière dans sa latitude : « Cinquante (quatre à) soixantequatre générations, » mais elle décèle évidemment l'erreur d'un copiste qui aura écrit d'abord cinquante, puis soixante en corrigeant une faute qu'il avait commise; car, revenant plus loin sur cette
évaluation, après avoir donné la liste
« La chronologie des souverains du Japon est rapportée ainsi
qu'il suit :
« Le premier qui régna est appelé Tien-yu-itchong tchu**1.
« Le second qui régna est appelé Tien-tsaï-yun tsun?.
« Et ensuite tous les successeurs de ces princes continuant de
porter le titre de sun ?23, il y eut :
« Tien-pa-tchong-yun 224 fsun.
chronologique des souverains japonais qui va suivre, l’auteur repète simplement «en tout soixante-quatre générations écoulées. » Ce genre de fautes d’impression se rencontre assez fréquemment dans les textes chinois, et j'en ai signalé plusieurs exemples incontestables, dans le texte même du Ouen-hien-tong-kao, sur lequel je traduis. Chaque page d’impression étant gravée sur une planche de bois d’un seul morceau, le graveur qui s'aperçoit d'une faute commise, au moment même où il vient de la commettre, se contente souvent de placer le caractère correct à la suite du caractère erroné. D'autres fois il lui arrive de répéter, par distraction, le même caractère, et laissant au lecteur le soin de reconnaître ce redoublement, il ne s'en préoccupe pas davantage. L'essentiel pour
lui est de ne pas produire un vide sur sa
planche, par l'enlèvement d'un caractère.
a XX fl Hi E. Le caractère
+ signifie, en chinois « le maître. »
m Kr F = CR Le caractère vi tsun signifie « vénérable. » Il se lit en japonais Mi-koto, et fut la désignation honorifique des membres de la famille régnante, et des grands seigneurs de la période héroîque de l'histoire du Japon, suivant M. de Rosny.
223 BI Nous ne reproduirons plus ce caractère, qui revient à la fin de tous les noms suivants. Je donne, à la suite de cette notice, la liste des Dieux et Demi- Dieux de la mythologie japonaise, considérés comme les premiers souverains du Japon. On y remarquera le fait trèss-ignificatif que tous ces Dieux et Demi-Dieux portent précisément le titre de (1 sun,
ou Mi-koto.
mf À E À.
a Tien-jin®> tsun.
«a Tan-po*% tsun.
«a Quan-hoen?®"" tsun.
« Li-tsa-hoen”® tsun.
« Koue-hia-tchoui?%9 tsun.
« Ko-kong-hoen?® tsun.
« Tsin-tcheou?% tsun.
«a Mien-tchong-kien®* tsun.
« Koue-tchang-li%?3, tsun. « Tien-kien®% tsun.
« Tien-ouan** tsun.
« Fou-ming-tchu?% tsun.
« Y-tchoang-ta®" tsun.
« Sou-tsien-ou®* tsun.
a Tien-tchao-ho-chin?% tsun.
« Tching-tsai-ou-chin-lien-fi-tien-ya-soui-eul*° tsun.
« Tien-yen"!! tsun.
« Yen’: tsun.
« Yenblien‘i: tsun.
« En tout, jusque là, treize générations avant fourni vingtdeux souverains; qui eurent pour résidence le palais de Ji-hiang,
dans le pays de Zchotse‘".
DB ie
FX UE H fe] & Ce passage réclame une attention particulière. et donne lieu à des observations de plus d'un genre. Disons d'abord que le texte de mon édition de Ma-touan-lin porte en cet endroit H Tr] [A] au lieu de H fa] ce quil faudrait lire Ji-changhiang au licu de Ji-kiang. en japonais Hiouga : mais ce même nom est écrit ailleurs tel que nous le transcrivons plus haut. et M. de Rosny, consulté par moi sur cette variante, na pas hésité à regarder le caractère fi comme fauuf et surabondant. Deux lettrés japonais ont exprimé le méme avis. Il faut donc voir ici l'une de ces fautes d'impression particulières aux livres chinois, dont il a été parlé précédemment, note 220.
Le caractère ni en japonais Miya,
servait autrefois, dit M. de Rosny, à dési-
gner srécialement le palais des mikado.
