K EI HE BH FE
25 32 HH. en japonais Ain-meî voir GR SEE:
hi [2] ì È BH. Deguignes a souvent
feuilleté Ma-touan-lin. C'est sans doute la lecture de ce passage qui lui a fait écrire dans son Histoire des Huns que la doctrine de Fo avait été introduite au Japon l'an SS2 de notre ère. opinion qui paraît
d'ailleurs avoir été acceptée sans contes-
répandre (au Japon) où elle avait pénétré par le royaume de Pe-tsi.
tation par les japonistes. Cependant, si l'on veut examiner avec soin le passage en question, et le rapprocher ensuite de celui auquel se rapporte la note 268, ainsi que des lignes 3 et suiv. de la page 79 (cidessus), on arrivera, je crois, à se convaincre que le bouddhisme a dû pénétrer au Japon bien antérieurement à cette époque.
L'expression 18 tchouen ne signifie pas proprement introduire, mais transmettre, répandre, promulguer. On dit
18 e répandre des doctrines vertueuses, EI {È la propagation d’un culte (la propagation de la foi. D'autre part, nous avons vu que les ambassadeurs japonais, envoyés en Chine l'an 600, avaient dit en propres termes : « Autrefois les Japonais n'avaient point d'écriture; pour étudier la religion de Fo, ils firent venir par le Pe-tsi des livres bouddhiques, et c'est alors qu'ils commencèrent à connaître les caractères de l'écriture chinoise, »
expliquant ainsi l'introduction de l’écriture au Japon par le fait même de l’intro-
duction du bouddhisme, et assignant une
date commune à ce double événement.
Comment supposer que ces ambassadeurs auraient pu s'exprimer de la sorte l'an 600, si l'introduction du bouddhisme dans leur pays n'avait eu lieu que l’an 552, c’est-àdire à une époque, pour eux, presque contemporaine ?
Consultons les Annales japonici, du D: Hoffmann, pour savoir en quels termes il est rendu compte des événements religieux de l’an 552, nous y verrons seulement qu'au dixième mois de cette année le roi de Pe-tsi envoya à la cour du Japon une statue de Bouddha, et une grande quantité de livres et d'objets relatifs au culte bouddhique; puis, que cette même année, c'est-à-dire presqu'immédiatement, puisqu'on était déjà dans le dixième mois, une peste bovine s'étant déclarée.
la statue venue du Pe-tsi fut accusée de porter malheur. Ordre fut donné de la jeter dans une rivière et de brûler le temple qui la renfermait; mais l’année suivante, 553, au dire des mêmes Annales.
on fondit et l’on érigea deux statues de
Bouddha de proportions colossales. Rien
« Ta-haï°*$ tien-hoang.
« Yong-ming*® tien-hoang, qui avait un fils connu sous le
nom de Ching-tè taï-tse*#, lequel, à
l’âge de trois ans, entendait
tout ce que disaient dix personnes parlant à la fois et, à l’âge de
sept ans, interprétait la doctrine de Fo dans les temples bouddhi-
ques. Quand il expliquait le livre Ching-man-king®8, une pluie de
fleurs descendait du ciel?89,
là ne me semble révéler la première apparition d'un culte nouveau. Il me paraît difficile, au contraire, de n'être pas frappé de cette coïncidence remarquable que le mikado Ouo-7in, celui qui avait fait venir, l'an 284, les premiers livres chinois introduits au Japon, a été mis au rang des didivinités tutélaires par les prêtres japonais de la religion de Bouddha.
J'imagine donc que cette prétendue introduction du bouddhisme au Japon, en 552, n'a été qu'une époque marquée de recrudescence et de propagande dans le développement d'un culte déjà militant depuis plus de deux siècles. J'ajouterai que ce culte ayant apporté l'écriture, l'écriture aura conservé longtemps son caractère d'instrument sacré avant de servir à l’histoire, et qu’on pourrait expliquer ainsi les lacunes chronologiques
de l'histoire du Japon jusqu'à la fin du
vie siècle, à partir duquel il y a concordance à peu près complète entre les documents Japonais et les documents chinois.
ms PE ) ff en japonais Bi-tats. Du moins, ce prince occupe la place du mikado ainsi nommé dans les Annales japonaises et désigné par Deguignes sous le nom chinois de Min-ta.
286 FJ %, en japonais You-meï. Mon texte chinois de Ma-touan-lin le nomme Yong-ming-tien, mais J'ai lieu de croire que le caractère XK tien n'est ici qu'un
redoublement fautif de ce mêmecaractère,
dans le titre de XK El qui suit.