Quant au pars de Tcho-tse, que nous reconnaitrons tout è l'heure. les règles de construction de la lansue chinoise mettent nécessairement au génitif par posi tion la mention qui en est faite. On ne saurait donc lire autrement que Hiouga du pays de Tcho-tse: et. d'autre part. le mot A placé après le nom de Hiouga parait bien indiquer que Hiouga est le nom du palais. Cependant M. de Rosnv m'apprend que PI HE, en japonais Tsikow-sî, est l'ancien nom des provinces actuelles de Tsikou-yen et Tsikou-go. situées au N.-O.
de l'ile de Aiou-sioxm. juste en face des côtes de la Corée: tandis qu'il existait dès l'époque de Tao-jen et quil existe encore aujourd'hui une province de H [n] Hiouga, occupant une partie du centre et du S.-E. de la mème ile. Cest ce quia fait dire au D' Hoffmann. dans son W'a-nenkeî ou Annales Japonici, en parlant du
IOI
« Le quatrième fils de Nien-lien prit le titre de Chin-ou tien-
hoang*#. Quittant son palais (du pays) de Tcho-tse, il s'avança
palais de Hiouga « ein Palaste im Lande Fiuga (Hiouga) auf Kiu-siu; » mais, alors même que le nom de Hiouga aurait été jadis un nom de territoire en même temps qu'un nom de lieu, il paraît résulter du passage que nous traduisons en ce moment que le pays de Hiouga, devenu plus tard une province distincte, aurait fait originairement partie intégrante du pays de Tsikou-si; et il demeure en tout cas bien établi que le pays de Tsikou-si, le territoire japonais le plus rapproché des côtes de la Corée, est indiqué comme ayant été la résidence des ancêtres de Zin-mou, et le siége de leur premier établissement.
Pour apprécier l'importance historique de cette partie fondamentale de la chronologie fournie par Tao-jen et recueillie par Ma-touan-lin, il faut se rappeler l’état des connaissances acceptées parmi nous jusqu'à ce jour sur les temps anciens du Japon. J'ai parlé plusieurs fois déjà de l'unique chronologie japonaise que l’on
possède, chronologie apportée du Japon
en 1727 par le célèbre voyageur hollandais Engelbert Koempfer et reproduite, sans changements notables, par tous les Jjaponistes contemporains. Cette chronologie (conforme d’ailleurs aux publications japonaises les plus récentes) ne fait commencer les temps historiques qu'au règne de Zin-mou, en chinois Chin-vou, dont l'avènement est fixé d’un commun accord à l'an 667 ou 660 avant notre ère.
Au-delà de Zin-mou, elle se tient dans le domaine de la mythologie et ne mentionne que des esprits célestes ou terrestres, au nombre de douze, qui auraient gouverné le Japon pendant des millions d'années, tout en commandant aux éléments. La relation de Tao-jen a donc le mérite de substituer la réalité à la fable, pour une période de plusieurs siècles, de montrer l'âge et le berceau de la civilisation japonaise, et de désigner ses premiers au-
teurs.
us JF nav XK El Il n’est pas in-
différent de remarquer que ces noms sont
presque tous significatifs en chinois et tels
dans l’intérieur et fit sa demeure au palais de Ki
LA
ang-youen*, dans
le pays de Ta-ho**7. La première année de son règne fut l’année
que des princes d'origine chinoise eussent pu les choisir, tandis que, sous leur forme japonaise, ils ne représentent plus que des sons. Zin-mou ten-ou en est un exemple. En chinois jh chin signifie cœlestis et aussi homo longe alios superans; nav ou signifie fortis, audax, populorum domitor. C'est le nom que prirent tour à tour les princes conquérants, fondateursde plusieursdynasties chinoises, et notamment Ou-ouang, des Tcheou, et Ou-ti, des Tcin. XK Bi Tien-hoang peut se rendre assez bien par divus augustus. Le caractère EI est le mème qui entre dans la composition du titre Hoang-ti (auguste ‘et souverain seigneur) adopté par les empereurs chinois depuis le fameux Tsix-chi-hoang-ti, qui détruisit la féodalité chinoise et unifa l'empire. La mythologie japonaise fait de Zin-mou le quatrième fils du dernier des génies terrestres, détail qui paraît former un point de rapprochement avec la tradition que nous rapportons.
Elle lui donne pour ancètre direct un autre Demì-Dicu, Ten-syré-dai-jie, en chi-
nois Tien-tchao-ta-chin (le grand génie Tien-tchao) qu'elle sépare de lui par un intervalle de 2,300,000 années, mais qui pourrait bien être en réalité le tsun Tientchao-chin, dont le nom se trouve mentionné ci-dessus dans la chronologie de Tao-jen.
346 ve F me en japonais « le palais de Kasiwa-bara. »
DT X x En japonais « Yamato.» Il est donc indiqué clairement par la relation de Tao-jen que Zin-mou, le guerrier conquérant, le premier des mikado ou daïri, était le descendant d'une race de princes établis dans l'ile de X'iou-sios, vis-à-vis des côtes de la Corée. et cela depuis un nombre de siècles que cette relation permet d'évaluer. Le fait historique que Z'in-mou était sorti de l'île de Aioxsiou, et mème la mention qu'il y avait habité un palais de Hiouga ou Fiuga n'avaient point échappé au docteur J. Hoffmann, qui a écrit dans son W'amen-kvi (Annales japonicti « Zin-mu wokute bis in sein 45 Jakr in einem
kia-yn*'# du cycle xxxiv° (667 av.J.-Ch.), au temps de Hoeï-ouang,
des Tcheou?!9.
« Après lui vinrent successivement :
« Sout-tsing*° tien-hoang.
« Ngan-ning*! tien-hoang.
« Y-te®? hen-hoang.
« Hiao-tchao*% tien-hoang.
« Hiao-ngan*%* tien-hoang.
Palaste auf dem Gebirge Takatsifo im Lande Fiuga auf Kiusiu. » Mais le docteur Hoffmann ne dit rien des vingt-deux ancétres de Zin-mou, dont l'existence nous est ici révélée, et Klaproth, tout en devinant par intuition l'origine probable des ancêtres de Zin-mou, était obligé de sen tenir à de pures conjectures, comme
nous le montrerons plus loin.
FI La | 248 5 La cinquante et unième
année du cycle chinois.
349Le texte porte Hi-ouang, mais l'année kia-yn, du cycle, appartenant au règne de Hoeï-ouang, il paraît certain que c’est ce dernier nom qu'il faut lire, conformément d’ailleurs aux autres versions.
La chronologie des japonistes fixe
l'avènement de Zin-mou à l’an 660 seu- ATSUME GUSA. 9. 73
lement; mais ce désaccord de sept années n'est qu’apparent. Il vient de ce que tout en reconnaissant que Zin-mou avait pénétré dans le Nippon dès l'année 667, les Japonais ne font partir les années de son règne que de l'époque où il fut proclamé mikado dans le palais de Kasiwa-bara.
250 4% pi en japonais Soui-seî.
251 Lr si en japonais An-neï.
27 e en japonais Y-tok.
250 2f- HR en japonais K6-seô. La chronologie japonaise fait vivre ce prince cent quatorze ans. Le tableau chronologique du Dr Hoffmann le nomme A HE orthographe différente, mais prononciation identique.
m1 2 ca en japonais A6-an. Ce prince aurait vécu cent trente-sept ans,
suivant la chronologie admise.
« Hiao-ling®* tien-hoang.
« Htao-youen?> tien-hoang.
« Kai-hoa®" tien-hoang.
« Tsong-chin®** tien-hoang.
« Tchoui-jin® tien-hoang.
« King-hing*® tien-hoang.
« Tching-ou?8 tien-hoang.
, « Tehang-ngaï*® tien-hoang, que les Japonais regardent au-
jourd’hui comme un dieu protecteur du royaume, et’ qu’ils hono-
rent par l’encens et le marteau*f*.
« Chin-kong*fi tien hoang, qui était arrière-petite-fille de Kaï-
hoa-tien-hoang et qu'on appelle aussi Si-tchang-tsu-ki*% tien-hoang.
255 A na en japonais Aé-reî. Ce prince aurait vécu cent vingt-huit ans.
26 7G en japonais K6-gen; aurait vécu cent dix-sept ans.
257 BA 120 en japonais Aai-hoa; aurait vécu cent onze ans.
mu =
BL Ji en japonais Siou-zin; au-
rait vécu cént vingt ans.