287 Bu dii X + c'est-à-dire le
prince héritier Ching-tè ou de la Vertu Sainte. o ‘LI AU 289 Le texte dit littéralement : une pluie
de fleurs de datura alba, en chinois
& PE Ke man-to-lo; ce qui produit
« Durant ce règne, et vers le milieu des années kai-hoang des
Soui (581-588), une ambassade japonaise se rendit à la Chine, par
la voie maritime directe, pour acquérir les traités bouddhiques
appelés Fa-hoa-king**.
« Tsong-sun*1 tien-hoang.
« Toui-kou?® tien-hoang, fille de Ming-ming*® tien-hoang.
« Chou-ming** tien-hoang.
« Hoang-ki** tien-hoang.
« Kao-tè?% tien-hoang.
« La quatrième année pe-tfche??? du règne de ce prince (653),
un jeu de mots avec le titre de l’ouvrage bouddhique que le prince Ching-tè expliquait.
290 JE BE PASS « Le Livre des Fleurs de la Loi. »
29 ila E en japonais Siou-syoun.
292 HE Hr, en japonais Soui-ko.
29 Le texte de Ma-touan-lin porte:
GR RE AK pile du mikado Han-ming, mais aucun mikado de ce nom ne figurant parmi les règnes précédents, et les Annales du Japon indiquant cette princesse comme fille de Kinmei, ci-dessus désigné par le nom chinois de 72 BH Ming-ming; il me paraît évident que le caractère Gt est ici pour
le caractère 3 4 inscrit plus haut (à
moins que ce ne soit précisément le contraire qui ait lieu). Deguignes dit que les Chinois donnent à Kin-mei le nom de Kinming, ce qui semblerait plus rationnel. Il n'indique pasle caractère chinois représentant le son kin pour la transcription qu'il signale, mais il est à supposer que ce doit
être &f dont la ressemblance avec 32
et Bi n'échappera pas, et dans cette hypothèse les deux caractères de mon texte de Ma-touan-lin seraient également in-
corrects.
294 Te HH, en japonais Syo-mei.
295 BH À È, en japonais Kouo-gok.
206 LA qa en japonais K6-tok.
297 A HE en japonais Fak-tsi.
Lu-sse-tao*8 vint en Chine pour s’instruire dans la doctrine de Fo. Il étudia trois ans auprès du bonze Hiouen-tchong”**, et on lui donna les livres intitulés Lu-/un?%. On était alors à la quatrième année yong-hoeï du règne de l’empereur Kao-tsong, des Tang (654).
« Tien-fong-tsai-tchong-ji tsu-ki%1 tien-hoang, qui, la troisième année hien-king (656), envoya le bonze Tchi-tong °° à la Chine avec plusieurs autres, afin qu'ils s’y perfectionnàssent dans l'étude des doctrines bouddhiques.
« Tien-tchi*® tien-hoang.
« Tien-ou *“Ytien-hoang.
« Tchi-tsong *®tien-hoang.
« Quen-ou °° tien-hoang.
« La troisième des années de ce règne, appelées Ta-pao*", correspondant à la première année Tchang-ngan (de l’impératrice Ou-heou, 701), un bonze, appelé So-tien*®, fut envoyé officiellement en Chine pour demander des livres bouddhiques, dont Lu-
198 E A 5g . 305 FF fa en japonais Tsi-to.
299 7, w. 306 b'à mA en japonais Mon-mou.
mo 44t FO - 307 X sd en Japonais Daï-/fo.
a KR Vi HT EU H JÉ Hr D'après le tableau des années japonaises en japonais Sai-mei, impératrice. Degui- du Dr Hoffmann, la troisième année Daï-
gnes dit que les Chinois la désignent sous o correspondrait à l'an 704 de notre ère,
le nom de Tsi-ming. mais la première année tchang-ngan étant > soa AN Sto . , l'année 701, j'ai suivi de préférence ici
Ei 303 K Zn en japonais Ten-tsi. l'indication donnée par la date chinoise.
304 K ix, en japonais Ten-bou. 308 EI H °
sse-tao avait obtenu communication précédemment. Il fut accédé à
sa demande.
« Ngo-pi°® tien-hoang. :
« Fan" tien-hoang.
« Ching-0u®!! tien-hoang.
« La première année (japonaise) pao-kouei®!?, correspondant à
la quatrième année (chinoise) kaï-youen (716), ce prince chargea