20 È 4 en japonais Sowi-nin; au-
rait vécu cent quarante ans.
Ei 47 260 Fl ÂT en japonais Keî-k6; au-
rait vécu cent quarante ans.
st 7% en japonais Seï-mou ; au-
rait vécu cent huit ans. Le Dr Hoffmann
écrit He TE (même prononciation ).
— La 262 {th >» en Japonais TSsiou-ai.
%3 Le marteau sert à frapper les cloches du temple.
264 EH Tÿ en japonais Sin-ko; aurait vécu cent ans.
265 Ei È JE Fit Le caractère ff ki isolément a le sens de noble dame. JE hp tsu-ki, expression que je ne trouve dans aucun dictionnaire, est employée évidemment ici dans le sens de haute princesse et figure de même à la
suite des noms de plusieurs souveraines
du Japon.
Les habitants du Japon l'ont divinisée, et lui rendent un culte sous
le nom de Taï-naï-liang-ki°56.
« Yng-chin®8 tien-hoang, qui le premier introduisit l’écri-
ture chinoise au Japon, en faisant venir des livres du Pe-tsi. On le
nomme maintenant Pa-fan pou-ssa*f8, Il avait un ministre appelé
Ki-ou-noui*, qui vécut trois cent sept ans,
« Jin-te®" tien-hoang.
« Li-tchong?"! tien-hoang.
« Fan-tching*"® tien-hoang.
« Yun-kong*" tien-hoang.
e Te E R Up Cette princesse
est celle que les annales des Oueï appellent la reine Pi-mi-hou, et dont il a été question plus haut, note 19.
xr RE NE en japonais Ou-7iñ, aurait vécu cent onze ans.
268 À # & Di Ce prince est donc divinisé sous un nom qui appartient au culte bouddhique. On verra plus loin (note 284) quelle conséquence il est permis d’en tirer.
269 #0 IN A La chronologie japonaise publiée par Kcempfer ne parle point de ce ministre âgé de trois cent sept ans. Il est vrai que l'exemple même d'une longévité aussi merveilleuse donne la mesure de ce qu'il faut penser des mikado
centenaires, et notamment du prince que
servait ki-ou-noui, lequel aurait vécu cent onze ans.
m0 Â= qu en japonais Nin-tok. Ce prince est le dernier des mikado donnés pour centenaires par la chronologie des japonistes. Klaproth se trompe toutefois en disant que cette chronologie lui accorde cent soixante-dix ans; elle se contente de lui en attribuer cent dix. Suivant les Annales japonaises, traduites par Hoffmann, Wo-zin (Yng-chin), son père, s'était marié à soixante-dix ans, l'an 271.
Sa mère, Nakatsu-fime, l'âvait mis au monde l'an 288, et il mourut en 399, âgé
par conséquent de cent onze ans.
71 JE pi , en Japonais Li-tsiou.
272 KR È, en japonais Fan-syo.
La "3 /L AS en japonais /n-kyo.
« Ngan-kang* tien-hoang.
« Hiong-lio**° tien-hoang.
« Hien-tsong* tien-hoang.
« Jin-hien®'* tien-hoang.
« Qu-lie*'3 tien-hoang.
« Aï-h°*° hien-hoang.
« Ngan-hien*® tien-hoang.
« Siouen-hoa**! tien-hoang.
« Tien-koue-pai-kouang-ting**° tien-hoang,
que l'on appelle aussi Ming-ming*** tien-hoang et sous le règne duquel, l'an jin chin (du cycle , première année Tching-tching de la dynastie des Liang (552), la doctrine de Fo** commença à se
354 Ta FH , en japonais 4n-ko. Ed . ou
it Fr. en japonais You-ryak.
X:6 22 x. en japonais Aen-siou. La chronologie de Tao-jen. telle du moins que Ma-touan-lin la rapporte. omet de mentionner le mikado Seî-ne: en chinois Tsing-ning\ qui. selon les Annales japonaises, occupa le trône de l'an 4So à lan 4S4, entre le règne de You-ry-ak et ce'ui de Aen-siou.
ri Æ CA en japonais .Vin-gen.
—. 9 eg ia i AU en japonais Bou-rets.
mo si Fio en japonais Aef-tal.
350 Kr BA en japonais An- kan.
i i {L. en japonais Sen-koua.